01.06.2012

3° circonscription : Neuville et Castex dans un mouchoir au 1er tour

millas, législative 2012, ségolène neuvile, jean castex, bruno lemaireQuatre candidats se distinguent auprès des électeurs de cette circonscription et deux, PS et UMP, sont déjà au coude-à-coude : 32 % et 30 %. 

1 Le PS en tête, la gauche déjà à 50% 
Pour l'Ifop, la candidate socialiste Ségolène Neuville arrivera le 10 juin à se hisser en tête du 1er tour avec 32 % d'intentions de vote. Mieux qu'un certain Christian Bourquin, candidat malheureux sur cette circo en 2007 (30,82 %). Devenu président de Région et sénateur, ce dernier a cornaqué la candidate et fait campagne avec elle sur le terrain. Un travail commun qui paye car la pole position occupée par Neuville est de bon augure pour aborder le second tour et rallier les voix de gauche.

Le réservoir est conséquent sur ce secteur où le Front de Gauche Borreill atteint 12 %, le EELV Panis 4 % (un bon score pour cet élu de St-Estève), les NPA Fabresse et le MRC Sobban, 1 % chacun. Au total, les voix de gauche représentent déjà 50 %. Sur son seul nom et sa seule étiquette, la conseillère générale perpignanaise s'attache les suffrages de 83 % des électeurs de François Hollande au 1er tour de la présidentielle, 38 % des votes Bayrou, 16 % des Mélenchon et même 11 % de voix Le Pen. Neuville ne recueille toutefois 'que' 61 % de ceux qui ont voté Hollande au 2d tour, 23 % se reportant sur le Front de gauche. Enfin, elle attire autant les '40 ans et +' que son adversaire direct, l'UMP Jean Castex (34 % chacun), et obtient 29 % des suffrages des '- de 40 ans' contre 22 % à Castex. Anecdotique ou pas, Neuville dispose d'un électorat moins féminin que celui de Castex (30 % contre 34 %).

2 L'UMP seconde et sans réservoir
L'équation est difficile pour le candidat UMP Jean Castex qui a mis en avant non pas son passage à L'Elysée mais ses qualités de haut fonctionnaire au service des habitants de la circonscription. Les intentions de vote au 1er tour lui accordent 30 % des voix, soit 2 points derrière la socialiste, très loin derrière le score de l'ancien député Calvet qui, porté par la vague sarkozyste, avait atteint près de 43 % au 1er tour de 2007.

Le maire de Prades doit naviguer avec des vents contraires. Bien sûr, il bénéficie d'un bon report des voix gagnées par Nicolas Sarkozy à la présidentielle (64 %) mais aussi de celles de Bayrou (58 %) et d'autant de Lepénistes que Ségolène Neuville (11 % aussi). Mais contrairement à son adversaire socialiste, Castex n'a aucun réservoir 'républicain' sur lequel compter. Il peinera donc à multiplier les voix au second tour. Le candidat attire 39 % des 'catégories socio-professionnelles supérieures' (22 % pour Neuville) et 34 % d'inactifs (37 % pour la socialiste).

3 FN : près du 2e tour 
Avec 19 % d'intentions de vote, le 'petit nouveau' du Front national, qui n'est d'ailleurs pas encarté mais étiqueté 'Rassemblement bleu Marine', réussit son entrée en politique. Bruno Lemaire, conseiller économique de Marine Le Pen mais peu connu des Catalans, prouve par l'exemple que les électeurs frontistes sont toujours plus sensibles à la flamme 'bleu blanc rouge' qui orne toujours les documents de propagande, qu'à la personnalité des candidats. N'empêche, avec 19 %, il met le FN en position de provoquer une triangulaire, comme sur la 4e circonscription (notre édition d'hier). Car si le taux de participation atteint 65 %, il suffira au FN d'obtenir ici 19,2 % des suffrages pour se maintenir. Un score qui s'appuiera sur les 71 % de voix Le Pen issues de la présidentielle mais aussi les 32 % de voix Sarkozy du 6 mai dernier. Un gros pourcentage qui ampute directement le score de l'UMP Castex. Les électeurs de droite de cette circonscription ont donc en partie choisi de se porter sur le prétendant FN plutôt que sur le candidat UMP. Une satisfaction pour les frontistes et une source d'inquiétude pour la droite locale qui, faute de signaux forts vers l'électorat FN, peut craindre un 2d tour difficile. Ici aussi, le FN fait un 'carton', séduisant 32 % des électeurs de moins de 25 ans.

24.05.2012

Troisième circonscription : un secteur en souffrance Assez équilibré sur Perpignan La logique d'échec enclenchée par la gauche en 2002 en passe d'être inversée

millas, troisième circonscription, christian bourquin, françois calvet, ségolène neuville, jean casteixJuste avant d'accéder à la présidence du conseil général, Christian Bourquin (PS) avait remporté cette circonscription en 1997 mais ses actions volontaristes sur ce territoire montagneux lui ont finalement coûté son siège cinq ans plus tard. La Cerdagne n'avait effectivement pas vraiment apprécié la fermeture aux voitures de la route menant aux Bouillouses... En 2002, il est battu par François Calvet (UMP) de 1 166 voix alors que le front national manque de très peu la qualification pour le second tour. Le leader socialiste départemental retente sa chance en 2007 mais est finalement noyé par la vague bleue qui suit l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. François Calvet est réélu député avec près de 4 points et quelque 1 560 voix d'avance. Élu sénateur en septembre dernier, il ne terminera pas son mandat et, ironie de l'histoire, retrouve sur les bancs du Palais du Luxembourg, son principal adversaire politique Christian Bourquin ! Cette année, aucun des deux n'est donc candidat aux législatives. Pour l'UMP, c'est Jean Castex, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à l'Élysée qui se lance. Face à lui, la socialiste Ségolène Neuville qui creuse son sillon depuis son arrivée au conseil général des Pyrénées-Orientales en 2008. La candidate est en position de force puisqu'au vu des résulats de la présidentielle, la gauche est de nouveau en tête sur la cironconscription, François Hollande devançant Nicolas Sarkozy de 3629 voix au second tour. Reste maintenant à la candidate à confirmer ce revirement à gauche pour espérer accéder au poste de député.

POLITIQUE

1 La plus étendue et la plus diverse De Perpignan aux portes de l'Andorre, la troisième circonscription des Pyrénées-Orientales est la plus étendue de France. Mais pas la plus peuplée ni la plus riche, loin de là. Si elle accueille désormais le canton de Saint-Estève, fort de quelque 14 000 inscrits et comprend tout de même trois cantons de Perpignan et celui de la sous-préfecture Prades, elle ne compte que bien moins d'électeurs que la deuxième ou la quatrième.

Un panel d'autant plus large que les populations sont différentes d'un point à l'autre du territoire. Si à Saint-Estève, 53,2 % des foyers fiscaux sont imposables (contre 45,6 % en moyenne départementale), Vinça et Prades sont bien moins bien lotis (38,5 % et 37,2 %).

2 Un chômage très fort dans les villes moyennes Si Perpignan n'est pas épargné par le fléau du chômage, les villes moyennes de la vallée de la Têt ne sont pas épargnées non plus. Avec des taux de 17,3 % et de 20,8 %, Millas et Prades sont bien au-dessus de la moyenne départementale (15,5 %), déjà très élevée.

En revanche, les cantons de montagne s'en sortent beaucoup mieux. (5,6 % à Mont-Louis et 7,1 % à Saillagouse), les personnes à la recherche d'un emploi préférant certainement vivre à proximité des secteurs dynamiques.

3 Des emplois en déclin dans l'arrière-pays Avec plus d'un millier d'emplois créés entre 1999 et 2008, le canton de Saint-Estève est un des plus dynamiques de la circonscription. C'est aussi un de ceux qui accueille le plus fort taux de retraités (29,6 %) avec Vinça (38,4 %) et Prades (40 %). Quant à l'arrière-pays, il souffre. Si l'emploi a tendance à stagner sur Prades (+41 de 1999 à 2008), il baisse lorsqu'on s'enfonce dans les terres (-39 sur Mont-Louis et -59 sur Saillagouse). En revanche, le taux de retraités diminue avec l'éloignement du centre nerveux du département (21,9 % à Mont-Louis et 26,2 % à Saillagouse).

4 Les nouveaux arrivants se concentrent dans la plaine Les cantons de Saint-Estève, Millas et Prades sont ceux dont l'augmentation de population entre 1999 et 2008 est principalement due à l'arrivée de nouveaux habitants (+1,3 % ; +1,7 % ; +1,7 %). En revanche, les cantons de montagne, plus éloignés du centre urbain, ne séduisent pas vraiment les nouveaux arrivants (+0,1 % à Mont-Louis et +0,9 % à Saillagouse).

5 Un territoire et panel d'emplois variés Bien que très rurale, la circonscription ne concentre ses emplois agricoles que dans la vallée de la Têt (30,6 % sur Vinça). C'est davantage le tourisme qui fait vivre la zone de montagne (52 % des emplois dans le commerce sur Saillagouse) tandis que Prades peut principalement compter sur son activité commerciale (59,6 %), son statut de sous-préfecture ne lui apportant 'que' 22,3 % d'emplois administratifs.

21.05.2012

Législatives : réunion publique

Jean Castex, maire de Prades et Robert Vila, maire de Saint-Estève, candidats aux élections législatives sur la 3e circonscription tiendront une réunion publique demain à 18 h à la halle des Sports.

07.05.2012

Tous les résultats des communes du Languedoc-Roussillon

06.05.2012

Résultats Présidentielles

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04.05.2012

Une lettre anonyme au domicile des leaders du FN

 Jean-Claude Pinget a constaté les faits hier matin en arrivant à la villa.

Jean-Claude Pinget a constaté les faits hier matin en arrivant à la villa.  © Photo Thierry Grillet

A deux jours de l'élection présidentielle, la résidence millassoise de Louis Aliot, numéro 2 du FN et de sa compagne Marine le Pen, chef de file du parti a été 'visitée' par des inconnus. La personne chargée de surveiller la propriété a, en effet, constaté quelques anomalies hier matin. "J'ai d'abord eu du mal à ouvrir le portail", expliquait hier soir Jean-Claude Pinget qui assure la surveillance de la maison en l'absence des propriétaires.

Une chaîne de type antivol de moto bloquait effectivement l'ouverture, ce qui l'a surpris. En outre, dans la boîte aux lettres, le gardien aurait retrouvé une vieille photo représentant un pied écrasant une croix gammée ainsi qu'un tract portant le message : "Vous n'avez pas le monopole du drapeau. Vous n'avez pas le monopole du patriotisme. Vous n'avez pas le monopole du peuple". Une lettre tapée à l'ordinateur "qui ne contenait aucune faute d'orthographe. En revanche, la syntaxe était déplorable", relève le gardien et adressée à Marine Le Pen plus qu'à son compagnon. "Ce n'étaient que des attaques contre elle, l'auteur du courrier lui écrit notamment qu'elle n'a rien à faire à Millas". Des désagréments qui pourraient ne pas constituer une infraction. Néanmoins, le ministère de la Justice aurait été informé de l'affaire. Contacté hier soir, Louis Aliot confirmait qu'il porterait plainte dès son retour dans les P.-O., soit aujourd'hui.

22.04.2012

Élections

Conformément à l’article R 60 du Code Électoral, dans les communes de plus de 3 500 habitants, dont Millas fait partie, la présentation, au moment du vote, d’un titre d’identité est obligatoire.

Peuvent être présentés, entre autre, la carte nationale d’identité, le passeport, le permis de conduire.