27.10.2014

La Légion d’honneur remise à Martine Badmington

C’est pour sa carrière dans l’Éducation nationale que la principale du collège a été honorée.

millas, légion dhonneur, martine badmington, christian philipMartine Badmington et son parrain Christian Philip.

Sur proposition de Christian Philip, ancien recteur de l’académie de Montpellier, de 2009 à 2013, au ministre de l’Éducation nationale pour services rendus à l’école et à la République pendant 43 ans, dont 23 de direction de collèges dans trois académies, six postes, (1990-2013) Rouen, Aix-Marseille et Montpellier, de 2009 à 2013, le décret du 18 avril 2014 a nommé Chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur, Martine Badmington, née Dubos, le 21 mai 1951, à Evreux dans l’Eure (Normandie), institutrice, PEGC puis personnel de direction.

Christian Philip choisi pour parrain, par la récipiendaire, a remis dernièrement la récompense à Martine Badmington, principale de collège honoraire depuis septembre 2013, domiciliée dans la commune depuis février 2010, précédemment décorée Chevalier dans l’ordre des Palmes académiques depuis 2009, dans l’académie d’Aix-Marseille. La cérémonie a eu lieu à la mairie de Millas, accueillis par Damienne Beffara, maire, en présence de Michel Rouquette, inspecteur académique, M. Pares, maire de Pia, doyen des maires et ami de la famille, le lieutenant-colonel Gérard Blanc, de la Société des membres de la Légion d’honneur des P.-O., portant le drapeau du 1er Ordre national.

■  Eloges

Après les nombreux discours, le recteur M. Philip, accrochait l’insigne après un bel éloge, rappelant les origines paysannes modestes, l’envie très jeune d’aller à l’école, des convictions et investissements divers (14 ans maire adjointe en Normandie), les relations internationales dans les comités de jumelage avec l’Angleterre et l’Allemagne, et la réussite dans des postes difficiles de direction avec la considération de tous, hiérarchie, personnels, parents.

La réception fut suivie d’un vin d’honneur et d’un buffet, offerts conjointement par la municipalité et la récipiendaire ou plus de 80 invités, voisins, amis, élus, enseignants, commerçants se sont retrouvés dans le parc de la maison du parc.

03.10.2014

L’USM ne retrouvera pas ses seniors cette saison

La réunion de la dernière chance n’a débouché sur rien : les seniors de l’équipe de rugby de Millas ne repartiront pas en Honneur.

millas, USM, école de rugbyReverra-t-on les joueurs de l’USM affronter Elne comme la saison dernière ?

Cette saison, l’équipe de rugby de Millas a été mise en sommeil. Alors qu’elle a été finaliste Honneur la saison dernière, l’USM n’aura pas d’équipes seniors en championnat cette année. La réunion qui s’est tenue le 19 septembre dernier entre le président du comité Pays catalan et le maire de Millas n’a pas permis de trouver de solution, notamment en raison du départ de 29 joueurs dans d’autres clubs et de 6 autres en “retraite” sportive.

Après cette douche froide, et la météo de circonstance ces derniers jours, comment réagissent les habitants de Millas.

Ce qu'ils en pensent

millas,usm,école de rugbyMadeleine, une habitante

« Que dire… C’est catastrophique. Mon fils y faisait du rugby. Mais, on n’a plus de soutien. Cela apportait beaucoup aux commerçants et à la vie de la commune. Le village a gros à perdre ».

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David, garagiste à Saint-Féliu-d’Amont

« Ancien joueur jusqu’en junior, cela me “fout les boules”. Déjà l’année dernière, il n’y avait pas de cadets et de joueurs. il devait y avoir un souci, mais quoi ? Pour l’avenir, j’espère que quelqu’un, ancien joueur ou dirigeant, quelqu’un de vaillant et qui comprenne les jeunes, puisse relancer le club pour jouer comme à l’époque pour le clocher ».

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Pascal, boucher-charcutier à Millas

« C’est très dommage, vraiment très dommage. Cela donnait de l’animation et de la vie le dimanche, les jours de matchs, c’était bon pour le commerce et le village. Pour une ville de 4000 habitants, c’est vraiment dommage, surtout qu’on a été surpris : on l’a appris au dernier moment alors que pourtant en fin de saison dernière, on nous laissait augurer des jours meilleurs. D’où le choc ».

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Hugo, ancien joueur de l’US Millas

« Je suis dégoûté, Millas, c’est un club mythique connu dans tout le département pour son école de rugby et sa première. Que vont faire les anciens le dimanche ? Avant, ils pouvaient voir les jeunes jouer et suivre leur évolution et surtout se retrouver pour l’après-match. Étant, pour des raisons professionnelles, joueur à Bompas, cela m’aurait permis de jouer contre mes anciens copains. Si le club remonte l’année prochaine, il faudra que ce soit avec des potes à moi avec qui j’ai fait mon école de rugby et que d’anciens joueurs partis reviennent ».

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Geneviève, boulangère

« C’était convivial, chacun donnait un coup de main, on se sentait bien. Autant de départs de joueurs, ce serait dû à une mauvaise entente entre dirigeants et joueurs, d’après ma clientèle. On a une désagréable sensation d’inachevé. On a rien fait pour la garder ».

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Bernard, client de la boulangerie

« Le dimanche, c’était la sortie, on s’amusait, une sorte de 3e mi-temps, quand un village perd son rugby et sa pâtisserie, ce n’est pas bon signe. J’espère que cela repartira avec des joueurs de Millas, ayant l’esprit de clocher, car cela nous manque énormément ».

30.08.2014

«De Català a Català» l’adieu à Christian Bourquin

4000 personnes ont rendu hier matin un dernier hommage au président de région et sénateur des P.-O. décédé mardi matin. Une cérémonie hors norme à laquelle assistait le Premier ministre.

millas, christian bourquin, L'IndépendantUne foule immense et le bruissement des branches de platanes doucement secouées par la tramontane. C’est comme ça que Christian Bourquin est parti hier matin. Accompagné dans sa dernière marche par cette douce manifestation d’une fin d’été catalan et par ceux qu’il aimait, et ceux qui l’aimaient. Sa famille, ses deux enfants et leur maman, sa compagne, son frère, ses quelques amis sincères et tous ces Catalans qui lui ont offert silence et respect.

« Profondément catalan, totalement républicain »

Et bien sûr il y avait les “officiels”. Des centaines de maires et adjoints, des parlementaires des cinq départements, des présidents de conseils généraux, des préfets, le président du Sénat Jean-Pierre Bel, la ministre de la Santé Marisol Touraine, ministre de tutelle de Ségolène Neuville, et sa collègue en charge de la Famille, Laurence Rossignol. Et il y avait le Premier ministre. Une première pour le département car jamais un chef de gouvernement n’avait participé aux obsèques d’un politique local. Manuel Valls était non seulement présent mais il a aussi prononcé un discours (lire ci-dessous). Un très bel hommage, pétri de références personnelles et d’accents catalans : « Christian Bourquin va manquer, à ses proches d’abord (...) à cette terre du sud qu’il aimait tant (...) il connaissait chaque canton, chaque village de ce territoire si souvent oublié, méprisé de Paris (...) il était profondément catalan et totalement républicain (...) De Català a Català, adéu Christian Bourquin ».

« Un vaillant, un guerrier »

Avant lui, quatre proches avaient pris la parole, concluant tous leur intervention dans un sanglot. Son frère aîné Jean-Pierre a parlé de « la fierté que je ressentais à être un Bourquin ». Son ami le conseiller général Michel Moly a évoqué sa « pudeur face à ses problèmes de santé (...) Christian plaçait au-dessus de toute sa fierté du pays catalan et donnait toute sa vie aux P.-O. et à ses habitants ». Le vice-président de Région, Jean-Claude Gayssot a dessiné « un vaillant, un guerrier. Fallait pas nous faire ça, fallait pas nous quitter ». Le sénateur de Lozère, Alain Bertrand a salué un ami qui « aimait la prime à la castagne, avançait sans cesse dans un bruit de ferraille (et) ne voulait jamais reconnaître, à juste titre, que le Canigou était moins haut que l’Aubrac ». Ginette Moral, première adjointe à Millas, fut la voix d’un Millas «en deuil».

« Il faut savoir se quitter »

Et puis, il y a eu la voix magnifique de Jérôme Parrilla, adjoint au maire d’Ille-sur-Têt qui a embué des centaines de paires d’yeux en chantant le “Tant com me quedarà” de Jordi Barre. « Tant qu’il me restera un souffle de vie, tant qu’il me restera une goutte de sang, je te chanterai douce terre… ». Même les platanes ont frissonné, une dernière fois. Et ce fut au tour des anonymes de rendre hommage à “leur” Christian. Ces Catalans anonymes, qu’il aimait tant, se sont enfin avancés. Recueillis, sincères et respectueux. Des yeux rougis, des nez qui coulent, des lèvres qu’on mordille pour retenir les larmes, des regards pudiques adressés à une famille figée dans la dignité, des mains qui se serrent puis se desserrent pour effleurer le cercueil pendant que dans les enceintes Barbara chante qu’« Il faut savoir se quitter ». Ce long cortège de peine n’en finit plus de défiler. Trois heures après le début de la cérémonie, le cercueil quittait la promenade sous les applaudissements. Les cendres de Christian Bourquin seront dispersées dans “son” pays catalan. Frédérique Michalak - Un grand merci à Tonton Jo pour les photos ©millas, christian bourquin, L'Indépendantmillas, christian bourquin, L'Indépendantmillas, christian bourquin, L'Indépendantmillas, christian bourquin, L'Indépendantmillas, christian bourquin, L'Indépendant

Dans un dernier battement d’ailes…

Et soudain, comme par magie, le vent s’est tu, laissant s’envoler par-delà les platanes l’Aigle Noir de Barbara. Cette tramontane insoumise, généreuse et insaisissable a porté comme un symbole, durant toute la cérémonie, le souffle combatif de Christian Bourquin. « Christian était un homme d’action, mais il avait aussi du style », chuchote Annie, 25 ans, secrétaire. À l’ombre de la place centrale, on est ici entre soi, à Millas. Ici, on donne d’ailleurs du Christian et chacun a sa petite anecdote. Christ prend la parole : « J’avais vingt-quatre ans, je cherchais du boulot. Il m’a trouvé une place dans un chantier intérimaire, ça ne s’oublie pas. Il laisse l’image d’un homme qui ne baissait jamais les bras ». Ainsi, hier, ils étaient près de quatre mille anonymes à s’être massés autour de la dépouille de Christian Bourquin, le phare politique des Catalans qui s’est éteint mardi au petit matin. La plupart ont voté au moins une fois pour lui, si ce n’est à chaque élection. « C’était un grand homme de gauche. Même à la tête de la Région, il a énormément bataillé pour notre département », admire Josiane, retraitée. Aux alentours, les commerces ont baissé pavillon, tandis qu’à l’angle du bien nommé “Café de la promenade”, une quinzaine de registres de condoléances reçoivent le dernier hommage de la population.

Avec l’accent catalan


10h30, les cloches sonnent. Un homme se signe au passage du cercueil, orné d’une rose rouge. Les premiers rangs répriment leurs larmes, le silence est d’or. Manuel, enseignant dans le Conflent, a pris sa journée pour dire ses remerciements à l’ancien maire de Millas : « C’est un jour triste. Christian Bourquin a laissé sa marque en matière culturelle et environnementale. » Et de citer le Bus à 1 euro, la forteresse de Mont-Louis, le Parc naturel marin, le Mémorial de Rivesaltes… « Je ne savais pas qu’il avait réalisé tout ça », lâche une voix, saluant le discours du vice-président de la région, Jean-Claude Gayssot. Les hommages politiques se succèdent, les souvenirs affleurent. Alain, soixante-neuf ans : « On est originaire du même village, Saint-Féliu-d’Amont. Ma soeur était à l’école primaire avec lui. Je ne partageais pas toutes ses idées mais, avoir eu un président de Région, député et sénateur, pour un petit village de quatre cents habitants, c’est extraordinaire. » Au loin, le portrait géant de Christian Bourquin adresse un généreux sourire à la foule silencieuse, compacte, immobile. Puis les paroles de Jordi Barre ont résonné. Moment d’intense émotion. « Tu étais encore bien jeune quand on s’est dit que tu serais l’intellectuel de la famille », a confié son grand frère Jean-Pierre. Oui, mais avec l’accent catalan. Vincent Couture

Le discours de Manuel Valls

millas,christian bourquin,discours,manuel valls« Christian Bourquin va manquer, à ses proches d’abord, au débat politique bien sûr, ici comme à Paris, et à cette terre du sud qu’il aimait tant. Je connaissais Christian Bourquin depuis longtemps, notre dernière rencontre a eu lieu en juillet, malgré la maladie, je l’avais trouvé comme toujours énergique et passionné. Je me souviens de cette formule qu’il a avait inventé : l’accent catalan de la République française. Il était en effet profondément catalan, républicain et socialiste, et ça n’a rien à voir avec une carte. De la Catalogne il connaissait chaque canton, chaque village de ce territoire souvent oublié, méprisé de Paris. Il était un bon marcheur formé dans ces Pyrénées, cette belle Cerdagne, sur les pentes du Canigou qu’il aimait arpenter (...) Il m’avait offert un bâton de marche avec les couleurs du conseil général, les couleurs sang et or de la Catalogne; je l’ai toujours, il m’a suivi à Beauvau et aujourd’hui à Matignon. Il avait la culture du rugby et j’ai vibré à ses côtés il y a quelques années au Stade de France quand l’USAP a gagné un trophée important. Avec lui, on pratiquait le viril mais correct. C’était aussi un homme de culture. Un jour, à la préfecture des P.-O, quand j’étais ministre de l’Intérieur, il m’avait parlé musique et peinture. Il était profondément Catalan et totalement républicain. La République n’était pas pour lui un vain mot. Pour lui, la République était aussi l’exigence de servir ses concitoyens. On dit tant de mal d’eux et pourtant, l’immense majorité d’entre eux est là pour servir. À l’image de Christian Bourquin, beaucoup donnent leur vie, s’engagent jusqu’à leur dernier souffle pour servir et pas se servir. Maire, conseiller général, député, président du conseil général puis du conseil régional, sénateur; c’est un parcours exceptionnel. Un élu comme sans doute on n’en retrouvera pas, il avait tout gagné et a fait gagner la gauche et les socialistes ici, dans les P.-O. Aujourd’hui, au nom du gouvernement de la République, je veux dire à sa famille, ses enfants, sa compagne, que la voix toute particulière de Christian Bourquin nous manquera mais résonnera toujours dans les mémoires. De Català a Català : adéu Christian Bourquin ».

29.08.2014

Obsèques de Christian Bourquin : les hommages en images (VIDEO)

TV Sud vous propose de retrouver quelques moments forts de cette cérémonie.

Le Premier ministre, Manuel Valls, a rendu hommage vendredi au président du Languedoc-Roussillon et sénateur des Pyrénées-Orientales Christian Bourquin décédé mardi, lors d'une cérémonie républicaine à Millas qui a réuni près de quatre mille personnes. 

Le président du Sénat Jean-Pierre Bel, la ministre des Affaires sociales, des Droits des femmes et de la Santé, Marisol Touraine et de nombreux élus de la région et du département assistaient aussi à cette cérémonie en présence de la compagne de Christian Bourquin, Ségolène Neuville, actuelle secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l'exclusion.

Le salut des anonymes et de la France à Christian Bourquin

Des milliers de personnes sont attendues ce matin à Millas où se tiennent les obsèques du président de la région. Tout un peuple, et même des ministres, pour un dernier adieu.

millas, christian bourquinA Millas, les citoyens ont défilé dans la chapelle ardente pour dire leur tristesse.

Aux côtés du premier ministre Manuel Valls, ils devraient être plusieurs milliers d’anonymes ce matin sur la promenade des platanes de Millas pour assister aux obsèques civiles de Christian Bourquin.

Depuis deux jours, nombreux sont les Perpignanais qui sont venus rendre un dernier hommage « à leur président ». Que ce soit à la Maison de la Région ou dans la salle Guy Mallet du Conseil général, ils témoignent en quelques lignes leurs émotions au travers des registres de condoléances installés dans les deux lieux.

A la lecture des mots chaleureux couchés sur le papier et où le tutoiement est le plus souvent de vigueur, s’étale la relation particulière, remplie de camaraderie et de proximité, qu’entretenait Christian Bourquin avec les Catalans. « Des hommes de ta stature et de ton courage sont de plus en plus rares », « Merci pour ce que tu as fait », « Adieu Camarade » peut-on lire dans ces derniers témoignages en signe d’adieu.

« La Catalogne a perdu un fils »

Présente hier au conseil général, Jeanine est venue tout naturellement à Perpignan pour laisser cette trace écrite. Les yeux rougis par l’émotion, elle ne cache pas sa tristesse. « Je ne vous dirai pas ce que j’ai écrit mais c’était un grand Catalan. Je l’ai connu petit garçon et j’ai eu la chance de le revoir quelques années plus tard. C’était un homme proche des gens, toujours à l’écoute et qui a surtout fait beaucoup pour son département. Malgré la maladie, il était capable de grandes choses et aujourd’hui, la Catalogne a perdu un fils ».

Camarade de route, Georges nous parle « d’un grand homme. Avec lui, les socialistes ont trouvé un leader naturel qui ne doit sa carrière politique qu’à son esprit battant. Quatre jours avant que la maladie le terrasse, il continuait à se battre sur les dossiers qui lui tenaient à cœur. C’est dire la force de cet homme. On le regrettera longtemps ».

Marc, salarié du conseil général se souvient lui aussi d’un homme à l’écoute « des employés des collectivités qu’il dirigeait que ce soit à la mairie de Millas, au conseil général ou à la Région. Il y avait
certes l’animal politique qui a fait tant pour notre département, mais il y avait aussi l’homme profondément respectueux de ses agents. Qu’il repose en paix car nous continuerons, là où nous sommes, à faire chanter l’accent catalan de la République française, que ce soit en plaine ou au sommet du Canigou ». Julien Marion

millas, christian bourquinA Perpignan ou à Millas, les marques d’affection se sont multipliées hier.
millas, christian bourquin Des gerbes de fleurs envoyées de tout le Languedoc-Roussillon et même de Provence. Photos Nicolas Parent.