19.01.2015

Une nouvelle centenaire à la maison de retraite

millas, centenaire, georgette dubois La centenaire et ses neveux, en arrière, les élus et directeur de la maison de retraite.

Récemment, les résidents et le personnel de la maison de retraite de Millas ont eu la joie de fêter les 100 ans de Georgette Dubois, entourée de sa famille. Un bon anniversaire pour cette femme d’exception, en témoigne les propos recueillis auprès d’elle. « Après le lycée à 17 ans et demi, mon père m’a demandé si je voulais faire « science ». Et je lui ai répondu : “Aller dans un lycée de garçon, jamais ! “ J’aurais bien voulu faire comme les filles de mon âge, aller au bal, porter des talons hauts... Mon père m’a dit : “Pars en vacances et tu réfléchis“. Une amie infirmière m’a dit : “Pourquoi tu ne voudrais pas être infirmière. L’hôpital de St-Germain-en-Laye cherche des élèves pensionnaires pour 100 francs par mois“. J’ai accepté, heureuse de quitter la maison. J’ai dû retourner au lycée chercher des papiers, l’ancienne directrice m’accueillit chaleureusement. “Tu rentres à St-Germain, je connais très bien le petit Bertran, je lui parlerai de toi“. Le petit Bertran était le médecin généraliste, il nous donnait des cours de médecine. J’ai vu tout de suite qu’il m’avait recommandé à ses confrères. Après 1 an et demi de cours, mon père décède. Au repas de famille qui a suivi les obsèques, ma mère a dit à mon frère et moi-même : “Pauvres enfants, je n’ai pas de métiers, il va falloir me verser une pension“. Tout s’écroulait autour de moi. Cette amie qui m’avait conseillée était présente et a dit à ma mère : “Tu as 44 ans, tu es jeune, du travail, je t’en trouverai“ et mon frère prit la parole à son tour : “J’ai eu de la chance d’avoir mon père pour financer mes études, tu continueras tes études, un jour si tu peux me rembourser tant mieux“. Ainsi j’ai pu obtenir mon diplôme d’infirmière et remboursé. J’ai eu une reconnaissance absolue qui m’a permis de récompenser mes neveux ici présents ».

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