29.01.2012

Double meurtre de Millas : les enquêteurs allemands dans les P.-O.

millas,double meurtre,heinz mundo,heiko,markus mundo,françois barrère,corneilla la rivière,pèrénées orientalesIncarcéré, Markus Mundo, 40 ans, nie avoir tué par balle son père et son frère

Une magistrate du parquet de Francfort et quatre enquêteurs de la police régionale allemande ont rencontré cette semaine la juge d'instruction perpignanaise chargée d'instruire le double meurtre de Millas et de Corneilla-la-Rivière. Car les investigations sur cet étrange crime familial sont depuis plus d'un an partagées entre la France et l'Allemagne.

Tués d'une balle dans la tête, Heinz Mundo, 69 ans, et son fils Heiko, 41 ans, ont été retrouvés enveloppés dans des tapis, le 5 novembre 2010 dans les Pyrénées-Orientales, l'un près de Millas, l'autre près de Corneilla-la-Rivière.

En octobre dernier, la police allemande a arrêté Markus Mundo, 40 ans, le deuxième fils de la famille, qui est aujourd'hui incarcéré, et clame son innocence. Son ADN, ainsi que celui de sa compagne, ont été découverts sur l'un des tapis. Mais cela n'a peut-être rien d'étonnant, puisque ces derniers proviennent de son domicile.

Par ailleurs, cet homme qui dirige une société organisant des séjours de mountain bike aux Canaries a effectué un déplacement vers l'Espagne peu de temps avant la découverte des corps. Au-delà, le mobile, qui serait "lié à un conflit familial sur une question d'argent", reste pour l'instant flou.

D'où la nécessité de coordonner ces deux enquêtes portant sur les mêmes faits. Les enquêteurs allemands, arrivés en début de semaine, se sont rendus sur les lieux de découverte des corps, et ont également examiné avec attention les pièces à conviction placées sous scellés par les gendarmes français : tapis et emballages plastiques entourant les deux cadavres, vêtements, projectiles de 7.65.

Aucune décision n'a encore été prise par la justice, pour déterminer si un éventuel procès se tiendra en France ou en Allemagne. Pas plus que sur ce qu'il convient de faire des deux cadavres, toujours gardés au CHU de Montpellier : les frais de leur conservation avoisinent pourtant désormais les 15 000 €.

Le 29/01/2012 à 06h00 par François Barrère

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