09.08.2014

Alain Montcouquiol à la feria du livre de Millas

Aujourd’hui se tient la 16e édition, organisée par le CML et le comité d’organisation de la feria de Millas.

millas, feria du livre, alain montcouquiol, Alain Montcouquiol, El Nimeño, Antoine MartinDe gauche à droite, Alain Montcouquiol, El Nimeño et Antoine Martin. Photos Philippe Ibars et DR

Salon du livre, tauromachie et traditions du sud, rencontre avec les auteurs, tables rondes et expositions sont au programme de la feria du livre. Chaque année, depuis 2007, le Prix feria est attribué à cette occasion à une personnalité du monde taurin pendant les fêtes de Millas. Le prix sera remis aujourd’hui à Alain Montcouquiol, lauréat 2014, par Christian Bourquin, président du conseil régional Languedoc-Roussillon.

La passion du toro

Né le 4 septembre 1945 à Ambert (Puy-de-Dôme), Alain Montcouquiol se retrouve à l’âge de 9 ans à Nîmes, par le hasard des mutations d’un père militaire, qui mourra accidentellement quelques mois après son arrivée dans le Gard. C’est auprès de ses camarades d’école, dans cette ville fortement marquée par la
culture du taureau, qu’Alain découvre la corrida. Il décide de consacrer sa vie à cette aventure. Il part en Espagne avec un de ses compagnons de l’époque, Simon Casas et choisit son nom de torero : El Nimeño. Commence alors un long et difficile apprentissage, suivi, des deux côtés des Pyrénées, par dix années de novilladas et de festivals, de triomphes et de désillusions. En 1968, il est, avec Simon Casas, lauréat de la Fondation de la vocation et l’un des principaux acteurs du mouvement des toreros français.  Au moment où Alain prend conscience qu’il n’ira pas plus loin dans la carrière, il assiste à la naissance d’un autre Nimeño, le second, son frère Christian, qu’il décide de conseiller. Mais le 10 septembre 1989, lors de la feria des prémices du riz, en Arles, un taureau de Miura provoque une grave chute de Nimeño II, qui se trouve paralysé. Il ne se guérira jamais totalement. Le 25 novembre 1991, Christian Montcouquiol, qui ne supporte pas l’idée de ne plus toréer, choisit de se donner la mort dans sa maison de        Caveirac.

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