22.04.2014

Lauriers pour Durbiano et Martinez

La bruine et la brume ont accompagné hier les 170 partants. On est venu de partout affronter les pentes de Força-Réal.

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►  Le poing rageur du Catalan Miguel Martinez Semino. Photos Sport Imagen

Il se parle toujours catalan sur la route de l’ermitage. Hier encore ces Catalans du sud ont écrasé la course, plaçant dix sept des leurs dans les vingt cinq premiers. Miguel Martinez Semino (Bicicletes Esteve) s’impose dans le circuit long au terme d’une course d’usure. La bonne échappée naît tout à fait en bas du barrage de Caramany, alors que la route recommence à s’élever pour se diriger vers Latour-de-France. Aux commandes se retrouvent huit hommes dont quatre maillots rouges de Bicis Esteve, deux de Tarragona, Dani Reyes de Sant Antoni et le Carcassonnais Kaggestad. Les huit vont grimper Cassagnes puis rouler de concert jusqu’au pied de Força-Réal. A partir du sommet du col de la Bataille, la sélection s’établit progressivement. Tarragona attaque et aussitôt Palafrugell répond et ainsi jusqu’à l’amorce de l’épingle à cheveu annonçant le dernier kilomètre. Le pourcentage à 10% finit de départager ces valeureux guerriers, comme l’indique le classement.

Les Roussillonnais ont tout de même bien résister avec Francis Roger (CC Le Boulou) 13e et ses 46 ans, tout comme Vincent Guedon (CC Rivesaltes) 14e et 41 ans. Des hommes qui n’ont pas à rougir face à une adversité beaucoup plus jeune. Romain Durbiano (VS Narbonnais) déjà vainqueur sur le circuit court en 2011, renouvelle son exploit et l’emporte facilement. Là, les ‘’Français’’ dominent et occupent neuf fauteuils dans le top dix. Jordi Ramon 4ème (VTT Club de Thuir) se classe premier des Roussillonnais, suivi de Mickaël Devilliers (Canohès) 6e, Joël Gimbernat (VTT Thuir) 7e, Jann Nowakokski (Le Boulou) 9e. Claude Soubielle

26.04.2011

Força Ebri-Muller

 Ebri a eu toutes les peines du monde à déborder Muller.

Ebri a eu toutes les peines du monde à déborder Muller.  © C.S.

La pluie qui précède le départ entraîne bon nombre de coureurs à se mettre à l'abri. Restent tout de même cent trente courageux qui s'alignent sur la ligne, pour un départ donné par Mesdames Beffara et Bigotte. Peut-être était-ce pour se réchauffer, que Jaume Morales, Jordi Codoni, Cédric Stempel et Stéphane Michaut s'échappent dans la plaine, alors que le vent pointe son souffle. Derrière eux, s'amorce un contre composé de Francis Roger, Quim Albo Fernandez, Albert Ebri, Mauricio Muller, Albert Cantenys, Magin Gonzalez et Sébastien Jorry. La route est devenue parfaitement sèche au pied de la Bataille, alors que les quatre fugitifs entament de concert leur ascension, poursuivis par les sept à 1'25'', alors que le peloton accuse déjà 4'20'' de retard.

A l'avant la jonction va s'établir dans les contreforts rugueux de Caladroi où face au vent chacun lutte, alors qu'à l'arrière une trentaine d'unités se rapprochent à un peu moins de trois minutes. Thomas Alfonso et Olivier Candelon s'en extraient et passent Trévillach à 1'40''. La course prend forme. Dans la descente du col des Auzines vers Latour-de-France les hommes déboulent à plus de soixante à l'heure. A hauteur du barrage de Caramany, Ebri et Muller précèdent Morales et Gonzalez de 40'', suivis d'un groupe de cinq unités à une minute, alors que d'autres tentent un retour gagnant. Les ascensions de Cassagnes et de Força-Real n'apportent pas de changement pour les quatre de l'avant, mais permettent aux Français Thomas Alfonso, Hugo Drechou et Olivier Candelon de s'affirmer face à cette meute étrangère.

L'arrivée située cette année au perron de la chapelle voit terminer Ebri et Muller au coude à coude, pour ne pas dire main dans la main, alors qu'à l'arrière Magin Gonzalez lâche aisément Morales pour la troisième place, la même que l'an passé.

Dans le circuit de 48,8 km, c'est le Quillanais Romain Durbiano qui s'est imposé face à l'Allemand Bastian Dick (vainqueur 2 010), Jérôme Zafra et au cadet Louis Chavanes de Font-Romeu.