18.06.2013

Confrérie des chevaliers du goûte boudin Pascal et Théo Laffitte médaillés

millas, pascal laffitte, théo laffite, confrérie des compagnons du gôut, médaille dérgent, chevaliers du goûte-boudin. boudin traditionnel, second apprentiPascal Laffitte, le très réputé boucher-charcutier de l'avenue Jaurès, collectionne les titres et les diplômes. Sa spécialité ? Le boudin noir élaboré selon une recette immuable – sang de porc additionné de gras et d’oignons - avec une palette d'assaisonnements dont il conserve jalousement le secret, on le comprend. Pas de colorants ni additifs, du porc du Languedoc uniquement. Tout au plus, il confesse y adjoindre un tour de main spécifique.

Tombé très jeune dans la marmite, il totalise un nombre d'heures hebdomadaires impressionnant, comme tous les artisans. « Pour me maintenir au meilleur niveau, je me place tous les jours en situation de concours, question de principe, par respect pour mes clients ». Une exigence de qualité qui satisfait les palais des gourmets.

Notre homme est un habitué des concours, d'ailleurs, comme en témoignent les multiples diplômes qui tapissent les murs du magasin, sacré par la confrérie des Compagnons du goût, sélectionné parmi les meilleurs artisans de France. Le dernier en date lui a été décerné par la confrérie des chevaliers du goûte boudin, une médaille d'argent, en catégorie « Boudin Traditionnel ». Cela fait maintenant trois générations qu'on est boucher charcutier chez les Laffite. Et la relève se prépare avec son fils Théo qui a obtenu le titre de Second Apprenti pour sa fabrication « Boudin Traditionnel ».

13.06.2013

Conférence sur les femmes illustres de Méditerranée

millas,jean-pierre bouscat,femmes illustres de méditerranée,pâtisserie lopezL'Histoire est misogyne et les dictionnaires historiques également, c'est le constat fait par le Méditerranéen Jean-Pierre Bouscat. Passionné d'histoire et de civilisation méditerranéenne, dans son dernier livre, il brosse le portrait de 60 femmes qui ont joué un rôle important en Méditerranée et pris en main leur destin, depuis l'antiquité jusqu'au XXe siècle. Il tente de redonner à la femme sa juste place dans l'histoire. Dans ces tranches de vie, tous les thèmes de l'activité humaine sont abordés : politique, religion, littérature, peinture, musique, sociologie… Un florilège de talents, de l'intelligence, de l'audace, des aventures… pour un voyage original dans l'espace et dans le temps, à la rencontre de femmes qui méritent d'être mieux connues… L'auteur présentera son dernier livre : "Femmes illustres de Méditerranée", à la pâtisserie Lopez, le vendredi 14 juin dès 18 h 30.

30.05.2013

Première projection du film en hommage aux gitans

millas,andré soucarrat,philipe anglade,damienne beffara,joseph cargol,mario leme,mossa,la paya,ely puixeda,helene grayAndré Soucarrat (à droite) et les acteurs ont présenté le film. PHOTO/© D.R

Pas de paillettes, ni de tapis rouge, samedi dernier au centre socioculturel mais l'affluence était là comme à Cannes, pour la projection du 163e court-métrage d'André Soucarrat : "Hommage aux gitans, de Mossa à la Paya". La projection de ce film, dans la ville où le réalisateur André Souccarat fût sauvé de la noyade, en 1954, par Manuel Leme, avait quelque chose d'émouvant et de prenant. Le réalisateur désirait rendre hommage à cette communauté en témoignage de sa gratitude. Grâce à l'aide de Mario Leme (fils de Manuel) et de Joseph Cargol, Le réalisateur a pu monter son film, étayé d'articles, de photos, mêlant habilement galerie de portraits et interviews. Mais c'est sans nostalgie qu'il leur donne la parole et surtout filme leur culture musicale. Virevoltant habilement entre le passé, le présent et l'avenir, André Souccarat apporte une belle leçon de vie en développant les rapports humains, une belle tranche de vie sur plusieurs générations. Laissant la porte ouverte quant au lien entre les gitans et les "gadjés", il n'en est pas moins un film original sur une communauté qui n'est pas forcément très connue, mis à part les clichés ou les archétypes répandus dans la société.

13.05.2013

La "Casa de la Pesca" a son emblème

Le "Pêcheur", oeuvre d'une équipe de ferroniers, trône désormais devant la maison de la pêche. Une sculpture déjà très admirée.

millas, ferronnerie catalane, le pêcheur, casa de la PescaDu savoir-faire et de savants calculs ont permis à l'œuvre de prendre corps. PHOTO/© D.R

C'est donc grâce à l'association de Ferronnerie catalane que plusieurs compagnons ont forgé et œuvré simultanément pour assembler cette sculpture, le "Pêcheur", faisant honneur à la Fédération des Pyrénées-Orientales pour la pêche et la protection du milieu aquatique. Les ferronniers d'art ont fait montre, une fois de plus, de tout leur savoir. Une œuvre que le public peut découvrir en passant devant la "Casa de la Pesca" (maison de la pêche) et qui lors de son assemblage a créé un peu plus l'événement. Sous les yeux ébahis d'un public, toujours plus nombreux, les ferroniers ont réalisé cette magnifique sculpture durant deux jours. Le "Pêcheur" a été forgé en public sur les berges du lac et mise en place à la "Casa de la Pesca". Une fois de plus, les ferronniers, qui pour la plupart sont membres de l'association de Ferronnerie catalane, ont assuré le spectacle. Loin d'être "marteaux", ces passionnés ont travaillé la sculpture au bord du lac communal. Puis dimanche dernier, les forgerons de l'association retournaient au travail pour installer solidement et fixement le "Pêcheur" qui trône désormais au pied de la "Casa Pesca" (voir notre encadré). Par leur gentillesse et leur savoir-faire, ils ont largement contribué à faire connaître l'art de la forge, au public venu en nombre et éblouis par la beauté de leur création.

07.05.2013

Antoine Noguéra tape en touche

millas, antoine noguera, palau, broncos, ruxgy à XIII, Antoine Noguéra rêve de retrouver Baho en finale pour un dernier match de feu. PHOTO/© D.R

Palau reçoit Tonneins demain (16h), un des derniers rendez-vous du manager des Broncos depuis cinq saisons. Antoine Noguéra ne sera plus manager général de Palau la saison prochaine, c'est ce qu'il a annoncé dimanche aux joueurs. Une page se tourne. « Par rapport au projet je pense être arrivé au bout. J'ai connu comme manager trois titres un en Nationale 1 et deux en Élite 2, sur un cycle de cinq ans. Ça me travaillait, mais il fallait que je prenne une décision. Je ne sais pas faire les choses à moitié ». Ce passionné de rugby est né d'une double culture, dans ce bastion quinziste qu'est Millas, où même l'église Sainte-Eulalie est du XVe, mais se visite moins que le stade Roger-Roquefort. Élevé au grain de l'US Millas, avec Gilbert Ferrères comme premier éducateur, dans une famille où le patriarche Alphonse Noguéra a poussé l'éducation des siens dans le sens du travail et du devoir, il a partagé avec ses trois frères Joseph, Alphonse et François cette passion du rugby. « Si nous avons eu cette passion, je peux en remercier mon père. Avec Alphonse nous occupons des fonctions au comité du Roussillon, lui à XV, moi à XIII ».

Thuir, Collioure, Argelès, Ponteilla, USAP...

Sa carrière est faite de rencontres et pas des moindres. D'abord à l'US Thuir où, entre les mains de Jo Bolzoms il est sacré champion de France Reichel B, en battant Mazamet (22-17), aux côtés des Michel Margaillan, Tony Espel, Philippe Bey, Georges Barry, Jean Ruiz... Un club où il croisera aussi Georges Coste, Alain Texidor, Jean Dunyach. Avant de poursuivre par Collioure, Argelès, Ponteilla, où il jouera avec son frère Alphonse. Puis se sera la Nationale B de l'USAP et quelques matches en première, dont le plus mémorable au stade Mayol à Toulon. Ce demi-de-mêlée malin suivait ensuite les consignes de Jean-Paul Villelongue et signait au XIII Catalan, où officiait Jacques Jorda, aux côtés des Guy Delaunay, Fifita... « J'ai vraiment touché là le haut-niveau on était presque semi-pro, on s'entraînait tous les jours. C'est de là qu'est venue ma passion pour le XIII ».

A Palau en 1992

En 1992, Antoine Noguéra signe à Palau, avec qui il dispute en fin de saison la finale à « Brutus » du championnat de France de Nationale 2 face à Cabestany. Il est sacré l'année suivante champion de France de Nationale 1 en battant Lyon (25-14), avec Patrick Marginet, le père de l'actuel demi-de-mêlée des Broncos. Avant de revenir à XV à Thuir, Rivesaltes où il croise Francis Mas et de finir à Pia à l'âge canonique de 39 ans sous les couleurs de l'US Pia XV. Et maintenant Antoine c'est XIII ou XV ? « Je me sens mieux à XIII où les Dragons ont donné une véritable dimension et un réel engouement. Le fait d'avoir joué à XV me permet de porter un autre jugement ». Cela ne doit pas être triste en famille ? « Il y a toujours des piques, mais on sait que l'engagement vers le haut-niveau à XIII comme à XV est le même. On se comprend ». Dans son rôle de manager, il prend une part importante dans le recrutement. « J'ai eu carte blanche. C'est une tâche importante et motivante ». Et puis il y a ce rôle d'homme de terrain plus proche du banc de touche que de la tribune. « Je ne concevrais pas d'être manager sans être proche des joueurs ». Ce sera encore le cas demain face à Tonneins, voire plus face à Baho en finale.

08.04.2013

Anciens cyclistes honorés.

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Damienne Beffara, Sylvain Sabatini, Francis imbernat tenant la carte.

Le froid et la pluie de ce lundi de Pâques, n’ont pas empêché la célébration du 35ème Grand Prix de Força-Réal. Sur la ligne, quelques minutes avant le départ, entre deux gouttes d’eau, un petit cérémonial était orchestré. Il y avait là, le Millassois Sylvain Sabatini, vainqueur de l’épreuve en 1956 sous les couleurs de la Pédale Sportive Millassoise. A ses côtés, trônait Francis Gimbernat, le vainqueur 1956, qui lui l’avait emporté sous les couleurs de Thuir. Madame Damienne Beffara maire, et Monsieur Henri Adroguer délégué aux sports félicitaient ces toujours jeunes anciens. Chacun d’eux recevait une plaquette souvenir.

27.03.2013

Terminus pour la "boîte à tonnerre"

Ancien wagon de la SNCF des années 1920, la "boîte à tonnerre" trouve aujourd'hui de nouvelles destinées. Au village, il fera bon dormir dans cette chambre d'hôte insolite.

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Ancien wagon de la SNCF des années 1920, la "boîte à tonnerre" trouve aujourd'hui de nouvelles destinées. Au village, il fera bon dormir dans cette chambre d'hôte insolite. La SNCF a reçu en 1945 au titre des dommages de guerre un important parc de voitures et fourgons à deux essieux allemands construits entre 1928 et 1930. Concentrées surtout dans l'est de la France, ces voitures assurèrent un trafic omnibus jusqu'en 1974. Elles ont un charme indéniable et sont surnommées "boîte à tonnerre" en raison de leur bruit de roulement caractéristique. Aujourd'hui, un de ces véhicules est dans la commune chez Pierre Lamolinairie et Céline Rosse qui ont racheté l'ancienne gare SNCF du village, une des plus vieilles gares du département datant de 1868.

Une nouvelle vie

Originaire de Cases-de-Pène, Céline était à la recherche d'une maison de caractère pour revenir dans la région avec son compagnon. Lors d'un repas au restaurant, elle aperçoit le panneau à vendre sur la façade de la gare. La chance faisant bien les choses et une personne s'étant désistée ce jour-là pour la visite, Céline visite les lieux. Ni une, ni deux, elle appelle son compagnon, ils ont tous les deux un coup de foudre pour le site. Des projets plein la tête, ils quittent leurs métiers et leurs régions pour assouvir leur rêve. Lui travaillait dans la sellerie nautique en Bretagne et elle était formatrice en Vendée. L'idée de respecter l'ambiance des lieux germe en eux. Dans son projet de réhabilitation du bâtiment, Pierre était à la recherche d'un ancien wagon pour l'installer dans son jardin. Ils trouvent sur Internet la perle qui leur manquait. Une "boîte à tonnerre" qui servait de syndicat d'initiative dans la commune d'Hachimette en Alsace. Aussi la traversée des villages et l'installation du wagon dans le jardin ont étonné et surpris plus d'un promeneur. Il faut avouer que le convoi était imposant et qu'un wagon traversant la voie ferrée et volant dans les airs est une vision assez rare de nos jours. Après l'achèvement des travaux, la gare et le wagon deviendront des chambres d'hôtes à l'esprit rétro, tout en gardant l'esprit ferroviaire des lieux. Un joli rêve qui se réalise.