01.06.2013

Une école intercommunale

Les écoles de musique sont devenues, au fil des ans, de petites entreprises qui permettent à de nombreuses personnes de vivre sur le territoire. Mais gérées par des bénévoles, elles ont de plus en plus de responsabilités. C'est pour faire face à cette situation complexe que depuis quelques années l'Union des écoles de musique du Pays Terres Romanes travaille sur un projet de création d'un groupement d'employeurs qui permettrait de décharger les bénévoles de la gestion des écoles. Ce projet devrait voir le jour à la rentrée prochaine. 

20.05.2013

La pêche au féminin

La fédération amis en place un programme d'initiation à la pêche et à la découverte de l'environnement, destiné aux futurs pêcheurs.

millas, fédération de pêche, casa de la pesca, ségolène neuville, damienne beffara, casa de la pescaDémonstration de pêche à la truite pour les dames. PHOTO/© D.R

Ce programme s'accompagne de diverses manifestations destinées à promouvoir de manière festive ce loisir masculin et de renouveler l'image de la pêche, encore trop désuète et qui traîne une image quelque peu démodée. Donc, dernièrement, seul le public féminin était invité à la pratique de la pêche autour des plans d'eau. Une occasion d'abord de conforter la carte promotionnelle "découverte femme" qui bénéficie de la réciprocité gratuite dans 73 départements adhérents au club Halieutique ou à l'entente Halieutique du Grand Ouest.

A l'honneur

Mais aussi la volonté de satisfaire un public qui représente 10 % des effectifs de la Fédération de pêche des P.-O. Les femmes, méritaient donc largement d'être mises à honneur. La journée s'est déroulée autour de trois ateliers animés par des moniteurs bénévoles venus des quatre coins du département et des salariés de la Fédération. Vingt-trois femmes étaient au rendez-vous et ont testé les différentes techniques de pêche proposées : pêche à la truite aux appâts naturels, pêche à la mouche et pêche aux leurres artificiels. Mmes Ségolène Neuville députée et Damienne Beffara, maire de la commune étaient présentes. Comme presque toutes les participantes elles ont eu le plaisir de prendre une ou plusieurs truites, de découvrir le loisir pêche et surtout un état d'esprit. A midi l'ensemble des participants s'est retrouvé dans les locaux de la Maison de la Pêche et de la Nature, autour d'une succulente paëlla cuite au feu de bois. L'accueil, la cuisine, le service et le rangement ont été assurés par les hommes. Toutes les participantes ont reçu un tee-shirt, un diplôme de pêche et une tombola récompensant cinq dames a terminé l'après-midi. Une journée de détente et de bonne humeur qui en appelle d'autres. Le rendez-vous est pris pour l'année prochaine.

13.05.2013

Autour du fer et du massif du Canigou

millas, casa de la pesca, le pêcheur, rené patau, fédération des pyrénées orientales pour la pêche et le mieu aquatique, canigou"Cette sculpture de 3 m de haut contemplera le Canigou, observera le temps et par sa qualité artistique contribuera à renforcer le portrait du pêcheur", soulignait par ces mots René Patau, président de la Fédération des Pyrénées-Orientales pour la pêche et la protection du milieu aquatique lors du discours inaugural. Il faut reconnaître que la sculpture, érigée au pied de la maison de la pêche et de la nature, la "Casa de la Pesca", est à la fois un élément d'une signalétique forte du loisir et de la pêche, mais aussi une œuvre témoignant de l'attachement des pêcheurs catalans au monde rural, à la montagne et aux pratiques comme la pêche et la chasse. Et c'est bien le mythique Canigou et le fer issu de son massif qui ont inspiré ce projet de sculpture où le pêcheur catalan est indissociable de la nature et de la montagne. "Posée sur une rivière, portée par les trois vallées qui traversent le département d'ouest en est, la sculpture rappelle que nos montagnes sont le domaine des eaux vives, des truites, que la diversité de nos cours d'eau fait la richesse du département et le bonheur des pêcheurs", précisait René Patau.

22.04.2013

"Le département serait-il devenu 'motophobe' ?" Une tortue lépreuse rare

Suite à l'annulation de l'enduro de Millas, la Fédération française de moto a déposé un recours administratif. L'ONCFS avait pourtant travaillé avec les organisateurs.

millas,moto club catalan,enduro jean louis guillem,oncfL'enduro de Millas, prévu le 24 février dernier, se présentait sous les meilleurs auspices, plusieurs champions internationaux s'y étaient d'ailleurs inscrits. Toutes les autorisations semblaient avoir été accordées jusqu'au moment où… un rapport de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage est venu faire vaciller l'édifice. Quinze mois de travail et un lourd investissement matériel définitivement perdus. "Nous sommes régis par les lois nationales, non ? Alors pourquoi peut-on organiser des compétitions d'enduro ailleurs et pas ici ?, interroge Jean-Louis Guillem, président du comité départemental motocycliste. Les P.-O. ne sont pas qu'un refuge de retraités. Il faut que les gens vivent. Nous avons dix concessionnaires moto et quatre équipementiers. Ce sont des emplois ! Mais il semblerait que le département soit devenu un peu 'motophobe'. En tout cas depuis l'incursion de l'ONCFS dans le milieu, depuis environ deux ans. Avant, on faisait une demande d'épreuve sportive, elle passait en commission de sécurité, on demandait l'avis des élus et en principe on obtenait l'autorisation. Maintenant, l'ONCFS fournit des rapports consultatifs sur lesquels s'appuient les institutionnels et on nous barre la route". Dans le cas de Millas, Jean-Louis Guillem affirme avoir travaillé dur 15 mois durant, obtenu les accords des élus, consultés 47 propriétaires et avoir eu leur approbation signée. Idem pour la commission de sécurité routière. Pire, il avait contacté les commerçants qui avaient prévu d'ouvrir leurs établissements, fait publier des affiches, obtenu des sponsors et encaissé les inscriptions. 150 pilotes, dont une dizaine de champions internationaux, des figures internationales ou encore des concurrents du Dakar. "Il a fallu tout rembourser ! Tout ça parce que l'ONCFS a écrit un rapport défavorable disant que nous traversions des zones sensibles. Mais nous les avons invités à nos réunions, ils ont eux-mêmes refait deux fois le tracé du circuit. Nous avons suivi toutes leurs directives… Bref, du coup la préfecture n'a pas donné son aval". En conséquence, il a été décidé qu'un recours en justice serait déposé au tribunal administratif de Montpellier par le biais de la fédération française de moto pour "excès de pouvoir". "Nous ne sommes pas des procéduriers, conclut Jean-Louis Guillem, mais je ne me résigne pas devant l'injustice. Je veux juste que les lois existantes soient appliquées"

Une tortue lépreuse rare

L'ONCFS avait pourtant travaillé avec les organisateurs

"En fait, sur le terrain, nous sommes les yeux de la sous-préfecture et de la Direction départementale des territoires et de la mer. Nous nous bornons à écrire un rapport, purement consultatif et nous ne donnons pas d'avis, explique un agent de l'ONCFS. En lisant notre rapport la DDTM a émis un avis défavorable car le circuit empruntait des parties d'espaces naturels non ouvertes à la circulation. Nous avons travaillé en bonne entente avec les responsables de l'événement et ils ont changé, il est vrai, l'itinéraire. Mais, malgré nos explications, ils ont maintenu des passages dans des zones protégées a fort intérêt faunistique. Notamment un endroit en bord de Têt où vit la tortue émyde lépreuse, une espèce très rare qu'on ne trouve en France que dans les P.-O. et un passage de ruisseau comportant des plantes humides rares. Si 150 motos y passent deux fois, un écosystème sera très endommagé... En fait, ces trajectoires avaient été maintenues, malgré notre discussion avec les responsables. La sous-préfecture a donc pris la décision qu'elle estimait la meilleure. Nous pensions que ces endroits seraient évités et nous avons donc été très surpris de l'annulation de l'enduro".

En janvier dernier, après des mois de travail, Jean-Louis Guillem président du Moto club millassois présentait l'affiche de ce qui devait être le premier enduro moto de Millas.millas,moto club catalan,enduro jean louis guillem,oncf

17.04.2013

Au fil de l'eau

Une balade autour du nouveau parcours d'eau a été dernièrement organisée, dans le cadre de la semaine du développement durable.

millas,développement durable,damienne beffara,françoise bigotte,robert olivehenri salvayre,gilbert bosc,denis bru,charte intercommunale canton de millasLe public a été à l'écoute des spécialistes locaux sur les ressources locales. PHOTO/© D.R

La semaine dernière, dans le cadre de la semaine du développement durable, la municipalité et la Charte intercommunale du canton de Millas, en partenariat avec la communauté de communes Roussillon-Conflent, a organisé une balade commentée autour du nouveau parcours d'eau. Un public nombreux a répondu à l'appel pour découvrir le parcours, mais aussi écouter les spécialistes locaux partager leurs connaissances sur la ressource locale en eau, sa préservation et sa valorisation. Mme le maire, les élus du conseil municipal, Françoise Bigotte, conseillère générale du canton de Millas et Robert Olive, président de la communauté de communes Roussillon-Conflent, ont également accompagné cette balade.

Buffet bio

D'abord bousculé par une forte tramontane, puis finalement sous un soleil radieux, le groupe a sillonné les lacs de Millas tout en écoutant les commentaires de M. Patau, président de la Fédération de pêche des Pyrénées-Orientales au fur et à mesure du la marche. Les marcheurs ont ensuite fait une pause aux jardins familiaux, où ils ont été accueillis par un propriétaire de parcelle et ont bénéficié des commentaires des élus municipaux Gilbert Bosc et Denis Bru. Le groupe a repris le cours du circuit, jusqu'au canal de Millas où Denis Bru, président de l'ASA du canal de Millas, a expliqué comment cette structure permettait l'irrigation des nombreux champs entourant la commune. Enfin, les participants se sont rendus à la Fédération de pêche où Henri Salvayre, docteur en hydrogéologie, leur a parlé des eaux souterraines des Pyrénées-Orientales et de leurs interactions. La balade s'est terminée par un buffet entièrement bio : les vins fournis par de domaine Carle Courty, les olives et tapenades par le mas Saint-Pierre, les jus de fruits par l'entreprise Sibio, le pain et les pizzas par Le Pain d'Eric, afin de clôturer sur quelques agapes ce circuit ludique permettant d'acquérir des notions essentielles sur la protection des milieux aquatiques des Pyrénées-Orientales.

29.03.2013

Billes en tête

millas,billes julie,us millas,usap,marc billes,eric billesFace à Montpellier dimanche, les "sang et or" pourront compter sur le panache de Julie Billes. Dijon, vendredi 15 mars 2013. La deuxième période entre la France et l'Ecosse vient d'être engagée, et une certaine Julie Billes étonne et détonne dans la foulée par un essai d'une rare audace. Description : suite au coup de pied très haut de la Montpelliéraine et ancienne Usapiste Aurélie Bailon, l'ailière tricolore picore le cuir sur les têtes adverses, et se faufile autour d'une foret de jambes pour boucler sa course dans l'en but. Une concrétisation pleine de culot et de panache qui symbolise parfaitement l'état d'esprit qui habite la Millassoise. Parce qu'elle est comme ça Julie Billes… Jouant au rugby comme elle vit, toujours pied au plancher. Et ça ne date pas d'hier. Ça remonte même à loin, lorsqu'à cinq ans immergée dans la discipline autour de Marc, son père, ancien joueur de l'USM et Eric, actuel arrière des "rouge et noir", elle faisait tourner en bourrique tous les garçons dans la catégorie "premiers pas". Et le supplice allait durer. Jusqu'en minimes, comme seule fille isolée au beau milieu des mecs, avant de rallier les cadettes du feu USAT.

Plus proche du roseau que du Chêne

Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts de la Canterrane. Et demain, l'aide soignante de la maison de retraite de Vinça qui fêtera ses vingt et un printemps, savoure sa troisième saison en Top 10. "Une année bizarre, souligne-t-elle. Une année qui a mal commencé avec une entorse du genou face à Lille, et à peine de retour j'enchaîne sur deux matches en club et avec l'équipe de France pour le Tournoi des VI Nations. Une malchance et enfin un vrai bonheur, un rêve de gosse qui s'est réalisé. Une sélection en équipe de France que j'avais comme objectif quand j'étais toute gamine…". Une récompense légitimée par de belles prestations en "sang et or", grâce à un travail colossal réalisé en amont lors des séances collectives, mais aussi individuelles sous les barres de fonte. Car si à ce jour encore son physique semble plus proche du roseau que du chêne, Julie Billes compense par une activité débordante, une nature incendiaire, insolente et téméraire. Même si elle confie qu'il lui reste du travail à faire pour progresser. "Sur ma technique, mon jeu au pied, ma vitesse, bref, sur tout…". Humilité, travail, remise en question, soit le trio indispensable vers un avenir gagnant. Et pas mal de rage aussi avant d'attaquer Montpellier dimanche à Roger-Ramis. "On a les moyens de l'emporter ! L'équipe est capable du meilleur comme du pire, mais on garde toujours comme ambition de remporter le titre. Ça commence par battre le MHRC !" Une perspective certes périlleuse mais pas impossible. Et l'USAP pourra compter sur la fougue et le talent de Julie Billes, pour s'y employer fermement. Julie Billes néo internationale de l'USAP.

27.03.2013

Terminus pour la "boîte à tonnerre"

Ancien wagon de la SNCF des années 1920, la "boîte à tonnerre" trouve aujourd'hui de nouvelles destinées. Au village, il fera bon dormir dans cette chambre d'hôte insolite.

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Ancien wagon de la SNCF des années 1920, la "boîte à tonnerre" trouve aujourd'hui de nouvelles destinées. Au village, il fera bon dormir dans cette chambre d'hôte insolite. La SNCF a reçu en 1945 au titre des dommages de guerre un important parc de voitures et fourgons à deux essieux allemands construits entre 1928 et 1930. Concentrées surtout dans l'est de la France, ces voitures assurèrent un trafic omnibus jusqu'en 1974. Elles ont un charme indéniable et sont surnommées "boîte à tonnerre" en raison de leur bruit de roulement caractéristique. Aujourd'hui, un de ces véhicules est dans la commune chez Pierre Lamolinairie et Céline Rosse qui ont racheté l'ancienne gare SNCF du village, une des plus vieilles gares du département datant de 1868.

Une nouvelle vie

Originaire de Cases-de-Pène, Céline était à la recherche d'une maison de caractère pour revenir dans la région avec son compagnon. Lors d'un repas au restaurant, elle aperçoit le panneau à vendre sur la façade de la gare. La chance faisant bien les choses et une personne s'étant désistée ce jour-là pour la visite, Céline visite les lieux. Ni une, ni deux, elle appelle son compagnon, ils ont tous les deux un coup de foudre pour le site. Des projets plein la tête, ils quittent leurs métiers et leurs régions pour assouvir leur rêve. Lui travaillait dans la sellerie nautique en Bretagne et elle était formatrice en Vendée. L'idée de respecter l'ambiance des lieux germe en eux. Dans son projet de réhabilitation du bâtiment, Pierre était à la recherche d'un ancien wagon pour l'installer dans son jardin. Ils trouvent sur Internet la perle qui leur manquait. Une "boîte à tonnerre" qui servait de syndicat d'initiative dans la commune d'Hachimette en Alsace. Aussi la traversée des villages et l'installation du wagon dans le jardin ont étonné et surpris plus d'un promeneur. Il faut avouer que le convoi était imposant et qu'un wagon traversant la voie ferrée et volant dans les airs est une vision assez rare de nos jours. Après l'achèvement des travaux, la gare et le wagon deviendront des chambres d'hôtes à l'esprit rétro, tout en gardant l'esprit ferroviaire des lieux. Un joli rêve qui se réalise.