01.08.2014

Le vibrant hommage du département à Jean Jaurès

A Perpignan, Millas ou Thuir, les célébrations se sont succédé hier dans les P.-O. pour commémorer l’assassinat du député socialiste.

millas, jean jaurès, centenaire, jacques cresta, hemeline malherbe, ségolène neuville pierre estève, conseil généralDépôt de gerbe hier au pied de la stèle de Jean Jaurès à Perpignan. Photo Philippe Rouah

La grande famille socialiste n’a pas manqué le rendez-vous de l’anniversaire de l’assassinat de Jean Jaurès. Une date toute particulière cette année, marquée hier par un rassemblement au pied de la stèle de la place de Catalogne à Perpignan. « Il y a un siècle, le 31 juillet 1914, le nationalisme et la guerre, par la main et le revolver de Raoul Villain, assassinaient le porte-parole et le porte-voix du monde ouvrier, celui auquel on se réfère encore, cent ans plus tard, lorsque l’on déclare avec fierté être socialiste ». Le député Jacques Cresta laisse parler son coeur en cet instant solennel de la commémoration. A ses côtés, Hermeline Malherbe, la présidente du conseil général, Ségolène Neuville, secrétaire d’Etat ou encore Pierre Estève, conseiller général et vice-président du département, assistent ensemble au dépôt de gerbe, prélude à la cérémonie prévue dans la foulée à Millas. Au même moment, à Thuir, le Front de gauche se réunissait également pour rappeler l’idéal de République sociale que défendait, au début du XXe siècle, cette figure du pacifisme qu’était Jean Jaurès.

Contemporain Jean Jaurès

Un idéal et aussi un discours qui résonnent d’autant plus aujourd’hui, comme l’a souligné encore Jacques Cresta. « Cent ans plus tard, il nous est douloureux de voir combien ce combat pour la paix est toujours d’actualité. Palestine, Birmanie, Somalie, Afghanistan, Syrie, Irak, Ukraine, Nigeria, Mali et dans bien d’autres lieux encore, le sang coule et continue de couler ». Contemporain à bien des égards, Jean Jaurès l’a été également dans son discours sur la jeunesse qu’il présenta à Albi en 1903. « Le courage, c’est d’accepter les conditions nouvelles que la vie fait à la science et à l’art, d’accueillir, d’explorer la complexité presque infinie des faits et des détails... C’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains, aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques ». M. M.

Commentaires

Marrant de voir ces gauchistes n'avoir que Jaures, mort il y a 100ans, à se mettre sous la dent, comme figure historique de référence.

Marrant également de voir de tels amalgames dans leurs discours, et de tels bobards: Jaures n'a pas du tout été assassiné pour s'être opposé à la guerre ! D'ailleurs, si est-il opposé un jour ?

Écrit par : Romain | 02.08.2014

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