21.02.2011

"Avertissement sans frais..."

Florent Martinez (centre d'Elne) : « On s'en sort bien. Sur la fin, nous avons même eu chaud. Millas nous a rendu la tâche difficile. Nous passons à côté de la première mi-temps où nous ne concrétisons pas. En deuxième période, les Millassois campent dans notre camp, sans scorer. Cette courte victoire heureuse nous remet les pieds sur terre. On se voyait peut-être trop beau. C'est un avertissement, sans frais ».

Henri Mascardo (entraîneur d'Elne) : « D'abord bravo Millas. Ils ne méritent pas d'être à leur place. Ce succès est un signal d'alarme pour nous. Que voulez-vous quand vous oubliez les fondamentaux, la conquête, la conservation, vous vous exposez forcément. Nous avons parfois oublié cet après-midi que le rugby était un sport de contact ».

Marc Juan (coentraîneur Millas) : « Ce résultat est frustrant. D'autant que j'ai le sentiment que le corps arbitral ne nous fait pas de cadeau depuis le début de saison. On enfonce toujours les plus petits, c'est bien connu. Cet après-midi, nous avons réalisé un match d'hommes. Je suis fier de mes joueurs. Nous étions venus faire un coup à Elne, nous avons été à deux doigts de le réaliser ».

Marc Adroguer (coentraîneur Millas) : « On a fait ce qu'il fallait, certes sans produire beaucoup de jeu. Nous avons répondu présents sur le combat, dommage que nous encaissions un essai casquette. Aujourd'hui, le nul aurait été plus équitable. Dommage que l'arbitre ne prenne pas ses responsabilités sur la fin. Mais bon, ce bonus défensif est un bon point de pris. Les gars ont fait honneur au maillot ".

Recueilli par Arnaud Hingray 

L'oeil d'Éric Planes

Conseiller Technique Régional, Eric Planes était un spectateur attentif du derby hier, d'autant qu'il retrouvait notamment Marc Adroguer (coach de Millas) qu'il a entraîné en junior à Argelès ou encore Jean-Pascal Pellicer (coach d'Elne), en sélection du Roussillon.

Quelle analyse dressez-vous de ce match ? Une rencontre bien dans la tradition des derbies. Chaque équipe a joué avec ses qualités. Millas organisé autour de son buteur Nicolas Ribes et Elne, qui a voulu rester fidèle à son jeu porté sur l'offensive. La JSI s'est mise toute seule la pression en ne concrétisant pas ses temps forts. Mais je suis vraiment respectueux du travail qui est fait à Millas. C'est un club certes atypique, mais qui sait se révolter chaque dimanche.

Le succès d'Elne est-il mérité ? Un nul aurait été équitable. Mais bon, Elne, pour son esprit d'entreprise mérite également sa victoire.

Avez-vous découvert des joueurs ? Cela m'a fait plaisir de revoir des jeunes que j'ai entraînés en sélection du Roussillon comme Suner, Serena, Bruni côté illibérien ou encore Allègre et la famille Ribes, côté millassois.

Sinon, j'ai bien aimé le match d'Allègre, Casamitjana et j'ai découvert le petit Billes à l'USM. On sent qu'il a des jambes de feu ce garçon.

Recueilli par A.H.

20.02.2011

Choc à fort enjeu

millas,elne,fédérale 3,allègre,marc adroguer,salvat,alves,argiles,géa,jsi,mascardo,arnaud hingraySix matches pour toucher le ciel, les étoiles. Et éviter la mine, l'enfer : le championnat du Roussillon. Millas n'a plus le choix et doit grappiller de-ci, de-là quelques bonus et surtout de nombreuses victoires pour éviter cette cruelle plus mauvaise septième place des quatre poules de Fédérale 3, synonyme de relégation. Aujourd'hui, avec 29 points au compteur, les « rouge et noir » accusent un débours de sept points sur Palavas (poule 4), actuellement deuxième plus mauvais septième, avec 36 points. Donc autant dire que les partenaires d'Allègre doivent se montrer conquérants dès aujourd'hui, même si l'espoir d'un maintien administratif, toujours possible, trotte dans un coin de leur tête.  « Je vais vous faire un aveu, je ne regarde pas l'évolution des autres poules. Si nous terminons septième de notre poule, nous aurons réalisé une belle saison », relativise Marc Adroguer. A l'aller, Elne avait lever les poings au ciel à Roquefort (14-12).  « Un souvenir douloureux.  Le pire de la saison même, avance le coentraîneur millassois. Je me souviens que nous avions fait une erreur de coaching ce jour-là d'octobre en sortant trop tôt les cadres de l'équipe. Nous l'avions payé sur la fin de la rencontre ». C'est Pull qui avait crucifié les rêves locaux, menant pourtant encore 12-9 à huit minutes de la sirène.

« Mais entre nous et Elne, il y a un monde d'écart. Si nous décrochons un point de bonus, nous serons ravis », poursuit Marc Adroguer, qui s'habille volontiers, pour le coup, du costume du Petit Poucet. Vingt-trois points les séparent en effet.

« J'aime bien Millas »

« Non, la JSI, c'est complet. Solide. Un bon cinq de devant, une troisième ligne joueuse et des arrières qui écartent les balles », constate-t-on encore du côté du staff millassois qui déplorera aujourd'hui l'absence de trois éléments (le pilier gauche Salvat suspendu et les deux demi-de-mêlée Alves et Argiles). Du coup, confiance sera donnée au troisième « 9 » du club, Géa, qui descend chaque vendredi soir de Paris pour l'entraînement. Du côté d'Elne en revanche, Vinas, Sempere et Laffitte manqueront à l'appel.   « Bien sûr que nous viserons les cinq points. Mais bon, ça m'embête un peu de devoir battre un club de chez nous. En face, je n'ai que des amis, les Casamitjana et consorts... Tourek et Olive évoluaient encore à Millas la saison dernière. Et puis, en plus, j'aime bien cette équipe de Millas. Ils sont bien dans l'esprit catalan. Ceux sont des vaillants. C'est pour cela que nous nous méfions d'eux, croyez-le bien », prévient Henri Mascardo, le co-entraîneur d'Elne. Arnaud Hingray