29.06.2011

Les journalistes Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier sont libres !

millas,libération,journaliste,hervé ghesquière,stéphane taponierHervé Ghesquière et Stéphane Taponier, les deux journalistes de France 3, ne sont plus prisonniers des talibans. Selon le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, qui a révélé cette information cet après-midi à l'Assemblée nationale, les deux journalistes de France 3, otages en Afghanistan depuis dix huit mois, viennent d'être libérés.

Tous deux sont "depuis quelques heures entre les mains des forces françaises" sur la base de Tagab (Afghanistan), a annoncé François Fillon ce mercredi. "Je veux confirmer que depuis quelques heures nos deux  otages sont entre les mains des forces françaises sur la base de Tagab. Nous attendions pour l'annoncer que les familles aient été directement informées", a précisé le Premier ministre, qui avait brièvement quitté l'hémicycle pendant la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée. François Fillon a également annoncé que les deux journalistes sont "en bonne santé" et seront "dans quelques heures sur le sol français".

La nouvelle de leur libération a été confirmée par un membre de la famille d'Hervé Ghesquière, puis par le Quai d'Orsay. "Ils arriveront jeudi à 8H00 à l'aéroport de Villacoublay près de Paris", a indiqué la compagne d'Hervé Ghesquière. "Ils arriveront demain matin à Villacoublay à 8H00 et je serai bien évidement là pour les accueillir", a affirmé Béatrice Coulon, compagne d'Hervé Ghesquière, sur France Info. Ils avaient été capturés, avec leur deux guides afghans, le 30 décembre 2009.  Le premier ministre François Fillon

CHRONOLOGIE D'UNE PRISE D'OTAGES

Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, libérés mercredi après avoir été retenus dix-huit mois en otages en Afghanistan, avaient été enlevés le 30 décembre 2009.

2009 - 30 déc : les deux journalistes de France 3 travaillant pour le magazine "Pièces à conviction" et leurs trois accompagnateurs afghans sont enlevés à 60 km de Kaboul, dans la province de Kapisa.

2010 - 3 jan : soupçonnés, les talibans nient toute implication.

- 17 jan : les journalistes "sont en vie", assure l'Elysée. Le président Sarkozy déplore leur "imprudence vraiment coupable", suscitant l'indignation de Reporters sans Frontières, des syndicats et de confrères comme Florence Aubenas.

- 1er fév : la Société des Journalistes de France 3 dénonce le "silence" de France Télévisions.

- 11 fév : le sort des deux journalistes est une "préoccupation de chaque instant" (le Premier ministre François Fillon à Kaboul).

- 11 avr : dans une vidéo diffusée sur internet, les deux otages demandent au président Sarkozy de satisfaire les exigences des talibans.

- 12 avr : France Télévisions décide de dévoiler l'identité des deux otages.

- 22 juin : les "échanges" avec les ravisseurs "s'intensifient", selon le patron de France Télévisions, Patrick de Carolis, en Afghanistan avec le ministre de la Défense, Hervé Morin.

- 7 juil : Paris fait "tout ce qu'il faut" pour les libérer (Sarkozy).

- 27 juil : la France a reçu des informations attestant qu'ils sont en vie (Fillon).

- 24 sept : "espoir raisonnable" qu'ils soient libérés avant Noël (chef d'état-major des armées Edouard Guillaud). L'Elysée ne confirme pas.

- 25 oct : concert de soutien au Zénith pour les 300 jours de détention.

- 20 déc : nouvelle vidéo des deux otages envoyée à la France.

- 23 déc : pétition de 80 000 personnes.

- 26 déc : Alain Juppé, nouveau ministre de la Défense, déclare à Kaboul que "tout le monde est mobilisé". Le président Karzaï se dit "confiant".

- 29 déc : les proches reprochent au gouvernement de leur donner régulièrement de "faux espoirs".

2011 - 1er jan : les talibans accusent les deux otages d'espionnage. "Absurde", réagit Paris.

- 24 : "ils sont en vie et moins j'en dirai mieux ça sera" (Sarkozy).

- 24 mars : Paris a repris les discussions avec les ravisseurs (Juppé).

- 2 mai : la mort d'Oussama ben Laden peut jouer "positivement" sur le sort des deux otages en Afghanistan (ministre de la Défense Gérard Longuet)

- 3 : la Commission européenne réclame la libération immédiate de Ghesquière et Taponier à l'occasion de la journée mondiale pour la liberté de la presse.

- 13 : des rassemblements ont lieu dans toute la France pour marquer les 500 jours de détention des otages. Juppé assure que les moyens de l'Etat sont "pleinement mobilisés" pour les libérer.

- 14 : 500e jour de détention.

- 29 juin : l'Elysée annonce la libération des deux journalistes et de leur interprète après dix-huit mois de détention.

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