14.03.2012

Millas fait son introspection

Dominé dans le combat, Millas a raté son match à la Salanque. Une réaction est attendue dès dimanche contre Pollestres-Ponteilla (15h).

millas,rugby,paul ribes,hernandez,marc adroguer,marc juan,sébastien lopez,fabien salvat,lionel rodriguez,gerard maincentPaul Ribes tente une combinaison avec Hernandez sur un des rares ballons d'attaque millassois face à la Salanque Côte Radieuse dimanche dernier.  © Photo Gérard Maincent

La difficile victoire décrochée par Millas contre Le Boulou (13-10) à Roquefort le 4 mars dernier avait ouvert une brèche. Si dominateur lors de la première phase (une seule défaite à Pollestres avec une équipe remaniée), l'USM était passé près de la correctionnelle face à un adversaire privé de ses maîtres à jouer (Camps, Cortes et Roitg). Une brèche dans laquelle la Salanque Côte Radieuse, en pleine bourre ces dernières semaines, s'est engouffrée avec gourmandise le week-end dernier (15-3) pour signer une victoire à cinq points et reléguer son rival pour la première place, synonyme de finale Honneur sans passer par un barrage, loin derrière (NDLR : Millas devrait être privé de deux points après avoir cumulé plus de 200 jours de suspension).

Mais au-delà de l'aspect comptable, c'est la manière de laquelle les "rouge et noir" ont sombré à Torreilles qui interpelle. Maladroits, dominés dans le combat, ce qui n'est pas vraiment le genre de la maison, les Millassois semblaient jouer sans fil conducteur, ni réelle volonté d'avancer ensemble. Marc Adroguer, coentraîneur de l'USM avec Marc Juan et Sébastien Lopez s'avoue "inquiet. Ça fait trois matches qu'on n'y est pas trop. Tout le monde doit se remettre en question. Les entraîneurs, les joueurs, tout le monde". Le mal millassois remonterait donc au début de la phase Honneur... Pas tout à fait selon Adroguer : "En début de saison, on gagnait nos matches, mais il n'y avait pas grand-chose. On avait de la réussite. On n'est pas bien, mais rien n'est cassé. Il faut que cette défaite nous serve".

Salvat et Rodriguez espérés contre le RSPP

Parfois une défaite dans un match d'une telle importance peut avoir des effets positifs. A condition de prendre conscience de l'urgence de la situation et de serrer les rangs. A condition, aussi, qu'un ou plusieurs leaders se dégagent pour tirer l'équipe vers le haut. A Millas, personne ne le cache : le départ de Christophe Grando à l'intersaison, parti terminer sa carrière à Vinça, a laissé un vide. "Il nous manque un papa sur le terrain", confirme Adroguer. "Ce dimanche (NDLR : contre Pollestres-Ponteilla), Fabien Salvat et Lionel Rodriguez, qui jouent un peu ce rôle-là, seront peut-être de retour. En début de saison, on voyait déjà qu'il nous manquait ce leader et Rodriguez, qui devait être entraîneur, est retourné sur le terrain". Mais le vieux soldat (34 ans) n'est pas éternel. Et l'USM a besoin de voir ses jeunes prendre la relève, sous peine de devoir renoncer à ses objectifs, déjà revus à la baisse depuis la défaite du week-end dernier : "Maintenant, il y a 95 % de chances que la Salanque soit en finale", reprend l'ancien deuxième ligne. "On espérait aller en finale sans le barrage... On va voir si Le Boulou va gagner là-bas mais en tout cas, de notre côté, il faut qu'on gagne dimanche pour assurer la demi-finale. Et si la Salanque bat Le Boulou, il nous restera deux matches amicaux à jouer puisque finir deuxième ou troisième n'a aucune importance, on serait en barrages de toute façon". Quoi qu'il en soit, Millas a besoin de réagir très vite. Avant que le doute ne s'installe dans les esprits pour de bon, du côté du Ribéral.

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