31.01.2011

Volontaire international d'entreprise : le job «Caravelle» pour les jeunes

millas, cave oléicoleIntégrée au programme qui emprunte son nom aux navires de Christophe Colomb, cette mission vise à promouvoir nos entreprises locales à l'export. Le volontariat international d'entreprise (VIE) peut effectivement être assimilé à une nouvelle mission confiée à des jeunes dont l'âge est compris ente 18 et 28 ans. Mathieu Barrère appartient à cette génération de Catalans qui vivent à Londres et il connaît parfaitement la palette de nos productions locales. Il semblait donc tout désigné pour représenter le département et les sociétés qui ont fait le choix d'adhérer à cette démarche. Une démarche, à laquelle les entreprises locales peuvent prétendre en déposant une demande auprès du conseil général des P.-O.

Côté chiffres, précisons que l'Etat concède 40 000 euros de crédit d'impôt, le conseil régional finance 40 % des frais et le conseil général participe à hauteur de 12 000 euros par an, sachant qu'un VIE dure 23 mois. Le solde est pris en charge par les entreprises concernées.

Santa Maria et Pinta

Quatre entreprises figurent à cette première édition inscrite au sein du programme « Caravelle » intitulé Santa Maria.

Il s'agit de Prosain, entreprise référente établie à Bages spécialisée dans la conserverie bio, avec 8,5 millions d'euros de chiffre d'affaires et 35 salariés. Ont également adhéré à ce concept, le Château de Pena, structure viticole basée à Cases-de-Pène et vinifiant 12 000 hectos, la   Confiserie du Tech avec 77 employés et 6,5 millions d'euros de chiffre d'affaires et enfin   La Coume du Roy, domaine établi à Maury spécialisé dans la production de vieux VDN.

Précisons que le programme « Caravelle » est en train d'installer un autre VIE sur Bruxelles baptisé Pinta avec à nouveau la Confiserie du Tech, la cave Dom Brial à Baixas, la cave l'Etoile à Banyuls et la Coopérative oléicole de Millas. Une démarche qui, comme l'explique Pierre Estève, conseiller général et porteur de ce projet, vise à dynamiser le marché export : « Des actions similaires vont être conduites à Shanghai et à New York où ont été créées des Maisons de la Région qui hébergent, comme à Londres et à Bruxelles, les VIE. Il faut intervenir là où il y a un potentiel commercial pour nos entreprises locales. En synergie avec un calendrier d'action développé par Sud de France export, en respectant un effet de gamme et en mettant à disposition du VIE la logistique appropriée ».

Un volontaire international d'entreprise qui doit toutefois respecter un certain équilibre. Selon Mathieu Barrère, «il s'agit d'une mutualisation des compétences et des marchés. Il me faut donc organiser avec équité l'agenda des rencontres et des prospections ».

Jean-Paul Pelras