01.04.2012

Le scandale de la truite sang et or

millas, truite, sang et or, premier avrilCe poisson est le premier d'une longue lignée. Il risque de bientôt peupler nos rivières.

Il s'agissait officiellement d'un accident mais les spécialistes en doutaient : cette couleur ne peut être obtenue que par manipulation génétique, à l'image de ces poissons transparents conçus par des chercheurs japonais pour éviter la vivisection.

Le ministère de l'environnement de la Géneralitat, pour y voir plus clair, a diligenté une enquête confiée à la police judiciaire catalane. Nous publions aujourd'hui, en exclusivité, les résultats de ces investigations qui auront coûté la bagatelle de 500 000 euros, ce qui, en cette période d'austérité et de crise économique, fait grincer bien des dents.

Tomate et safran 

L'histoire est compliquée et se présente comme une manipulation à plusieurs tiroirs, qui a bien failli piéger les autorités catalanes.

Cette truite sang et or a bien été conçue dans un laboratoire de l'université de Barcelone. Tout incriminait une équipe de chercheurs de l'institut Pau Cervera, le matériel génétique analysé provenant d'une tomate andalouse pour le rouge, d'un safran catalan pour le jaune, des gènes produits par le laboratoire depuis dix ans déjà et facilement traçables. Mais des écoutes ont permis de dédouaner l'équipe de chercheurs et les soupçons se sont rapidement portés sur un technicien castillan et une femme de ménage andalouse.

Petites mains d'un complot beaucoup plus large, ils voulaient discréditer les mouvements catalanistes en relâchant ces chimères dans les lacs de haute montagne, de part et d'autre des Pyrénées. Les truites auraient alors naturellement descendu les torrents et se seraient répandues dans tous les cours d'eau. De quoi donner des sueurs froides car ces tâcherons du bricolage génétique ont introduit par accident un autre gène dans le poisson, il s'adapte très facilement dans la mer.

Encore ne s'agissait-il que du premier volet du complot car ces bricoleurs de la vie travaillaient sur les perroquets qui ont envahi Barcelone depuis une dizaine d'années. Ils projetaient de leur faire parler uniquement catalan et de ne leur apprendre qu'une phrase : "Visca Catalunya". Les volatiles auraient ainsi, lors des cérémonies officielles avec le gouvernement espagnol, discrédité le président et les ministres de la Géneralitat, multipliant des incidents qui auraient pu dégénérer jusqu'à une véritable reprise en main de la Catalogne par Madrid.

A qui profite le crime ?

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