18.12.2014

«Noël en déco» avec l’expo de «Gino»

millas,gino,exposition► Les œuvres de l’artiste Gino exposées jusqu’au 28 décembre.

Jean Gomez dit «Gino», enfant du pays, expose ses nouvelles conceptions et réalisations de meubles et d’objets à l’espace du parc Bombes. Artiste créateur de mobilier contemporain, chez «Gino», la création naît du cœur. La volupté et l’ergonomie des courbes qu’il façonne engendrent émotion et sensualité. Le métal et le bois ont toujours la cote. A voir du 20 décembre au 28 décembre de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 19 h. Le 25 décembre fermé.

27.11.2014

Les Catalans ont dédicacé

millas, dédicace, sébastien piera, seb, joseph tolza, les catalans, galdric et le secret des comtes, catalan► Les auteurs à la pâtisserie

Sébastien Piera, alias Seb, dédicaçait avec Joseph Tolza, le tome II de la bande dessinée, « Les Catalans », intitulé « Galdric et le secret des comtes », qui vient de sortir. Révélations sur l’histoire oubliée de la Catalogne médiévale... Mais c’est avant tout l’histoire d’une rencontre entre Catalans. Celle d’un « jeune homme » de 83 printemps, écrivain et historien millassois, féru de culture avec un dessinateur de presse trentenaire, originaire de Cerdagne, plus habitué à croquer l’actualité pour l’Accent Catalan, France 3 ou L’Indépendant. Vu leur complicité, on se demandait bien qui pouvait être Galdric et qui pouvait être Jep ? Pour leurs secondes incursions dans la BD, les deux complices offrent à un large public, leurs histoires passionnantes à la fois drôle et pédagogique, tendre et humaine, une bonne idée de cadeau, pour les fêtes de fin d’années.

10.11.2014

Seb et Josep dévoilent l’Histoire secrète des Catalans

millas, les catalans, Galdric et le secret des comtes, Josep Tolza, Seb, bande dessinéeLe tome II de la bande dessinée “Les Catalans”, intitulé “Galdric et le secret des comtes”, vient de sortir. Révélations sur l’Histoire oubliée de la Catalogne médiévale.

millas, les catalans, Galdric et le secret des comtes, Josep Tolza, Seb, bande dessinéeSeb et Josep viennent de publier le tome II des aventures du jeune Galdric, qui fait découvrir au lecteur l’Histoire catalane.

Glorieuse épopée que celle du peuple catalan. « Au XIe siècle, la Catalogne était le pays le plus riche d’Europe chrétienne. Il a été le premier à avoir une monnaie d’or », assure l’homme de lettres millassois Josep Tolzà, dont les recherches ont servi de base à la BD Les Catalans. Selon le dessinateur de la série, Seb, l’opulence de la Catalogne ne devait rien au hasard: « A l’époque, à Barcelone, juifs, chrétiens et musulmans avaient droit de cité. Le système féodal a mis plus de temps à s’imposer qu’ailleurs. Tout homme possédait sa terre. Et les femmes aussi, puisque la dot n’était pas dissoute dans le mariage ». La thèse développée, en images, par Josep et Seb s’appuie sur les actes notariés catalans, qui constituent selon eux le plus grand fonds du genre au monde.

Des hommes libres
« Tout a commencé quand j’ai découvert dans un ouvrage d’Histoire un acte de 825, signé par un notaire du Conflent et concernant la vente d’un terrain entre deux paysans, se souvient Josep. Le fait que des paysans puissent vendre leurs terres prouve bien qu’il n’y avait pas de seigneur ! ». Suite à cette prise de conscience, Josep commence à s’intéresser à la législation catalane d’alors. Et reconstitue la Llei Vella, « la coutume des hommes de la montagne », une loi orale qui aurait posé les bases d’un état quasiment démocratique avant l’an mil.
« J’avais une culture historique issue de ma formation à l’école de la République française, indique Seb. Josep met en porte-à-faux certaines choses qu’on m’a apprises. L’Histoire des Catalans est une histoire qui n’a pas pu s’écrire. Pour se construire, les états français et espagnols ont été obligés de la passer sous silence ». Les thèses de Josep n’ont pas manqué de séduire le jeune dessinateur . « Il raconte l’histoire d’hommes libres qui savent réfléchir par eux-mêmes. C’est ça que j’ai trouvé chouette », s’enthousiasme
Seb.

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Sorti en 2012, le tome I des Catalans s’est d’ores et déjà écoulé à plus de 10000 exemplaires. Le tome II, intitulé Galdric et le secret des comtes, en est la suite logique. Il débute avec l’arrivée au pouvoir, en 947, de Borrell II, le petit-fils du premier comte de Catalogne, Guifred le poilu. Et se termine à la mort de Ramon Berenguer III, le dernier comte de Barcelone à ne pas être en parallèle souverain d’Aragon. Si dans l’ouvrage, l’indépendance d’esprit des Catalans médiévaux est portée au pinacle, il n’en va pas de même de l’intégrité des comtes de Barcelone. Ces derniers dissimulent en effet un lourd secret... La BD évoque également diverses innovations artisanales et culturelles que Josep et Seb attribuent aux Catalans. Comme la mise en place de systèmes d’irrigation complexes ou l’invention de l’acier. Sans oublier la première révolte populaire sans effusion de sang qui aurait permis, en 1027, aux paysans catalans de mettre fin aux razzias des féodalistes cherchant à confisquer leurs terres. Selon Josep et Seb, c’est ce mouvement qui aurait poussé l’église acculée à instaurer la Trêve de Dieu. Une BD à la fois drôle et riche en révélations fracassantes. Arnaud Andreu

► Les Catalans Tome II paru le 6 novembre aux éditions Au Diable Vauvert. 12 euros. Dédicaces : le 12 novembre, à partir de 18 h 30, dans le hall Guy-Malé du conseil général (présentation de la BD), le 15 novembre au Leclerc Nord et le 22 novembre à la librairie Cajélice.

27.10.2014

La Légion d’honneur remise à Martine Badmington

C’est pour sa carrière dans l’Éducation nationale que la principale du collège a été honorée.

millas, légion dhonneur, martine badmington, christian philipMartine Badmington et son parrain Christian Philip.

Sur proposition de Christian Philip, ancien recteur de l’académie de Montpellier, de 2009 à 2013, au ministre de l’Éducation nationale pour services rendus à l’école et à la République pendant 43 ans, dont 23 de direction de collèges dans trois académies, six postes, (1990-2013) Rouen, Aix-Marseille et Montpellier, de 2009 à 2013, le décret du 18 avril 2014 a nommé Chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur, Martine Badmington, née Dubos, le 21 mai 1951, à Evreux dans l’Eure (Normandie), institutrice, PEGC puis personnel de direction.

Christian Philip choisi pour parrain, par la récipiendaire, a remis dernièrement la récompense à Martine Badmington, principale de collège honoraire depuis septembre 2013, domiciliée dans la commune depuis février 2010, précédemment décorée Chevalier dans l’ordre des Palmes académiques depuis 2009, dans l’académie d’Aix-Marseille. La cérémonie a eu lieu à la mairie de Millas, accueillis par Damienne Beffara, maire, en présence de Michel Rouquette, inspecteur académique, M. Pares, maire de Pia, doyen des maires et ami de la famille, le lieutenant-colonel Gérard Blanc, de la Société des membres de la Légion d’honneur des P.-O., portant le drapeau du 1er Ordre national.

■  Eloges

Après les nombreux discours, le recteur M. Philip, accrochait l’insigne après un bel éloge, rappelant les origines paysannes modestes, l’envie très jeune d’aller à l’école, des convictions et investissements divers (14 ans maire adjointe en Normandie), les relations internationales dans les comités de jumelage avec l’Angleterre et l’Allemagne, et la réussite dans des postes difficiles de direction avec la considération de tous, hiérarchie, personnels, parents.

La réception fut suivie d’un vin d’honneur et d’un buffet, offerts conjointement par la municipalité et la récipiendaire ou plus de 80 invités, voisins, amis, élus, enseignants, commerçants se sont retrouvés dans le parc de la maison du parc.

03.10.2014

L’USM ne retrouvera pas ses seniors cette saison

La réunion de la dernière chance n’a débouché sur rien : les seniors de l’équipe de rugby de Millas ne repartiront pas en Honneur.

millas, USM, école de rugbyReverra-t-on les joueurs de l’USM affronter Elne comme la saison dernière ?

Cette saison, l’équipe de rugby de Millas a été mise en sommeil. Alors qu’elle a été finaliste Honneur la saison dernière, l’USM n’aura pas d’équipes seniors en championnat cette année. La réunion qui s’est tenue le 19 septembre dernier entre le président du comité Pays catalan et le maire de Millas n’a pas permis de trouver de solution, notamment en raison du départ de 29 joueurs dans d’autres clubs et de 6 autres en “retraite” sportive.

Après cette douche froide, et la météo de circonstance ces derniers jours, comment réagissent les habitants de Millas.

Ce qu'ils en pensent

millas,usm,école de rugbyMadeleine, une habitante

« Que dire… C’est catastrophique. Mon fils y faisait du rugby. Mais, on n’a plus de soutien. Cela apportait beaucoup aux commerçants et à la vie de la commune. Le village a gros à perdre ».

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David, garagiste à Saint-Féliu-d’Amont

« Ancien joueur jusqu’en junior, cela me “fout les boules”. Déjà l’année dernière, il n’y avait pas de cadets et de joueurs. il devait y avoir un souci, mais quoi ? Pour l’avenir, j’espère que quelqu’un, ancien joueur ou dirigeant, quelqu’un de vaillant et qui comprenne les jeunes, puisse relancer le club pour jouer comme à l’époque pour le clocher ».

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Pascal, boucher-charcutier à Millas

« C’est très dommage, vraiment très dommage. Cela donnait de l’animation et de la vie le dimanche, les jours de matchs, c’était bon pour le commerce et le village. Pour une ville de 4000 habitants, c’est vraiment dommage, surtout qu’on a été surpris : on l’a appris au dernier moment alors que pourtant en fin de saison dernière, on nous laissait augurer des jours meilleurs. D’où le choc ».

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Hugo, ancien joueur de l’US Millas

« Je suis dégoûté, Millas, c’est un club mythique connu dans tout le département pour son école de rugby et sa première. Que vont faire les anciens le dimanche ? Avant, ils pouvaient voir les jeunes jouer et suivre leur évolution et surtout se retrouver pour l’après-match. Étant, pour des raisons professionnelles, joueur à Bompas, cela m’aurait permis de jouer contre mes anciens copains. Si le club remonte l’année prochaine, il faudra que ce soit avec des potes à moi avec qui j’ai fait mon école de rugby et que d’anciens joueurs partis reviennent ».

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Geneviève, boulangère

« C’était convivial, chacun donnait un coup de main, on se sentait bien. Autant de départs de joueurs, ce serait dû à une mauvaise entente entre dirigeants et joueurs, d’après ma clientèle. On a une désagréable sensation d’inachevé. On a rien fait pour la garder ».

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Bernard, client de la boulangerie

« Le dimanche, c’était la sortie, on s’amusait, une sorte de 3e mi-temps, quand un village perd son rugby et sa pâtisserie, ce n’est pas bon signe. J’espère que cela repartira avec des joueurs de Millas, ayant l’esprit de clocher, car cela nous manque énormément ».

30.08.2014

«De Català a Català» l’adieu à Christian Bourquin

4000 personnes ont rendu hier matin un dernier hommage au président de région et sénateur des P.-O. décédé mardi matin. Une cérémonie hors norme à laquelle assistait le Premier ministre.

millas, christian bourquin, L'IndépendantUne foule immense et le bruissement des branches de platanes doucement secouées par la tramontane. C’est comme ça que Christian Bourquin est parti hier matin. Accompagné dans sa dernière marche par cette douce manifestation d’une fin d’été catalan et par ceux qu’il aimait, et ceux qui l’aimaient. Sa famille, ses deux enfants et leur maman, sa compagne, son frère, ses quelques amis sincères et tous ces Catalans qui lui ont offert silence et respect.

« Profondément catalan, totalement républicain »

Et bien sûr il y avait les “officiels”. Des centaines de maires et adjoints, des parlementaires des cinq départements, des présidents de conseils généraux, des préfets, le président du Sénat Jean-Pierre Bel, la ministre de la Santé Marisol Touraine, ministre de tutelle de Ségolène Neuville, et sa collègue en charge de la Famille, Laurence Rossignol. Et il y avait le Premier ministre. Une première pour le département car jamais un chef de gouvernement n’avait participé aux obsèques d’un politique local. Manuel Valls était non seulement présent mais il a aussi prononcé un discours (lire ci-dessous). Un très bel hommage, pétri de références personnelles et d’accents catalans : « Christian Bourquin va manquer, à ses proches d’abord (...) à cette terre du sud qu’il aimait tant (...) il connaissait chaque canton, chaque village de ce territoire si souvent oublié, méprisé de Paris (...) il était profondément catalan et totalement républicain (...) De Català a Català, adéu Christian Bourquin ».

« Un vaillant, un guerrier »

Avant lui, quatre proches avaient pris la parole, concluant tous leur intervention dans un sanglot. Son frère aîné Jean-Pierre a parlé de « la fierté que je ressentais à être un Bourquin ». Son ami le conseiller général Michel Moly a évoqué sa « pudeur face à ses problèmes de santé (...) Christian plaçait au-dessus de toute sa fierté du pays catalan et donnait toute sa vie aux P.-O. et à ses habitants ». Le vice-président de Région, Jean-Claude Gayssot a dessiné « un vaillant, un guerrier. Fallait pas nous faire ça, fallait pas nous quitter ». Le sénateur de Lozère, Alain Bertrand a salué un ami qui « aimait la prime à la castagne, avançait sans cesse dans un bruit de ferraille (et) ne voulait jamais reconnaître, à juste titre, que le Canigou était moins haut que l’Aubrac ». Ginette Moral, première adjointe à Millas, fut la voix d’un Millas «en deuil».

« Il faut savoir se quitter »

Et puis, il y a eu la voix magnifique de Jérôme Parrilla, adjoint au maire d’Ille-sur-Têt qui a embué des centaines de paires d’yeux en chantant le “Tant com me quedarà” de Jordi Barre. « Tant qu’il me restera un souffle de vie, tant qu’il me restera une goutte de sang, je te chanterai douce terre… ». Même les platanes ont frissonné, une dernière fois. Et ce fut au tour des anonymes de rendre hommage à “leur” Christian. Ces Catalans anonymes, qu’il aimait tant, se sont enfin avancés. Recueillis, sincères et respectueux. Des yeux rougis, des nez qui coulent, des lèvres qu’on mordille pour retenir les larmes, des regards pudiques adressés à une famille figée dans la dignité, des mains qui se serrent puis se desserrent pour effleurer le cercueil pendant que dans les enceintes Barbara chante qu’« Il faut savoir se quitter ». Ce long cortège de peine n’en finit plus de défiler. Trois heures après le début de la cérémonie, le cercueil quittait la promenade sous les applaudissements. Les cendres de Christian Bourquin seront dispersées dans “son” pays catalan. Frédérique Michalak - Un grand merci à Tonton Jo pour les photos ©millas, christian bourquin, L'Indépendantmillas, christian bourquin, L'Indépendantmillas, christian bourquin, L'Indépendantmillas, christian bourquin, L'Indépendantmillas, christian bourquin, L'Indépendant

Dans un dernier battement d’ailes…

Et soudain, comme par magie, le vent s’est tu, laissant s’envoler par-delà les platanes l’Aigle Noir de Barbara. Cette tramontane insoumise, généreuse et insaisissable a porté comme un symbole, durant toute la cérémonie, le souffle combatif de Christian Bourquin. « Christian était un homme d’action, mais il avait aussi du style », chuchote Annie, 25 ans, secrétaire. À l’ombre de la place centrale, on est ici entre soi, à Millas. Ici, on donne d’ailleurs du Christian et chacun a sa petite anecdote. Christ prend la parole : « J’avais vingt-quatre ans, je cherchais du boulot. Il m’a trouvé une place dans un chantier intérimaire, ça ne s’oublie pas. Il laisse l’image d’un homme qui ne baissait jamais les bras ». Ainsi, hier, ils étaient près de quatre mille anonymes à s’être massés autour de la dépouille de Christian Bourquin, le phare politique des Catalans qui s’est éteint mardi au petit matin. La plupart ont voté au moins une fois pour lui, si ce n’est à chaque élection. « C’était un grand homme de gauche. Même à la tête de la Région, il a énormément bataillé pour notre département », admire Josiane, retraitée. Aux alentours, les commerces ont baissé pavillon, tandis qu’à l’angle du bien nommé “Café de la promenade”, une quinzaine de registres de condoléances reçoivent le dernier hommage de la population.

Avec l’accent catalan


10h30, les cloches sonnent. Un homme se signe au passage du cercueil, orné d’une rose rouge. Les premiers rangs répriment leurs larmes, le silence est d’or. Manuel, enseignant dans le Conflent, a pris sa journée pour dire ses remerciements à l’ancien maire de Millas : « C’est un jour triste. Christian Bourquin a laissé sa marque en matière culturelle et environnementale. » Et de citer le Bus à 1 euro, la forteresse de Mont-Louis, le Parc naturel marin, le Mémorial de Rivesaltes… « Je ne savais pas qu’il avait réalisé tout ça », lâche une voix, saluant le discours du vice-président de la région, Jean-Claude Gayssot. Les hommages politiques se succèdent, les souvenirs affleurent. Alain, soixante-neuf ans : « On est originaire du même village, Saint-Féliu-d’Amont. Ma soeur était à l’école primaire avec lui. Je ne partageais pas toutes ses idées mais, avoir eu un président de Région, député et sénateur, pour un petit village de quatre cents habitants, c’est extraordinaire. » Au loin, le portrait géant de Christian Bourquin adresse un généreux sourire à la foule silencieuse, compacte, immobile. Puis les paroles de Jordi Barre ont résonné. Moment d’intense émotion. « Tu étais encore bien jeune quand on s’est dit que tu serais l’intellectuel de la famille », a confié son grand frère Jean-Pierre. Oui, mais avec l’accent catalan. Vincent Couture