27.03.2009

"On veut une classe spécialisée et le maintien du poste menacé"

567_@MILLAS2022390.jpgLes parents sont excédés, les enseignants fatigués et les enfants freinés dans leur apprentissage. A l'école primaire de Millas, ça grogne.

Classe spécialisée
Hier, après la classe, parents, enfants et enseignants étaient réunis pour manifester leur vif mécontentement. "Ça fait deux ans qu'on réclame une classe spécialisée CLIS qui est refusée" s'indigne Sophie Pailhon, la présidente de l'association des parents d'élèves. Selon les parents d'élèves et les enseignants, une centaine d'élèves (soit près de 40 % de l'effectif global) se trouve en difficulté scolaire, dont 16 sont "en très grande difficulté". "Nous avons la chance d'avoir une école pluriculturelle, riche de ses différences qui posent aussi des problèmes" confie Yann Mongold, délégue des parents d'élèves. Lors du dernier conseil d'école, les enseignants ont avoué "si nous ne sommes pas aidés l'an prochain, nous devrons faire des choix et abandonner les élèves qui ne peuvent plus suivre". De quoi inquiéter les parents. C'est pourquoi l'association des parents d'élèves réclament une classe d'intégration scolaire, dite CLIS pour aider ces enfants et permettre aux élèves qui suivent normalement d'avancer dans le programme.

Suppression de poste ?
Faute d'avoir obtenu une classe spécialisée, l'école primaire de Millas bénéficie toutefois du dispositif RASED, Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté avec un professeur spécialisé (un maître E) qui intervient dans plusieurs classes en conjuguant aide psychologique et apprentissage. Un poste désormais menacé. "Non seulement, nous n'avons pas de réponse pour la CLIS mais nous avons reçu un courrier de l'académie annonçant la suppression du poste RASED. Ce professeur spécialisé intervient deux demi-journées par semaine auprès des élèves en difficulté. Il est absolument nécessaire" ajoute Sophie Pailhon.

Les parents d'élèves avaient espéré obtenir quelques informations hier après-midi à l'occasion de la visite de l'inspecteur d'académie dans l'établissemen t. Mais "il a refusé de répondre à nos questions car nous n'avions pas rendez-vous" indique le délégué des parents d'élèves.

C'est aujourd'hui que l'inspection académique doit dévoiler la nouvelle carte scolaire départementale. Entre espoir et inquiétude, l'école primaire de Millas attend une bonne nouvelle pour la prochaine rentrée scolaire. Alexandra Girard

Les commentaires sont fermés.