03.04.2014

Le prix féria 2014 attribué

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Le prix sera remis à Alain Montcouquiol le 9 août à l’occasion de la 16e Feria du Livre. Rappellons que, chaque année depuis 2007, le prix Feria, mis en place par le comité d’organisation de la feria de Millas et le Centre Méditerranéen de Littérature (CML), est attribué à un lauréat pendant les fêtes de Millas. Ainsi, après l’écrivain Jean-Marie Magnan, le photographe Lucien Clergue, membre de l’institut, le peintre Claude Viala mondialement connu, André Viard, le créateur de l’Observatoire des Cultures Taurines, le journaliste Jacques Durand et le philosophe Francis Wolff, le journaliste et romancier Jean-Michel Mariou, le prix Feria 2014 sera remis cet été à Millas par Christian Bourquin, président du conseil régional Languedoc-Roussillon et sénateur des P.-O. et Bernard Lopez, président du Comité d’Organisation de la feria de Millas et président du jury du Prix Feria, en présence des organisateurs et partenaires du prix.

24.06.2013

Jean-Michel Mariou, lauréat de la 15ème Feria du livre

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Jean-Michel Mariou est directeur littéraire chez Verdier. Il y publie Ce besoin d'Espagne, dont il fait le journal de sa passion, de ses routes, de ses mémoires et de ses reportages et le journal de ses joies et de ses chagrins. Journal d'autant plus émouvant, exigeant, humble, qu'il procède d'un désir d'Espagne - selon l'expression de Dumas - que les garçons de la génération de Mariou, fous de politique et d'envie de changer la vie (l'immédiate après-guerre), bridaient avec la dernière énergie...   Son livre, tout tricoté d'amour, de douleur et de complexité, est une des pièces les plus sereines à apporter dans trois siècles au débat taurin - anti-taurin. Nul prosélytisme, rien de pervers, la vie même, la beauté des taureaux. Des saisons, des châteaux en Espagne, des chemins de terre et les bizarreries de la mémoire...
 
Pourtant, désormais, le voyage en Espagne ne se fera plus sans le Mariou sous le bras ou dans le sac à dos. À l'âge de quatorze ou quinze ans, lorsqu'on ouvre les yeux sur la vie, on a parfois un haut-le-cœur, et la certitude que, quoi qu'il arrive, on ne supportera pas ce chemin-là comme il se donne. Alors on se révolte, et on rêve. On devient musicien, peintre, alpiniste ou torero. On veut danser près du gouffre. On a compris que c'est dans cette brûlure-là, sur ce fil exact que rôdent les questions, les vraies. Et ceux qui ont choisi l'étrange route des toros se tiennent plus près des flammes que les autres.

La passion du toro, maître du campo ou de l'arène, nous jette sur les chemins d'Andalousie, des Landes ou de Camargue. Des processions de la semaine sainte sévillane à la folie des grandes férias, on croise ici tous ces rituels partagés où le sacré naît de la poussière que les hommes soulèvent. CML André Bonnet

29.08.2012

Francis Wolff « La corrida, une philosophie, un art »

millas,francis wolff,cml,philosophie de la corrida,l'appel de sévilleC'était déjà la saison 14 de la Feria du livre organisée par le comité d'organisation de la Feria de Millas et le CML (Centre Méditerranéen de Littérature). Et pour cet événement, c'était l'occasion de découvrir Francis Wolff.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Francis Wolff est professeur de philosophie, normalien, agrégé, docteur d'Etat, et qui plus est, aficionado homologué. Il est aussi l'auteur de plusieurs ouvrages de référence, et notamment de l'incontournable "Philosophie de la corrida" (Fayard, 2007), qui a fait date pour tous les aficionados. Best-seller ce qui a valu l'honneur à Francis Wolff d'être invité à prononcer le discours inaugural (pregón) de la feria de Séville 2010 : l'Appel de Séville (Au diable vauvert 2011). Ainsi que d'autres ouvrages reconnus aux PUF (Socrate, Dire le monde, Aristote et la politique). L'occasion pour cet aficionado de livrer un bref et lyrique hommage philosophique à la tauromachie. "La corrida est moins qu'un art parce qu'elle semble échouer à produire une vraie représentation, vouée qu'elle est à la présentation du vrai : un vrai danger, une blessure béante, la mort".

Mais, pour la même raison, la corrida est plus qu'un art

"C'est la culture humaine même. Ce n'est pas, comme l'opéra, un art total, c'est une culture totale, parce qu'en elle fusionnent toutes les autres pratiques culturelles".

La corrida a inspiré les plus grands artistes et nombre de théoriciens. Mais nul, à ce jour, ne s'était aventuré à philosopher sur elle. C'est le défi qu'a relevé Francis Wolff. A le lire, on comprend que la corrida est un magnifique objet de pensée.

Sous la plume jubilatoire de Francis Wolff, on découvre ce que Socrate pensait de la tauromachie, que Belmonte peut être comparé à Stravinsky, comment Paco Ojeda et José Tomàs fondent une éthique de la liberté et pourquoi Sébastien Castella est un virtuose de l'impassible.millas,francis wolff,cml,philosophie de la corrida,l'appel de séville

18.08.2012

Francis Wolff, lauréat du prix Feria 2012

 Christian Bourquin a remis le prix Feria à Francis Wolff .

Christian Bourquin a remis le prix Feria à Francis Wolff .

Le prix Feria, organisé par le Comité d'organisation de la Feria de Millas et le CML (Centre Méditerranéen de Littérature), a été remis au philosophe Francis Wolff, à l'occasion de la 14e édition de la Feria du livre, par Christian Bourquin, président de la Région, et en présence d'André Bonet, président du CML et des membres du jury du prix présidé par Robert Berard.

Philosophe, directeur du département philosophie de l'Ecole Normale Supérieure de Paris, Francis Wolff est aussi un aficionado averti. Dans "Philosophie de la corrida" (Ed. Fayard), à grands coups de concepts, et d'arguments, Francis Wolff raisonne. La corrida touche aux valeurs éthiques et esthétiques. Elle se prête donc à l'analyse conceptuelle. Or il se trouve que personne avant Wolff ne s'y était attaqué. En plus d'être un penseur lisible, compréhensible, sur un sujet qui ne l'est pas, il est un pionner. Le premier philosophe de la corrida, laquelle, rappelons-le, vient d'entrer au patrimoine immatériel de la France.