21.04.2011

Rendez-vous à Força Real

Força Real a acquis ses lettres de noblesse, au travers de la difficulté que présente le final atypique, avec des contreforts qui mènent à la Chapelle, aux pourcentages qui dépassent allègrement les dix pour cent. Soudain, au détour d'un virage, cela devient comme inhumain. En cette fin de course, où l'organisme est obligé d'aller puiser dans ses réserves, il faut un sacré mental pour endurer la douleur. L'épreuve n'est pas facile, exigeante même : elle se mérite.

Cette année la course qui se déroulera le lundi 25 avril, se disputera sous la formule cyclosportive, et propose deux circuits, au départ de Millas à 11 heures : le long de 113 km et le second de 49 km. Dans les deux cas, l'arrivée est jugée quasiment à la Chapelle, avec une ligne d'arrivée tracée non loin du perron de celle-ci, comme ce fut le cas dans les années cinquante, au siècle dernier. Les deux circuits cohabitent sur quarante cinq kilomètres, à savoir trois boucles dans la plaine autour de Millas, puis l'ascension du col de la Bataille. Les engagés du « court », vireront à droite en direction de Força Réal, achever leur périple. Les autres prendront à gauche direction Caladroi, pour enchaîner les ascensions suivantes que sont le col de Bélesta, le col des Auzines, à nouveau le col de Bélesta par Cassagnes, et conclure par Força-Réal.

L'épreuve est devenue mythique à partir du moment où les coureurs Espagnols de Barcelone, Reus, Figueras et Girona... sont venus défier les Français sur leurs terres. Força-Réal devint pour certains un objectif dans une saison, comme savent s'en fixer les coureurs d'un certain acabit. Un G.P. de Força Real unique en son genre, où l'accent catalan résonne alentour, et une ascension où le public peut suivre à la jumelle la progression des acteurs. Une course de légende ! Pour troubler celle-ci, c'est un coureur allemand, Bastien Dick de Pulheimer qui l'an passé s'est imposé sur la petite distance, alors que l'Andorran Xavier Perez Font enfonçait davantage le clou, en s'imposant dans l'épreuve reine. Oh ! les Catalans du sud, n'étaient pas bien loin, mais cette fois-là les Jaume Morales, Magin Gonzalez, Santi Segu et Sergi Mingote, avaient trouvé leur maître, les Français Stéphane Michaut et Vincent Dupiat sauvant l'honneur des Roussillonnais.

La participation est possible, pour les licenciés UFOLEP, FFC, Triathlon, FSGT, et les non licenciés en possession d'un certificat médical d'aptitude, et ce à partir de l'âge de quinze ans (nés en 1996).

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