10.08.2010

Novillada : un Rabo pour José Arévalo, Vuelta pour Camino de Santiago

Le ganado français a encore marqué des points avec cette novillada de Camino Santiago dont les six exemplaires ont tous montré de la classe. Les premier, second et quatrième ont hélas manqué de moteur pour s'exprimer totalement. Le cinquième s'éteignit un peu en fin de parcours. Le troisième fut le plus complet pour le ganadero et le dernier supérieur à la muleta. Sauf le premier tous ont été applaudis à l'arastre. Le dernier à été honoré de la vuelta posthume. Patrick Oliver, silence aux deux. Mathieu Gillon ; oreille et salut. José Arevalo oreille et deux oreilles et la queue.torero3.jpg

Le faible premier poussa par à coup avec style sous la pique. Par manque de force il resta cout à la muleta. Oliver l'aida en lui donnant de la distance et réussit de belles séquences templées. Il finit spectaculairement par des circulaires parfaitement maitrisées et des enchainements sur place mais une épée tombée lui coûta l'oreille. Silence. A peine piqué, le quatrième ne montra sa bravoure que dans la lidia à pied. Il suivit les leurres tête basse en se propulsant violemment, et parfois de manière désordonnée, vers la sortie de passe de toute la force de son arrière train. En fin de parcours il rompit le combat et chercha l'appui des planches. Sur la corne gauche, la meilleure, Oliver livra d'excellentes séries avant de devoir composer avec la finale décadente de son adversaire. Entière tombée. Silence.pensée.jpg

Le mobile second fut brave au cheval et afficha dans les leurres une volonté d'en découdre de tous les instants. Il répondit à tous les toques mais par manque de moteur ne sortit jamais du passe sur l'inertie et se révéla collant. Guillon sut profiter de ses attaques franches et rusa avec sa course réduite. Il bascula valeureusement sur la corne pour enfoncer une entière mortelle. Oreille. Le cinquième montra classe et engagement au cheval. Au troisième tiers il donna des charges claires et de bonne amplitude. Habille et inspiré Guillon composa une faena copieuse, alternant les séquences profondes et les plages moins appuyées. Salut après mise à mort en deux voyages.torero1.jpg

Le troisième s'employa avec force et grande classe, poussant droit perpendiculairement au peto, tête basse, ce qui laissa espérer le meilleur comportement dans la muleta. Il confirma entre les mains de Arevalo qui lui servit un toreo sain et efficace non dénué d'inventivité mais plus physique qu'artistique. Entière tendida. Oreille. Le dernier permit à l'aprés midi de finir en apothéose. Il poussa de toute la force de son arrière train, reins engagés, tête basse. Il attaqua la muleta dans la même attitude, donnant des charges vibrantes et de grande classe. Jusqu'au bout il se battit avec générosité, puissance et franchise. Par sa générosité personnelle et son engagement sans faille Arevalo sut hisser sa prestation à hauteur de l'évènement; à la grande satisfaction du public qui pétitionna bruyamment pour la queue. Le président céda à la volonté populaire, tout en n'oubliant pas de récompenser légitimement le novillo d'une vuelta posthume. Lors de son tour de piste le novillero invita le ganadero à se joindre à lui. Les trois novilleros (même Patrick Oliver !) alternèrent avec brio aux banderilles. Chaleur sèche de type catalan, trois quart d'arène, sortie sur les épaules de José Arevalo.foule.jpg