02.01.2015

La communauté gitane rend hommage à Christian Bourquin

millas, association espoir, christian bourquin, mario leme j cargol p cros-lefrançoisUne rencontre inoubliable loin des clichés !

Récemment, l’association Espoir a rendu hommage à Christian Bourquin, ancien maire de Millas, président de région et sénateur. Mario Leme a tenu à réunir tous les partenaires lors d’une soirée rétrospective sur l’œuvre de Christian Bourquin, pour les remercier, chacun dans leur domaine pour leur implication. Outre cette partie visible de l’iceberg, ce fut une rencontre inoubliable, autour du verre de l’amitié, avec des personnes hors du commun qui, grâce à leur volonté et initiative, parviennent à favoriser l’intégration sociale de la communauté gitane, loin des clichés habituels.

Ils étaient là !

Étaient présents : M. Leme, J. Cargol, P. Cros-Lefrançois, association Espoir ; A. Soucarrat, documentaliste et réalisateur ; D. Beffarra, maire de Millas ; J. Bourquin, OPH Perpignan; L. Noguera, adjoint mairie ; A. Noguera, responsable festivités CG; H. Adroguer, adjoint mairie et vice-président chantier école ; S. Todd, coordinatrice Gréta ; J-R Casals, directeur Gréta ; R. Chesta, assistante sociale Caf ; F. Guilbot, Anah : J. Escuder, médiateur ; F. Franceries, directeur centre gestion; S. Franceries, secrétaire de mairie Millas ; J. Massonnet, conseiller insertion MSP ; H. Borreil, responsable informatique C.G.

16.12.2014

Un collège Bourquin à Millas

millas, collège, christian Bourquin, frederique Michalak► Une minute de silence a été respectée en hommage à Antoine Sarda avant le DOB. Photos Ph. Rouah

Le futur collège de Millas, qui accueillera ses premiers élèves dès la rentrée de septembre 2015, portera le nom de “Christian Bourquin”.

L’Assemblée départementale a voulu ainsi rendre un nouvel hommage au feu sénateur des Pyrénées-Orientales, décédé le 26 août dernier. Christian Bourquin fut président du conseil général des P.-O., président PS de la Région et avait débuté sa riche carrière politique en devenant d’abord conseiller général du canton de Millas (de 1994 à 2011) puis maire de la commune où il succéda, en 1995, à son beau-père d’alors, François Beffara. F. M.

19.10.2014

Nefiach : Inauguration de l’Espace Christian Bourquin

Quelques mois après sa disparition, les élus néfiachois ont tenu à dédier ce nouveau lieu de vie consacré à la jeunesse à Christian Bourquin.

millas, nefiach, christian bourquinmillas, nefiach, christian bourquinA l’occasion de cette inauguration, un hommage lui a été rendu en présence de sa famille et de
ses proches.

Avec le discours poignant de son frère Jean-Pierre, rappelant avec émotion, l’attachement de son frère pour sa terre et les villages alentours, essaimant quelques anecdotes personnelles et la plaque commémorative dévoilée par ses deux enfants, Jordi et Sophie, l’espace Christian Bourquin était né.

Un espace 3 en 1 dédié à la jeunesse

D’une part, la médiathèque communautaire, dernière-née du réseau Roussillon Conflent, cette dernière a été conçue comme un lieu de culture convivial et ouvert continuant de mettre la culture à portée de tous, tout en offrant une offre culturelle riche, variée et totalement gratuite (3000 références proposées). Chacun y trouvera son bonheur soit côté livre (romans, BD, documentaires, contes pour enfants…) soit côté musique sans oublier les conférences, les rencontres littéraires, et bien d’autres
manifestations.

Restaurant et accueil périscolaire

L’espace Christian Bourquin, c’est aussi une structure d’accueil globale pour la jeunesse néfiachoise. Ainsi, le restaurant scolaire et l’accueil de loisirs forment, avec la médiathèque, un ensemble moderne permettant d’accueillir la centaine d’enfants inscrits. « Terminés les trajets en bus jusqu’à Millas se réjouit Claude Moret, maire. Désormais, les enfants n’ont qu’à traverser la rue pour venir manger ».

Robert Olive, président de Roussillon Conflent, complète : «ce projet n’aurait pas pu voir le jour sans la qualité du partenariat qui lie la commune de Néfiach à Roussillon Conflent. Ensemble, nous avons décidé de miser sur la jeunesse du territoire et, même si certains peuvent penser que cela coûte cher, nous considérons que le bien-être de nos enfants est un investissement sur l’avenir autant qu’une priorité. Avec ce magnifique espace, Néfiach est aujourd’hui capable de proposer à ses enfants une qualité d’accueil et des conditions d’épanouissement de premier plan. C’est le sens même de l’action de Roussillon Conflent. »
millas, nefiach, christian bourquinUn nombreux public est venu assister à l’inauguration.

Côté finances

Cet espace créé par la Communauté de Communes Roussillon Conflent et la commune de Néfiach regroupe la médiathèque, le restaurant scolaire et l’accueil de loisirs communautaires ainsi que l’aire de jeux et les terrains de sport communaux. L’inauguration de l’espace Christian Bourquin a eu lieu en présence de Ségolène Neuville, secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion, Josiane Chevalier, préfet des Pyrénées-Orientales, Hermeline Malherbe, sénatrice et présidente du Conseil Général des Pyrénées-Orientales, Jean Roque, conseiller régional, représentant le président du Conseil Régional du Languedoc-Roussillon, et l’ensemble des élus communautaires et communaux de Roussillon Conflent et du président de la CAF, Michel Cabot.

Le coût global du programme s’élève à 1 300 000 d’euros dont 496 830 euros de subventions obtenues auprès des partenaires financiers de Roussillon Conflent que sont : l’Etat, le Conseil Régional du Languedoc-Roussillon, le Conseil Général des Pyrénées-Orientales, la Caisse d’Allocations Familiales, la Communauté de Communes Roussillon Conflent, la commune de Néfiach.

30.08.2014

«De Català a Català» l’adieu à Christian Bourquin

4000 personnes ont rendu hier matin un dernier hommage au président de région et sénateur des P.-O. décédé mardi matin. Une cérémonie hors norme à laquelle assistait le Premier ministre.

millas, christian bourquin, L'IndépendantUne foule immense et le bruissement des branches de platanes doucement secouées par la tramontane. C’est comme ça que Christian Bourquin est parti hier matin. Accompagné dans sa dernière marche par cette douce manifestation d’une fin d’été catalan et par ceux qu’il aimait, et ceux qui l’aimaient. Sa famille, ses deux enfants et leur maman, sa compagne, son frère, ses quelques amis sincères et tous ces Catalans qui lui ont offert silence et respect.

« Profondément catalan, totalement républicain »

Et bien sûr il y avait les “officiels”. Des centaines de maires et adjoints, des parlementaires des cinq départements, des présidents de conseils généraux, des préfets, le président du Sénat Jean-Pierre Bel, la ministre de la Santé Marisol Touraine, ministre de tutelle de Ségolène Neuville, et sa collègue en charge de la Famille, Laurence Rossignol. Et il y avait le Premier ministre. Une première pour le département car jamais un chef de gouvernement n’avait participé aux obsèques d’un politique local. Manuel Valls était non seulement présent mais il a aussi prononcé un discours (lire ci-dessous). Un très bel hommage, pétri de références personnelles et d’accents catalans : « Christian Bourquin va manquer, à ses proches d’abord (...) à cette terre du sud qu’il aimait tant (...) il connaissait chaque canton, chaque village de ce territoire si souvent oublié, méprisé de Paris (...) il était profondément catalan et totalement républicain (...) De Català a Català, adéu Christian Bourquin ».

« Un vaillant, un guerrier »

Avant lui, quatre proches avaient pris la parole, concluant tous leur intervention dans un sanglot. Son frère aîné Jean-Pierre a parlé de « la fierté que je ressentais à être un Bourquin ». Son ami le conseiller général Michel Moly a évoqué sa « pudeur face à ses problèmes de santé (...) Christian plaçait au-dessus de toute sa fierté du pays catalan et donnait toute sa vie aux P.-O. et à ses habitants ». Le vice-président de Région, Jean-Claude Gayssot a dessiné « un vaillant, un guerrier. Fallait pas nous faire ça, fallait pas nous quitter ». Le sénateur de Lozère, Alain Bertrand a salué un ami qui « aimait la prime à la castagne, avançait sans cesse dans un bruit de ferraille (et) ne voulait jamais reconnaître, à juste titre, que le Canigou était moins haut que l’Aubrac ». Ginette Moral, première adjointe à Millas, fut la voix d’un Millas «en deuil».

« Il faut savoir se quitter »

Et puis, il y a eu la voix magnifique de Jérôme Parrilla, adjoint au maire d’Ille-sur-Têt qui a embué des centaines de paires d’yeux en chantant le “Tant com me quedarà” de Jordi Barre. « Tant qu’il me restera un souffle de vie, tant qu’il me restera une goutte de sang, je te chanterai douce terre… ». Même les platanes ont frissonné, une dernière fois. Et ce fut au tour des anonymes de rendre hommage à “leur” Christian. Ces Catalans anonymes, qu’il aimait tant, se sont enfin avancés. Recueillis, sincères et respectueux. Des yeux rougis, des nez qui coulent, des lèvres qu’on mordille pour retenir les larmes, des regards pudiques adressés à une famille figée dans la dignité, des mains qui se serrent puis se desserrent pour effleurer le cercueil pendant que dans les enceintes Barbara chante qu’« Il faut savoir se quitter ». Ce long cortège de peine n’en finit plus de défiler. Trois heures après le début de la cérémonie, le cercueil quittait la promenade sous les applaudissements. Les cendres de Christian Bourquin seront dispersées dans “son” pays catalan. Frédérique Michalak - Un grand merci à Tonton Jo pour les photos ©millas, christian bourquin, L'Indépendantmillas, christian bourquin, L'Indépendantmillas, christian bourquin, L'Indépendantmillas, christian bourquin, L'Indépendantmillas, christian bourquin, L'Indépendant

Dans un dernier battement d’ailes…

Et soudain, comme par magie, le vent s’est tu, laissant s’envoler par-delà les platanes l’Aigle Noir de Barbara. Cette tramontane insoumise, généreuse et insaisissable a porté comme un symbole, durant toute la cérémonie, le souffle combatif de Christian Bourquin. « Christian était un homme d’action, mais il avait aussi du style », chuchote Annie, 25 ans, secrétaire. À l’ombre de la place centrale, on est ici entre soi, à Millas. Ici, on donne d’ailleurs du Christian et chacun a sa petite anecdote. Christ prend la parole : « J’avais vingt-quatre ans, je cherchais du boulot. Il m’a trouvé une place dans un chantier intérimaire, ça ne s’oublie pas. Il laisse l’image d’un homme qui ne baissait jamais les bras ». Ainsi, hier, ils étaient près de quatre mille anonymes à s’être massés autour de la dépouille de Christian Bourquin, le phare politique des Catalans qui s’est éteint mardi au petit matin. La plupart ont voté au moins une fois pour lui, si ce n’est à chaque élection. « C’était un grand homme de gauche. Même à la tête de la Région, il a énormément bataillé pour notre département », admire Josiane, retraitée. Aux alentours, les commerces ont baissé pavillon, tandis qu’à l’angle du bien nommé “Café de la promenade”, une quinzaine de registres de condoléances reçoivent le dernier hommage de la population.

Avec l’accent catalan


10h30, les cloches sonnent. Un homme se signe au passage du cercueil, orné d’une rose rouge. Les premiers rangs répriment leurs larmes, le silence est d’or. Manuel, enseignant dans le Conflent, a pris sa journée pour dire ses remerciements à l’ancien maire de Millas : « C’est un jour triste. Christian Bourquin a laissé sa marque en matière culturelle et environnementale. » Et de citer le Bus à 1 euro, la forteresse de Mont-Louis, le Parc naturel marin, le Mémorial de Rivesaltes… « Je ne savais pas qu’il avait réalisé tout ça », lâche une voix, saluant le discours du vice-président de la région, Jean-Claude Gayssot. Les hommages politiques se succèdent, les souvenirs affleurent. Alain, soixante-neuf ans : « On est originaire du même village, Saint-Féliu-d’Amont. Ma soeur était à l’école primaire avec lui. Je ne partageais pas toutes ses idées mais, avoir eu un président de Région, député et sénateur, pour un petit village de quatre cents habitants, c’est extraordinaire. » Au loin, le portrait géant de Christian Bourquin adresse un généreux sourire à la foule silencieuse, compacte, immobile. Puis les paroles de Jordi Barre ont résonné. Moment d’intense émotion. « Tu étais encore bien jeune quand on s’est dit que tu serais l’intellectuel de la famille », a confié son grand frère Jean-Pierre. Oui, mais avec l’accent catalan. Vincent Couture

Le discours de Manuel Valls

millas,christian bourquin,discours,manuel valls« Christian Bourquin va manquer, à ses proches d’abord, au débat politique bien sûr, ici comme à Paris, et à cette terre du sud qu’il aimait tant. Je connaissais Christian Bourquin depuis longtemps, notre dernière rencontre a eu lieu en juillet, malgré la maladie, je l’avais trouvé comme toujours énergique et passionné. Je me souviens de cette formule qu’il a avait inventé : l’accent catalan de la République française. Il était en effet profondément catalan, républicain et socialiste, et ça n’a rien à voir avec une carte. De la Catalogne il connaissait chaque canton, chaque village de ce territoire souvent oublié, méprisé de Paris. Il était un bon marcheur formé dans ces Pyrénées, cette belle Cerdagne, sur les pentes du Canigou qu’il aimait arpenter (...) Il m’avait offert un bâton de marche avec les couleurs du conseil général, les couleurs sang et or de la Catalogne; je l’ai toujours, il m’a suivi à Beauvau et aujourd’hui à Matignon. Il avait la culture du rugby et j’ai vibré à ses côtés il y a quelques années au Stade de France quand l’USAP a gagné un trophée important. Avec lui, on pratiquait le viril mais correct. C’était aussi un homme de culture. Un jour, à la préfecture des P.-O, quand j’étais ministre de l’Intérieur, il m’avait parlé musique et peinture. Il était profondément Catalan et totalement républicain. La République n’était pas pour lui un vain mot. Pour lui, la République était aussi l’exigence de servir ses concitoyens. On dit tant de mal d’eux et pourtant, l’immense majorité d’entre eux est là pour servir. À l’image de Christian Bourquin, beaucoup donnent leur vie, s’engagent jusqu’à leur dernier souffle pour servir et pas se servir. Maire, conseiller général, député, président du conseil général puis du conseil régional, sénateur; c’est un parcours exceptionnel. Un élu comme sans doute on n’en retrouvera pas, il avait tout gagné et a fait gagner la gauche et les socialistes ici, dans les P.-O. Aujourd’hui, au nom du gouvernement de la République, je veux dire à sa famille, ses enfants, sa compagne, que la voix toute particulière de Christian Bourquin nous manquera mais résonnera toujours dans les mémoires. De Català a Català : adéu Christian Bourquin ».

29.08.2014

Obsèques de Christian Bourquin : les hommages en images (VIDEO)

TV Sud vous propose de retrouver quelques moments forts de cette cérémonie.

Le Premier ministre, Manuel Valls, a rendu hommage vendredi au président du Languedoc-Roussillon et sénateur des Pyrénées-Orientales Christian Bourquin décédé mardi, lors d'une cérémonie républicaine à Millas qui a réuni près de quatre mille personnes. 

Le président du Sénat Jean-Pierre Bel, la ministre des Affaires sociales, des Droits des femmes et de la Santé, Marisol Touraine et de nombreux élus de la région et du département assistaient aussi à cette cérémonie en présence de la compagne de Christian Bourquin, Ségolène Neuville, actuelle secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l'exclusion.