24.11.2009

La FNACA en Agde

Pour leurs retrouvailles, après la vacance de l'été, les membres du comité de Millas ont envisagé une sortie en pays agathois. Elle débuta par une intéressante visite du musée d'Agde, riche de milliers d'objets, classés par ordre chronologique, un bronze, en terre cuite, amphores de toutes tailles, armes de toutes sortes. Les plus anciens, dénichés dans les sables de l'Hérault ou en mer, datent de la venue des Phocéens, fondateurs des comptoirs de Marseille, Nice (la victoire) Antibes (la ville d'en face), Leucate (la blanche), Empurias, et bien sûr Agde (la bonne). Les explications sur l'existence quotidienne des Grecs insufflèrent vie à toutes ces trouvailles dont la plus célèbre, la statue d'Alexandre-le-Grand, éphèbe, trône en bonne place.

Après le repas, la découverte du Cap-d'Agde en petit train par les avenues ou les ruelles des quartiers du bord de mer est le moyen le plus pratique d'admirer les immenses espaces verts où se dressent de superbes bâtisses. Jadis marécages infestés de moustiques, l'endroit est devenu une belle station balnéaire dont les falaises noires en basalte contrastent avec la blancheur de calcaires de Leucate.

Au retour vers le Roussillon, un arrêt inopiné à la cave particulière La Baleine près de Leucate valait le détour, dans une bâtisse spacieuse, s'étend sur toute sa longueur un squelette de baleine entièrement reconstitué par les soins du mâitre des lieux. Propriétaire-vigneron, passioné par les cétacés, cet autodidacte, à la faconde désopilante, au vocabulaire suggestif mêlé de termes scientifiques, fait revivre l'échouage, le long dépecage pas ses seuls moyens, l'incroyable transport pièce à pièce, de l'énorme animal depuis la plage jusque dans sa cave, tout en rectifiant, au passage, quelques croyances erronées sur les moeurs des baleines.

Finalement, journée agréable, en dépit des modifications des programmes annoncés, car le temps assez doux a contribué au succès de cette sortie automnale.