06.04.2014

« Gitans et payos » sur grand écran

millas, gitans et payos, mario leme, andré souccarat, lucien clergue, manitas de la PlataRéalisé en hommage au gitan Mario Leme, qui sauva de la noyade en août 1954 au village, le futur réalisateur André Souccarat, la projection du documentaire de 95 mn se déroulera à la halle des sports, mardi 8 avril à 20 h 30. Intitulé « Gitans et Payos », dans les Pyrénées-Orientales c’est l’unique et premier film réalisé par un « payo » sur les communautés gitanes du Languedoc-Roussillon. L’atout majeur se situe avec le célèbre photographe Lucien Clergue qui raconte la phénoménale carrière de Manitas de la Plata : un gitan de Montpellier, qui, ne sachant ni lire ni écrire, a conquis le monde entier, avec une guitare.

01.04.2014

Du côté de Força Real

► Atelier créatif à la médiathèque. Samedi 5 avril de 9h30 à 11h30, la médiathèque communautaire de Millas proposera pour la semaine du développement durable un atelier créatif de recycl’art « L’Art mobile sans mobile », avec la réalisation d’une oeuvre commune. Pour participer à cet atelier ouvert aux adultes, aux adolescents et aux enfants de 9 ans et plus, inscrivez-vous sans tarder auprès de la médiathèque de Millas au 0468578197.

► La FNACA en Espagne. Dernièrement une quarantaine d’adhérents avec leurs épouses, par une journée printanière, se rendaient en Espagne. Direction la visite guidée du musée de l’exil (« Mune ») qui retrace la guerre civile et de la Catalogne, à La Jonquere. Visite fort intéressante avec documents et photos et sur certains visages beaucoup d’émotions aux explications du guide. La visite terminée, direction La Vajol. A table, munis d’un bavoir et d’une paire de gants, le restaurateur leur a expliqué la façon de manger les calcots, suivi d’une entrée avec jambon, une parillade de viande et une succulente crème catalane avec café et digestif. Après quelques chansons et danses, c’était l’heure de rentrer.

► Du nouveau dans le commerce.

coiffure.jpgD’coiff’elle & Lui, situé à la ZAC Los Palaus, a ouvert ses portes. Originaire du Nord, Delphine Taill vous accueille dans son nouveau salon de coiffure, un espace à la fois convivial et moderne où l’on retrouvera tous les éléments d’un traditionnel salon de coiffure : le bien-être aux coloris tendances du salon vous permettra de passer un bon moment de détente, d’autre part la facilité de vous garer devant la porte reste appréciable. Le salon est ouvert du mardi au samedi de 9 h à 18 h 30. Tél. 04 68 53 39 03.

_GMT4812.jpgPar ailleurs, c’est au tour des deux frères Domin d’ouvrir une fromagerie-crèmerie, Frédéric, d’Ille-sur-Têt et Ludo de Bélesta. Après avoir travaillé dans la restauration, ils ont décidé d’offrir le meilleur du terroir dans ce domaine. Les fromages viennent directement du producteur, vous ne les trouverez pas ailleurs. Ils sont travaillés de façon artisanale. Ouvert du lundi au samedi de 9 h à 12 h 30 et de 14 h 30 à 19 h 30. Tél. 04 68 53 90 74.

► Offrande d’huile d’olive. Depuis 1995, la tradition est bien ancrée. Dernièrement avant son départ pour Nice, Mgr Marceau, évêque du diocèse de Perpignan-Elne a reçu des mains de Damienne Beffara, maire, et Christian Bourquin, président du conseil régional, sénateur et président de la Charte, cette huile d’olive, bénite le jeudi Saint, qui sera réservée pour les onctions de consécration: le baptême, la confirmation, l’ordination.millas,dcoif elle et lui,fromagerie,domin,fnaca,mediatheque,damienne beffara,christian bourquin,monseigneur marceau,huile d'olive

Le Moto-club a fait l’objet d’un reportage

Les élèves de l’IMEA sont venus à la rencontre des

motards dans le cadre de leur formation.

10003651_604549809620505_2002047407_o.jpg► Les protagonistes posent pour la photo.

Dernièrement le Moto club catalan a accueilli sur son circuit, une classe de l’IMEA Maillol de Bompas. Le but de cette visite et surtout celui de Toni (féru de MX) est de réaliser une enquête reportage, sur le milieu du motocross. Les questions ont fusé, suivies des réponses de Freddy et Jean-Louis Guillem, agréablement surpris de la réactivité, de la logique de leurs questions et de leur comportement, à mettre à leur crédit et à leurs éducateurs. Le tout dans une ambiance positive pour tout le monde, les pilotes de l’école du Moto-club ont aussi collaboré.

18.03.2014

A Millas, la présidente du FN a une villa mais pas de liste

Pourquoi Marine Le Pen et son compagnon Louis Aliot ont-ils acheté en 2010 près de Perpignan, où ce dernier est candidat, une villa dans le "village rouge" de Millas ? Ses habitants s'interrogent.

Millas, ce village paisible où Marine Le Pen et Louis Aliot possèdent une maison (Photo: Fabien Palem)

► Millas, ce village des Pyrénées-Orientales où Marine Le Pen et Louis Aliot possèdent une villa. Photo: Fabien Palem

L’achat d’une résidence dans une commune peut être un moyen efficace de s’immiscer, en douceur, dans la politique locale. Cela fait quatre ans que Marine Le Pen et son compagnon Louis Aliot, respectivement présidente et vice-président du FN, sont propriétaires d’une modeste villa dans le village de Millas, à 20 km de Perpignan. « Quand ils ont acheté la villa, on a trouvé ça bizarre, on s’est dit qu’ils avaient des arrières pensées », confie une commerçante. Mais depuis quatre ans, aucune liste d’extrême droite n’a vu le jour dans ce petit village des Pyrénées-Orientales (P.-O.). Pour certains Millassois, comme Cyrille Bonnet, le boulanger du village, il n’y a aucun risque que cela arrive. « Ils préféreront toujours s’implanter à Perpignan, considère le commerçant. J’ai du mal à les imaginer se lancer dans le combat pour un petit village comme Millas. »

A l’époque de leur achat immobilier, les deux intéressés avaient démenti les arrière-pensées électorales qu’on leur prêtait : « L’achat de cette maison relève strictement de ma vie privée, (...) et je ne contribuerai pas à nourrir une quelconque curiosité à cet égard », avait déclaré Marine Le Pen au journal L’Indépendant.

Quant à Louis Aliot, conseiller régional de Languedoc-Roussillon depuis 2010, il est candidat et « pleinement investi à Perpignan ». Ce natif de Toulouse assure que leur arrivée à Millas s’est faite « par hasard ». Il ajoute : « Si une initiative du parti était prise, je la soutiendrais. Mais je ne serai pas candidat à Millas »

Dans le village, l’achat de cette villa est passé quasiment inaperçu mais les voisins n’ont pas oublié l’incident qui avait eu lieu en mai 2012, à trois jours du second tour de l’élection présidentielle. La grille d'entrée de la propriété avait été cadenassée par des inconnus, qui avaient déposé dans la boîte aux lettres des tracts parmi lesquels, selon Le Midi Libre, une affiche représentant un pied écrasant une croix gammée, estampillée de la phrase: « Vous n'avez pas le monopole du drapeau ».  « Depuis l’incident, une patrouille s’est mise à faire des rondes régulières et passe parfois quand la maison est vide. » indique une voisine de la propriété.

“Un village de gauche”

Souvent montré du doigt pour ses difficultés à former des listes électorales, le parti d’extrême droite en présente douze dans les Pyrénées-Orientales, qui compte 226 communes. Il sera de la bataille dans les trois plus grandes communes du département (Perpignan, Canet-en-Roussillon et Saint-Estève) ainsi que dans des communes plus modestes. Dans la ville du Soler par exemple (6 600 habitants), située dans le canton de Millas, la candidate FN, Marie-Hélène Pelras, ne doute pas de son succès : « Nous gagnerons la mairie. Les Solériens en ont assez du clientélisme, des passe-droits, de la dette. » Proche du couple Le Pen-Aliot, elle considère que leur présence à Millas participe à la dédiabolisation du parti: « Marine Le Pen va faire ses courses dans le village, comme une ménagère quelconque. Les gens la voient et peuvent l’aborder. Localement, le nom de Marine Le Pen nous sert à tous. »

MILLAS CAFE

► Au café du village, on a jamais croisé le couple frontiste. Photo: Fabien Palem.

Alors pourquoi pas de liste FN à Millas ? Si le parti d’extrême droite s'y fait discret, c’est surtout parce qu’il sait que les Millassois ne sont pas près à virer de bord. Depuis plus de trente ans, cette commune de 4 000 habitants est le fief de la gauche locale. Une forteresse imprenable. Sénateur et président du conseil régional du Languedoc-Roussillon depuis 2010, Christian Bourquin (divers gauche après avoir été exclu du PS en 2010 suite à son ralliement à Georges Frêche), a été maire de Millas de 1995 à 2001. Sa compagne, Damienne Beffara, lui a succèdé à la tête de la municipalité en 2001 et brigue un troisième mandat. Face à la maire sortante, le candidat Jacques Garsau (divers droite, sans étiquette) pourrait bénéficier du vote frontiste : Louis Aliot parle d’un « garçon courageux » et Marie-Hélène Pelras lui apporte son soutien officiel.

Au café situé à l’entrée de Millas, le jeune barman, qui a grandi dans le village, ne voit pas comment le FN pourrait faire irruption dans ce « village de gauche». Les quelques habitués présents disent quant à eux n’avoir jamais croisé Marine Le Pen et son compagnon.

A environ 150 mètres de là, se trouvent la « rue rouge » et le quartier éponyme. C’est ici que vivent plusieurs des grandes familles gitanes catalanes. Sédentarisée dans les environs depuis des siècles, la communauté représente plus de 10% de la population millassoise. Conscient du poids électoral qu’elle représente, le PS a toujours soigneusement entretenu ses rapports avec elle. Cet après-midi-là, un petit groupe discute autour de la table d’un local associatif. Aucun des Gitans présents dit n’adhérer aux idées du FN, car « voter pour le FN, c’est voter contre le social, s’exclame l’un deux. Et nous les Gitans, nous vivons du social ! ». Enfin, tous s’accordent à dire que la présence du couple frontiste dans le village les laisse indifférents. « Au début, on a pensé que si Le Pen venait ici c’était pour des raisons politiques, une manière de venir titiller Christian [Bourquin]. Mais Millas est à gauche et ça ne changera pas », assure ce Millassois. Fabien Palem (Monde Académie)

09.03.2014

Municipales : D. Beffara présente son équipe

La maire sortante a tenu une réunion publique.

millas,municipales,damienne beffara,ensemble pour millas,damienne beffara : enseignante en détachement,joseph vendrell : fonctionnaire ddtm,ginette moral: retraitée de l’education nationale,michel hoët: retraité du privé,jacqueline albafouille : retraitée du privé,rené santalo : retraité de l’artisanat,nadine sales: agent hospitalier,gilbert bosc: retraité de la fonction publique,laurence noguera: conseillère technique,henri adroguer : retraité de la fonction hospitalière,nathalie mouret: professeur du secondaire,hervé carle : retraité du privé,brigitte baches: retraitée de la fonction publique,alain pelissier : agriculteur,renée cremaschi: retraitée du privé,denis bru: taxi ambulancier,eve pelous : infirmière libérale,serge ruiz : assistant technique de l’oph66,isabelle forcadell : secrétaire comptable,régis bienaimé: conducteur de travaux,meriem beloufa: professeur du secondaire et technique,jean-françois navarro: contremaître maçon,aurélie minet : auxiliaire de puériculture,alvaro bretones : retraité de la police nationale,sandrine poirot : vendeuse indépendante chez des particuliers,franck franceries : directeur général du centre de gestion de la,stéphanie brial : en formation.► Damienne Beffara a évoqué son bilan et présenté son équipe.

millas,municipales,damienne beffara,ensemble pour millas,damienne beffara : enseignante en détachement,joseph vendrell : fonctionnaire ddtm,ginette moral: retraitée de l’education nationale,michel hoët: retraité du privé,jacqueline albafouille : retraitée du privé,rené santalo : retraité de l’artisanat,nadine sales: agent hospitalier,gilbert bosc: retraité de la fonction publique,laurence noguera: conseillère technique,henri adroguer : retraité de la fonction hospitalière,nathalie mouret: professeur du secondaire,hervé carle : retraité du privé,brigitte baches: retraitée de la fonction publique,alain pelissier : agriculteur,renée cremaschi: retraitée du privé,denis bru: taxi ambulancier,eve pelous : infirmière libérale,serge ruiz : assistant technique de l’oph66,isabelle forcadell : secrétaire comptable,régis bienaimé: conducteur de travaux,meriem beloufa: professeur du secondaire et technique,jean-françois navarro: contremaître maçon,aurélie minet : auxiliaire de puériculture,alvaro bretones : retraité de la police nationale,sandrine poirot : vendeuse indépendante chez des particuliers,franck franceries : directeur général du centre de gestion de la,stéphanie brial : en formation.Près de 350 Millassois participaient à la réunion publique de la liste « Ensemble pour Millas », équipe de la maire sortante Damienne Beffara. Étaient également présents Christian Bourquin, Sénateur, président de la Région Languedoc-Roussillon, Ségolène Neuville, députée, et Robert Olive, président de la Communauté de Communes Roussillon-Conflent.

► Bilan du mandat

« L’écoute est la première qualité d’une élue de proximité, estime la maire sortante à l’heure du bilan. Mes relations directes et cordiales avec les Millassois sont précieuses ». Les services de proximité se sont développés : soutien aux associations culturelles et aux associations d’aide à la personne, organisation du pôle enfance jeunesse de la crèche au PIJ. L’aménagement du territoire et la maîtrise de l’urbanisme : approbation du PLU (Plan local d’urbanisme) en janvier 2013, projet du collège, nouveau quartier à l’entrée ouest de la ville.

Le maire a ensuite donné la parole aux adjoints qui ont développé les actions menées dans le domaine de leurs compétences respectives .

► Le programme

Défendre les services publics de proximité, embellir et sécuriser nos rues, concevoir le développement urbain et le maîtriser, protéger l’environnement.

Un apéritif convivial clôtura cette belle soirée emplie d’échanges chaleureux.

► Liste-bilan-programme présentés sur le site www.ensemblepourmillas.fr

Les membres de la liste : Damienne Beffara : enseignante en détachement, Joseph Vendrell : fonctionnaire DDTM, Ginette Moral: retraitée de l’Education Nationale, Michel Hoët: retraité du privé, Jacqueline Albafouille : retraitée du privé, René Santalo : retraité de l’artisanat, Nadine Sales: agent hospitalier, Gilbert Bosc: retraité de la fonction publique, Laurence Noguera: conseillère technique, Henri Adroguer : retraité de la Fonction Hospitalière, Nathalie Mouret: professeur du secondaire, Hervé Carle : retraité du privé, Brigitte Baches: retraitée de la Fonction Publique, Alain Pelissier : agriculteur, Renée Cremaschi: retraitée du privé, Denis Bru: taxi ambulancier, Eve Pelous : infirmière libérale, Serge Ruiz : assistant technique de l’OPH66, Isabelle Forcadell : secrétaire comptable, Régis Bienaimé: conducteur de travaux, Meriem Beloufa: professeur du secondaire et technique, Jean-François Navarro: contremaître maçon, Aurélie Minet : auxiliaire de puériculture, Alvaro Bretones : retraité de la Police Nationale, Sandrine Poirot : vendeuse indépendante chez des particuliers, Franck Franceries : directeur général du Centre de Gestion de la FPT66, Stéphanie Brial : en formation.

27.02.2014

Nouvelles récompenses pour le Moulin Saint-Pierre

Les produits fabriqués au Moulin ont obtenu deux médailles lors du concours général agricole.

millas, joseph planes, monique planes, mas saint pierre, huile d'olive, Arlequine► Joseph et Monique Planes aiment faire partager leur passion.

Dès votre arrivée, Monique et Joseph Planes vous accueillent avec le sourire, dans leur vaste domaine de 30 ha d’un seul tenant autour du Moulin Saint-Pierre. Et le sourire, ils peuvent l’avoir, ils viennent de décrocher deux médailles d’argent au concours général agricole 2013 qui iront grossir leurs nombreuses récompenses. Quand ils parlent de leurs oliviers, c’est avec amour et passion pour ce nectar dédié exclusivement à une olive monovarietale : l’Arlequine, typiquement catalane. Avec ce précieux jus, présent sur les meilleures tables (Olivier Bajard, le champion du monde de pâtisserie, a même créé des macarons) ils ont su en quelques années, depuis le village de Millas, conquérir le vaste monde. Du magasin de luxe Harrod’s à Londres à Kaufhof, en Allemagne, l’équivalent de nos galeries Lafayette sans oublier localement, Christian Segui et Henri Poch, meilleurs ouvriers de France. Le fils, Victor, représentant la structure familiale à Vinisud dans le cadre de son BTS commerce agroalimentaire, est déjà fin prêt pour reprendre le flambeau familial.

A noter, chose rare, ces deux distinctions concernent deux cuves primées (4000 l et 5000 l) soit un total de 9000 litres. Une seule variété, l’Arlequine, dont le résumé, à lui seul, « fleur de genêt, amande en bouche, légère ardence » vous titille les papilles. La seule du département également à avoir obtenu cette récompense.

15.02.2014

Pétanque: M. Tirezgui vise le haut niveau

 

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► Le champion Mourad Tirezgui rejoint le club de Hanches.

C’est à quinze ans, que Mourad Tirezgui s’essaie à la pétanque, il en devient champion départemental junior pour la première année.

Ensuite, c’est une succession de titres nationaux avec le championnat de ligue pour terminer finalement sur la deuxième marche du podium des championnats de France, avec son club fétiche Saint-Assiscle. Finale perdue contre la dream team, le trio Quintais, Suchau et Lucien. Mais son histoire ne s’arrête pas là, il est remarqué lors d’une prestation par Philippe Quintais, qui voit en lui un futur champion, aussi il lui propose de rejoindre le Pétanque club de Hanches (où sont Philippe Quintais, Philippe Suchaud et Manu Lucien, champions de France en titre), pour atteindre le niveau élite structure sportive de M. Nive.

Il rejoindra ainsi Sebti Amri à Hanches. Afin d’allier sport et son travail de barman, son nouveau patron lui facilite cette opportunité, en aménageant son temps de travail, lui permettant de participer aux différentes compétitions et ainsi faire les trajets Millas-Hanches.

29.01.2014

Les Compagnons du devoir font des émules

La Maison des Compagnons a ouvert ses portes, suscitant auprès de jeunes quelques vocations.

millas, compagnons du devoir, thibault Cadoret, Auvergnat, Arnaud Belland, manceauiLes Compagnons du devoir avaient à cœur de présenter au public leur «maison» et leur «système de formation atypique et unique » aux vingt-huit métiers.

Les journées portes ouvertes donnent l’occasion de se rendre compte de visu de la qualité de l’enseignement et de l’ambiance qui règnent à la Maison des Compagnons, avec ses métiers qui font appel à des connaissances parfaitement maîtrisées. Des métiers de savoir-faire manuels, qui ne manquent pas d’attraits. Ainsi Geoffrey (*), dix-sept ans qui suit pour le moment des études, est venu prendre le pouls de cet enseignement : « Mon parcours ne me plaît pas, j’aimerais me lancer dans le bois. En plus, c’est une formation reconnue, une belle aventure sur le plan humain et professionnel. » Sa mère qui l’accompagne est prête à le laisser partir. Car, prendre la route fait partie intégrante de la formation des Compagnons. Pendant cinq à sept ans, les jeunes Compagnons découvrent des méthodes de travail. Ils deviennent polyvalents.

Pratique et théorique

Arnaud Belland, dit «Manceau», a grandi dans les copeaux et explique : «Mon père était ébéniste. Je le regardais travailler quand j’étais enfant. Il m’a donné l’amour du bois », sourit le jeune homme. Aujourd’hui, Arnaud travaille dans une entreprise à Maureillas. Mais la journée ne s’arrête pas là.

Après le boulot, il rentre à Millas où le village accueille la Maison des Compagnons. Ici, résident les apprentis qui travaillent dans les Pyrénées-Orientales : des menuisiers, des boulangers, des couvreurs, des plombiers, des tailleurs de pierre, etc. Vingt-cinq jeunes de seize à vingt-cinq ans, dont cinq filles. « C’est une communauté très fraternelle, on est dans l’échange permanent.»

Pas de salles de classe pour l’apprenti menuisier mais des cours tous les soirs, de 20h à 22h: français, maths, dessin et technologie. «C’est du travail personnel. Il n’y a pas d’examens. Mais quand on est compagnon, on n’est pas là pour se tourner les pouces! »

« Transmettre »

Compagnon du devoir, Thibault Cadoret voyage et apprend cette formation longue et exigeante du travail de la pierre. Son tour de France l’amène à Millas où il s’affaire dans une société de la côte depuis quelques mois. « La retransmission des savoirs est un principe fondateur des Compagnons ", souligne Thibault dit « l’Auvergnat » qui effectue actuellement son parcours itinérant pour apprendre et transmettre son savoir «aux jeunes», car « on est Compagnon à vie ».

Arnaud (*) l'élève compagnon applique l’autre principe majeur: apprendre son métier par le biais du voyage. Devenir Compagnon, c’est avant tout une vocation. « Devenir apprenti demande de quitter le nid familial. À l’issue de ce tour d’horizon, il réalise un travail de réception qui lui permettra s’il est validé de devenir Compagnon. Quand on aspire à devenir Compagnon, on le devient à vie », conclut-il.

(*) prénoms d'emprunt