02.09.2014

Sirène d'alerte

La mairie communique. La préfecture informe les habitants de l’essai des sirènes d’alerte mercredi 3 septembre à 12 h.

01.09.2014

Plein cadre sur Força Real en vidéo : panorama complet de jour et de nuit

Força Real, l'enfant chéri des Catalans du Riberal, et avant tout des Millassois, est au coeur d'une vidéo réalisée en "Time Lapse" par l'un de nos lecteurs. Sylvain Zaninotto nous a transmis par Facebook le résultat du montage de ses quelque 10 000 photos, qu'il dit avoir prises avec son portable. Un mois de travail.

Roussillon Conflent rend hommage aux élus

Souvenir et recueillement pour Roussillon Conflent autour des élus trop tôt disparus.

millas, roussillon conflent, Robert Olive, Henri Demay, Bernard Payrou, joseph VendrellLe président Olive a réuni la famille de Roussillon Conflent pour un hommage aux élus disparus.

Dernièrement, la grande famille de Roussillon Conflent était réunie afin d’honorer la mémoire d’Henri Demay, Bernard Payrou et Joseph Vendrell, tous trois élus communautaires disparus trop rapidement. Pour l’occasion, les élus du territoire se sont rendus à Ille-sur-Têt, Néfiach et Corbère, pour se recueillir sur la tombe de ces hommes qui ont fait l’Histoire de Roussillon Conflent. Devant la famille communautaire rassemblée, le président Olive a rendu un vibrant hommage à chacun d’entre eux. Henri Demay, élu maire d’Ille-sur-Têt en 2001 et décédé en 2009, un an après avoir été réélu à la tête de sa commune ; Bernard Payrou, ancien maire de Néfiach, et décédé en 2006 dans l’exercice de ses fonctions ; et enfin, Emile Vendrell, maire historique de Corbère durant plus de douze ans, et qui est décédé l’année dernière. Profondément attachés à leur commune, ces trois hommes auront marqué de leur empreinte l’histoire de l’intercommunalité. Bâtisseurs et visionnaires, ils furent de tous les combats pour développer le territoire et porter haut le projet communautaire.

Un motard héliporté suite à un accident au col de la Bataille

Hier matin, vers 10 h, un homme âgé de 37 ans a perdu le contrôle de sa moto au col de la Bataille, sur la
RD612.

Le SAMU, les gendarmes et les agents de la Direction départementale des territoires et de la mer sont allés porter secours au motard qui se serait fracturé un genou lors de l’accident. Après lui avoir prodigué les premiers soins, les hommes du SAMU ont évacué le blessé vers l’hôpital de Perpignan en hélicoptère.

L’intervention a nécessité une fermeture ponctuelle de la route. Pour permettre à l’appareil du SAMU d’atterrir et de redécoller. A.A.

31.08.2014

Reprise à la Savate boxe française

millas, club, savate, boxe, reprise, entraînementLe club de savate boxe française reprendra ses activités le lundi 1er septembre. Les entraînements ont lieu au gymnase des arènes. Les inscriptions seront prises sur place aux heures d’entraînement. Comme chaque année vous aurez la possibilité de participer gratuitement à un entraînement d’essai. Pour la pratique de la savate française, l’âge requis est de 9 ans. Pour la pratique de la savate forme, l’âge requis est de 14 ans. Lundi, savate forme de18 h 30 à 20 h ; mardi, savate BF loisirs de 18 h 30 à 20 h ; mercredi, savate BF 9-13 ans de 17 h 15 à 18 h 30 ; mercredi, savate BF compétiteurs de 18 h 30 à 20 h ; jeudi, boxe poings de 18 h à 19 h 30; vendredi, savate BF loisirs et compétiteurs de 18 h 30 à 20 h. Samedi, savate BF loisirs et compétiteurs de 16 h à 18 h. Le club sera au forum des associations dimanche 7 septembre. Les compétiteurs seront récompensés pour leur parcours sportif de la dernière saison.

30.08.2014

«De Català a Català» l’adieu à Christian Bourquin

4000 personnes ont rendu hier matin un dernier hommage au président de région et sénateur des P.-O. décédé mardi matin. Une cérémonie hors norme à laquelle assistait le Premier ministre.

millas, christian bourquin, L'IndépendantUne foule immense et le bruissement des branches de platanes doucement secouées par la tramontane. C’est comme ça que Christian Bourquin est parti hier matin. Accompagné dans sa dernière marche par cette douce manifestation d’une fin d’été catalan et par ceux qu’il aimait, et ceux qui l’aimaient. Sa famille, ses deux enfants et leur maman, sa compagne, son frère, ses quelques amis sincères et tous ces Catalans qui lui ont offert silence et respect.

« Profondément catalan, totalement républicain »

Et bien sûr il y avait les “officiels”. Des centaines de maires et adjoints, des parlementaires des cinq départements, des présidents de conseils généraux, des préfets, le président du Sénat Jean-Pierre Bel, la ministre de la Santé Marisol Touraine, ministre de tutelle de Ségolène Neuville, et sa collègue en charge de la Famille, Laurence Rossignol. Et il y avait le Premier ministre. Une première pour le département car jamais un chef de gouvernement n’avait participé aux obsèques d’un politique local. Manuel Valls était non seulement présent mais il a aussi prononcé un discours (lire ci-dessous). Un très bel hommage, pétri de références personnelles et d’accents catalans : « Christian Bourquin va manquer, à ses proches d’abord (...) à cette terre du sud qu’il aimait tant (...) il connaissait chaque canton, chaque village de ce territoire si souvent oublié, méprisé de Paris (...) il était profondément catalan et totalement républicain (...) De Català a Català, adéu Christian Bourquin ».

« Un vaillant, un guerrier »

Avant lui, quatre proches avaient pris la parole, concluant tous leur intervention dans un sanglot. Son frère aîné Jean-Pierre a parlé de « la fierté que je ressentais à être un Bourquin ». Son ami le conseiller général Michel Moly a évoqué sa « pudeur face à ses problèmes de santé (...) Christian plaçait au-dessus de toute sa fierté du pays catalan et donnait toute sa vie aux P.-O. et à ses habitants ». Le vice-président de Région, Jean-Claude Gayssot a dessiné « un vaillant, un guerrier. Fallait pas nous faire ça, fallait pas nous quitter ». Le sénateur de Lozère, Alain Bertrand a salué un ami qui « aimait la prime à la castagne, avançait sans cesse dans un bruit de ferraille (et) ne voulait jamais reconnaître, à juste titre, que le Canigou était moins haut que l’Aubrac ». Ginette Moral, première adjointe à Millas, fut la voix d’un Millas «en deuil».

« Il faut savoir se quitter »

Et puis, il y a eu la voix magnifique de Jérôme Parrilla, adjoint au maire d’Ille-sur-Têt qui a embué des centaines de paires d’yeux en chantant le “Tant com me quedarà” de Jordi Barre. « Tant qu’il me restera un souffle de vie, tant qu’il me restera une goutte de sang, je te chanterai douce terre… ». Même les platanes ont frissonné, une dernière fois. Et ce fut au tour des anonymes de rendre hommage à “leur” Christian. Ces Catalans anonymes, qu’il aimait tant, se sont enfin avancés. Recueillis, sincères et respectueux. Des yeux rougis, des nez qui coulent, des lèvres qu’on mordille pour retenir les larmes, des regards pudiques adressés à une famille figée dans la dignité, des mains qui se serrent puis se desserrent pour effleurer le cercueil pendant que dans les enceintes Barbara chante qu’« Il faut savoir se quitter ». Ce long cortège de peine n’en finit plus de défiler. Trois heures après le début de la cérémonie, le cercueil quittait la promenade sous les applaudissements. Les cendres de Christian Bourquin seront dispersées dans “son” pays catalan. Frédérique Michalak - Un grand merci à Tonton Jo pour les photos ©millas, christian bourquin, L'Indépendantmillas, christian bourquin, L'Indépendantmillas, christian bourquin, L'Indépendantmillas, christian bourquin, L'Indépendantmillas, christian bourquin, L'Indépendant

Dans un dernier battement d’ailes…

Et soudain, comme par magie, le vent s’est tu, laissant s’envoler par-delà les platanes l’Aigle Noir de Barbara. Cette tramontane insoumise, généreuse et insaisissable a porté comme un symbole, durant toute la cérémonie, le souffle combatif de Christian Bourquin. « Christian était un homme d’action, mais il avait aussi du style », chuchote Annie, 25 ans, secrétaire. À l’ombre de la place centrale, on est ici entre soi, à Millas. Ici, on donne d’ailleurs du Christian et chacun a sa petite anecdote. Christ prend la parole : « J’avais vingt-quatre ans, je cherchais du boulot. Il m’a trouvé une place dans un chantier intérimaire, ça ne s’oublie pas. Il laisse l’image d’un homme qui ne baissait jamais les bras ». Ainsi, hier, ils étaient près de quatre mille anonymes à s’être massés autour de la dépouille de Christian Bourquin, le phare politique des Catalans qui s’est éteint mardi au petit matin. La plupart ont voté au moins une fois pour lui, si ce n’est à chaque élection. « C’était un grand homme de gauche. Même à la tête de la Région, il a énormément bataillé pour notre département », admire Josiane, retraitée. Aux alentours, les commerces ont baissé pavillon, tandis qu’à l’angle du bien nommé “Café de la promenade”, une quinzaine de registres de condoléances reçoivent le dernier hommage de la population.

Avec l’accent catalan


10h30, les cloches sonnent. Un homme se signe au passage du cercueil, orné d’une rose rouge. Les premiers rangs répriment leurs larmes, le silence est d’or. Manuel, enseignant dans le Conflent, a pris sa journée pour dire ses remerciements à l’ancien maire de Millas : « C’est un jour triste. Christian Bourquin a laissé sa marque en matière culturelle et environnementale. » Et de citer le Bus à 1 euro, la forteresse de Mont-Louis, le Parc naturel marin, le Mémorial de Rivesaltes… « Je ne savais pas qu’il avait réalisé tout ça », lâche une voix, saluant le discours du vice-président de la région, Jean-Claude Gayssot. Les hommages politiques se succèdent, les souvenirs affleurent. Alain, soixante-neuf ans : « On est originaire du même village, Saint-Féliu-d’Amont. Ma soeur était à l’école primaire avec lui. Je ne partageais pas toutes ses idées mais, avoir eu un président de Région, député et sénateur, pour un petit village de quatre cents habitants, c’est extraordinaire. » Au loin, le portrait géant de Christian Bourquin adresse un généreux sourire à la foule silencieuse, compacte, immobile. Puis les paroles de Jordi Barre ont résonné. Moment d’intense émotion. « Tu étais encore bien jeune quand on s’est dit que tu serais l’intellectuel de la famille », a confié son grand frère Jean-Pierre. Oui, mais avec l’accent catalan. Vincent Couture