22.07.2014

Pascal Laffite, artisan à Millas

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Certes, la filière bat de l’aile. Mais tous les artisans ne sont pas logés à la même enseigne. Pascal Laffitte se réjouit en effet du choix de s’installer sur la commune de Millas. En reprenant la boucherie-charcuterie du village, il y a non seulement maintenu le lien socio-commercial si précieux et, au-delà, élevé le métier à un autre niveau. À un niveau d’excellence qui lui vaut un chapelet de récompenses. Et le salaire qui va avec. « Ce qui compte, c’est de montrer son savoir-faire. De se remettre en question, d’innover avec des produits nouveaux. D’être dynamique. De côtoyer d’autres artisans, de toute la France. C’est à ce prix que l’on arrive à percer, à se faire un nom et une clientèle. Aujourd’hui, je suis pleinement satisfait d’avoir repris cette boucherie. Ça marche et cela prouve que c’est la qualité qui prime. Je ne suis pas le seul dans ce cas et c’est rassurant. Mais c’est vrai que c’est un métier difficile qui demande des sacrifices. Certainement qu’il y a quelques années en arrière, je n’aurais pas fait ce choix parce que mes enfants étaient en bas âge. Aujourd’hui, je suis installé avec mon épouse et ce qui m’a décidé à me lancer aussi, c’est que mes garçons veulent poursuivre l’aventure et ils sont pour l’instant en apprentissage. Mais tous les métiers sont difficiles, c’est ce qu’il faut dire aux jeunes. Je travaille de 5h30 à 12h et de 16h à 20h, sauf une journée et deux demi-journées. Oui, il faut se lever. Il faut être passionné, mais c’est un métier qui a de l’avenir, j’en suis certain ». Martial Mher

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