05.09.2012

L'homme dont le corps a été découvert dans le lac identifié

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Une autopsie sera effectuée dans les jours à venir pour déterminer les causes de la mort.  © Photo T. Grillet

Une autopsie a été ordonnée sur le corps de l'homme retrouvé lundi soir dans le Petit lac de Millas. Un examen médico-légal qui devrait être pratiqué très prochainement et devrait permettre de déterminer les causes et circonstances exactes de la mort du malheureux.

Un promeneur a donné l'alerte lundi vers 18 h 30 après avoir aperçu un cadavre, flottant sur les eaux, entre des fourrés de roseaux. La victime a alors été récupérée avec l'aide des plongeurs de la brigade nautique côtière de Saint-Cyprien, tandis que les services de gendarmerie de la compagnie de Perpignan ouvraient aussitôt une enquête. Et ce, avec le renfort des techniciens de la cellule d'identification criminelle pour procéder aux prélèvements et constatations. L'homme, âgé, aurait été désormais identifié et serait domicilié dans le secteur. Reste à établir l'origine de la mort. Malaise ? Accident ? Son corps ne porterait aucune trace de violence et toute piste criminelle serait ainsi écartée. Les investigations se poursuivent. Laure Moysset

04.09.2012

Le corps d'un homme découvert dans le lac

C'est un promeneur qui a donné l'alerte hier vers 18 h 30. Alors qu'il longeait le petit lac de Millas, il a soudain aperçu derrière un fourré de roseaux, un corps sans vie qui flottait sur les eaux.

Les pompiers sont d'abord intervenus, mais n'ont malheureusement pu que constater le décès de la victime. Immédiatement, un important dispositif a été mobilisé sur les lieux par les services de gendarmerie. Les plongeurs de la brigade nautique côtière de Saint-Cyprien ont été appelés en renfort afin de récupérer la dépouille, tandis que les militaires de la compagnie de Perpignan, de la brigade des recherches et les techniciens de la cellule d'identification criminelle procédaient au recueil des premiers éléments, aux prélèvements (eau, terre...) et aux diverses constatations. L'opération s'est prolongée plus de 2 heures avant de pouvoir ramener le corps sur la berge où un médecin a, lui, été dépêché afin d'effectuer le premier examen de corps. Il s'agirait d'un homme, vraisemblablement âgé, mais son identité demeurait hier soir inconnue. Tout comme les causes et circonstances de son décès, qui serait récent. Les investigations se poursuivent pour tenter de faire toute la lumière sur cette affaire qui suscite surtout une multitude d'interrogations. Et la première : qui est cet inconnu ? Etait-il porté disparu ? Des recoupements avec le fichier des personnes recherchées devraient être effectués. Que faisait-il à cet endroit, d'autant qu'aucun véhicule n'aurait été retrouvé à proximité ? Comment a-t-il trouvé la mort ? Aucune hypothèse n'est pour l'heure écartée par les enquêteurs. Laure Moysset

28.11.2010

Mystère des corps retrouvés à Millas : on se perd en conjectures

corps.jpgSurvol   de la zone   en hélicoptère, ratissage des lieux avec un chien dressé à la détection des explosifs et munitions : les recherches menées hier autour de Millas n'ont pas fait avancer l'enquête sur les deux corps découverts jeudi matin, emballés dans des tapis et des sacs à gravats. Deux hommes non identifiés, exécutés d'une et de deux balles tirées dans la tête, et sur lesquels les enquêteurs s'interrogent.

« Nous attendions l'extraction de leur profil génétique pour ce soir, mais il faudra sans doute attendre le début de la semaine », déplorait hier Jean-Pierre Dreno, le procureur de la République de Perpignan. L'ADN permettra de savoir si ces hommes, un quadragénaire et un sexagénaire, de type européen, sont de la même famille et éventuellement s'ils sont déjà fichés, en France ou à l'étranger.

Dépourvus de tout bijou, papier d'identité ou tatouage, ainsi que de leurs chaussures, les victimes restent pour l'instant de parfaits inconnus. Les seuls indices matériels aiguillent plutôt vers l'étranger : « L'un des vêtements a été acheté en Allemagne », indique une source proche de l'enquête.

« Les tapis dans lesquels ils étaient emballés sont de médiocre qualité, fabriqués en Turquie, et d'après le code-barre de l'étiquette, étaient distribués en Italie »,
précise le procureur.

Dans la nuit de mercredi à jeudi

Seul apport de l'enquête de voisinage : il semble établi que ces corps ont été déposés dans la nuit de mercredi à jeudi, le long d'un petit chemin difficilement carrossable. « On pense que ceux qui les ont laissés ont utilisé un 4X4 plutôt qu'un fourgon », précise une source proche de l'enquête. Quant au scénario de ce double crime,   « on se perd en conjectures ». « Est-ce qu'ils ont été tués ailleurs, et qu'on a franchi une frontière pour compliquer l'enquête ? Ou qu'on s'est débarrassé des corps avant d'aller en Espagne ? » Et quid de la présence d'une douille de 7.65 percutée auprès de chaque corps ? Ce calibre, qui était celui utilisé par la police française dans les années 80, n'est pas le préféré du grand banditisme. « Celui qui a laissé ces douilles a voulu laisser un message, faire savoir à quelqu'un qu'il a commis le crime », estime un enquêteur, qui penche plutôt pour un double meurtre commis dans la région : « Si on laisse un tel message, c'est pour qu'il soit reçu localement, et pas à l'autre bout de l'Europe. » Dernière question en suspend : selon l'évolution des investigations, l'enquête pourrait être confiée à la Jirs de Marseille, chargée de la criminalité organisée, ou à un autre parquet que celui de Perpignan, si le lieu du crime est déterminé en dehors du département.

F. B. (Midi Libre)