15.09.2011

Visite de la tribune de Millars, chef d’œuvre d’art gothique

Journées Européennes du Patrimoine, 17 et 18 septembre 2011.

Dans les toutes premières années du XVe siècle, vers 1410 à peu près, aux alentours du fameux compromis de Casp, des embrouilles de l’anti-pape Benoit XIII, et de l’arrivée au pouvoir de la dynastie des Trastamars, les millassencs cassent leur tirelire. Dans les années qui précédaient, ils avaient rasé la vieille église romane, ne conservant que son clocher. Ensuite, la population entière s’était attelée comme manœuvre à la construction du nouveau bâtiment. Le mur du côté nord, celui qui longe l’impasse de l’église laisse toujours voir les contreforts qui soutenaient les arcs diaphragmes qui enjambaient la nouvelle nef et sur lesquels s’appuyait la charpente du toit. Simultanément ces contreforts à l’intérieur divise ce collatéral en chapelles particulières. Au travail des maçons s’ajouta celui des tailleurs de pierre. Le marbre qui fût choisi est celui de la carrière de Ceret. De ces blocs parfaitement calibrés, on éleva la magnifique baie ogivale qui orne (mais qui n’éclaire plus, parce que murée depuis le XIXe siècle), le nouveau chevet de l’église.

C’est en même temps que le chantier des charpentiers a été élevé au plus haut niveau de l’histoire de l’art. Les poutres de la charpente comme celles du plafond de la tribune sont peintes au sol et décorées de blasons avant d’être mises en place. Facile à vérifier. Les couleurs sont étalées sur toutes les faces de ces poutres y compris celles qui à leur tour supportent d’autres traverses. C’est cette observation qui permet de comprendre le chantier. Le contrat de peinture est gardé aux archives. L’appel d’offres avait été obtenu par un certains Joan Capdevila. Il est vraisemblable que ce même Capdevila et son atelier aient peint le retable dont il ne reste que la prédelle, exposée dans le musée de l’église. Ce retable était placé entre la table d’autel et le bas de la grande baie du chevet.

Les travaux du milieu du XIXe siècle ont en particulier surélevé la nef. En conséquence, les contreforts l’ont été aussi. Ce chantier eut pour finalité de construire une voûte de style néo-gothique et donc de refaire le toit, charpente incluse. Les poutres médiévales en bon état ont été réemployées, dans un bel esprit d’économie. Aujourd’hui l’accès à ces combles est à peu près impossible. Seules celles du plafond de la tribune sont visibles.

Aussi l’initiative de ces journées européennes du patrimoine est-elle de les rendre facilement accessible. Un échafaudage de sécurité est monté à cette fin. Il permettra aux visiteurs de s’élever à plusieurs mètres du sol et d’avoir ainsi à portée des yeux le fabuleux armorial de Millars. En effet, chacun des donateurs pour récompense à sa bienveillante générosité obtint du commanditaire le droit de faire peindre son blason (souvent rébus de son nom ou initiale de son patronyme) et d’adjoindre son portrait en extrémité de poutres dans un art pittoresque et expressionniste.
La visite vaut le déplacement et ce ne sera que les 17 et 18 septembre après-midi, seuls jours pour toute l’année. La visite est assurée par Jean Reynal, conservateur du patrimoine.

21.05.2009

Concert à l'Eglise Sainte Eulalie

L'ensemble vocal féminin POLYFOLIA (groupe de 7 chanteuses, avec la collaboration de Florence RAYNAUD et Jacques PLAVIER) donnera un concert le 24 mai 2009 à 17h00 à l'église de Millas.

En première partie : le Stabat mater de Pergolèse.

La seconde partie est consacrée à Rossini.

Entrée gratuite

07.10.2008

Un tableau de l'église Sainte Eulalie exposé

st Antoine.jpgDans le cadre de l'exposition "Patrimonis, 10 ans d'oeuvres restaurées en Pyrénées-Orientales", organisée par le Centre de Conservation et de Restauration du Patrimoine, du Conseil Général des Pyrénées Orientales, des présentations quotidiennes d'oeuvres restaurées sont réalisées par les restaurateurs du Centre. C'est dans ce cadre que  mercredi 8  octobre à 16H au de Perpignan, une restauratrice viendra présenter au public présent le travail qu'elle a mené sur l e tableau de Saint Antoine à l'Enfant (XVIIe siècle).

Ce tableau, patrimoine de l'Église Sainte Eulalie de Millas, est daté au revers de la toile à l'année 1693 et attribué à l'atelier Guerra. Il montre Saint Antoine en pied tenant l'enfant Jésus à bout de bras. Trois têtes de chérubins, ornés d'ailes, occupent le haut de la toile. Il s'agit d'une scène terrestre sur une estrade en bois, et dans laquelle tous les attributs du saint sont à terre ; fleur de lys, livre fermé dont s'échappe un marque page.