05.02.2011

Logements sociaux : un outil pour maîtriser le coût du foncier

300 nouveaux logements sociaux construits tous les ans dans les P.-O. tandis que près de 6 000 foyers sont en attente d'une attribution. Un rythme qu'il faut non seulement  « maintenir mais aussi et surtout accélérer » selon Ségolène Neuville, président de l'Office 66. L'élue départementale, comme la présidente du conseil général, se félicitaient dernièrement de la venue à Perpignan de Corinne Giacometti, présidente de l'Établissement Public Foncier Régional. Créé en 2008, cet organisme est chargé de réaliser du portage de foncier pour venir en aide aux communes.

En clair, il achète des terrains qu'il leur revend plus tard, « au prix des Domaines, sans le moindre bénéfice » afin de leur permettre de construire des logements (dont au moins 25 % de sociaux). L'EPF achète aussi les terrains sur lesquels sont construits les ZAC (zone d'aménagement concerté). « Mais la priorité reste le logement ». Un outil particulièrement intéressant d'après la présidente de l'office 66 qui explique que « souvent le financement pose problème » au moment d'envisager de nouvelles constructions. Dans les P.-O., onze communes ont eu recours à l'EPF (Corbère-le-château, Maury, Toulouges, Le Boulou, Millas, Communauté de communes de Cerdagne, Argelès, St-Génis-des-Fontaines, Arles-sur- Tech, Campôme, Olette/ Evol). « Aujourd'hui, le logement social concerne tout le monde. Deux habitants sur trois de la région y sont éligibles » explique Corinne Giacometti qui constate « que les maires sont de moins en moins réticents à construire des logements sociaux ». Et le chemin reste long. Tandis que la loi prévoit 20 % de logements sociaux dans chaque ville, la moyenne régionale peine à franchir la barre des 10 %.