15.11.2014

Les anti-corrida remportent une bataille dans l’arène juridique

La justice vient d’annuler les arrêtés municipaux de Millas et de Céret interdisant la présence des opposants à moins de 500 mètres des arènes lors de la feria.

millas, barbara gorand, anti-corrida, flac 66, jean pierre dunyach, olivier amiel, damienne beffara, jean pierre piquemalJean-Pierre Dunyach, du FLAC 66, et son avocat Me Amiel, estiment que le maintien à distance des anti-corrida, comme ici à Millas, porte une atteinte disproportionnée aux libertés publiques. Photos archives Harry Jordan et F. V.

Loin des envolées passionnelles qui accompagnent le débat autour de la corrida, c’est une passe d’armes bien plus feutrée qui s’est jouée récemment devant le tribunal administratif de Montpellier. Un mano a mano policé qui, pourtant, pourrait bien avoir des répercussions dans toutes les villes taurines de France.

C’est en 2012 que le Front de luttes pour l’abolition des corridas des P.-O. (Flac 66) avait engagé un bras de fer technique avec les municipalités de Millas et de Céret. Des communes taurines qui, sur la base d’incidents passés, prenaient année après année des arrêtés municipaux interdisant aux opposants à la corrida de s’approcher à moins de 500 mètres de leurs arènes respectives. Des mesures jugées outrancières par le Flac 66. « Mais surtout, rappelle Me Olivier Amiel, avocat de l’association, l’interdiction prévue dans l’arrêté porte une atteinte disproportionnée aux libertés d’expression, de réunion, de manifestation et de circulation, principes constitutionnels qui ne souffrent que de dérogations très limitées. Et c’est bien ce qu’a expliqué le rapporteur public : il ne s’agissait pas là de juger la corrida, mais de savoir si ces arrêtés respectaient ces liberté s».

« On ne peut empêcher toutes les libertés au nom de l’ordre public »

Pour le tribunal administratif, qui a annulé les deux arrêtés, c’est “non”, dans les deux cas. Concernant l’arrêté pris par Millas, imprécis dans la durée de son interdiction, le tribunal précise que «s’il appartenait au maire de prendre toutes mesures appropriées aux abords des arènes pour prévenir les risques de désordres (...) il ne pouvait, en se bornant à évoquer d’hypothétiques rassemblements susceptibles de troubler l’ordre public, prendre un arrêté interdisant de manière générale et sans limite dans le temps toute manifestation et rassemblement de cette nature dans un rayon de 500 mètres autour des arènes ». Et concernant celui pris par Céret, dont l’interdiction était délimitée dans le temps, le tribunal ajoute « qu’il n’est pas même allégué que la mise en place des forces de police n’aurait pas suffi à prévenir le risque (...) ».

« C’est une bonne nouvelle pour les libertés publiques en général, se réjouit Me Amiel. Car ces décisions permettent de rappeler qu’on ne peut empêcher toutes les libertés au nom de l’ordre public ».

« Nous sommes très satisfaits que l’on nous reconnaisse notre droit citoyen de manifester. Comme nous reconnaissons aux maires le droit d’organiser des corridas, puisqu’elles sont légales… », ajoute pour sa part Jean-Pierre Dunyach, pour le Flac66, qui espère que cette décision serve aux autres associations anticorrida, partout en France. « Mais le code pénal reconnaît également qu’il s’agit de sévices, exceptionnellement dispensés de poursuites. Et c’est donc notre devoir de citoyens d’informer le public de la réalité de ces corridas ». Barbara Gorrand

« Nous reprendrons le même arrêté »

À Millas, Damienne Beffara, la première magistrate explique : « Nous avions pris cet arrêté en oubliant de préciser les dates de la feria, car pour nous, il était évident que l’interdiction de manifestation concernait uniquement cette période. Nous ne ferons donc pas appel de cette décision, mais nous reprendrons l’année prochaine le même arrêté, en prenant bien soin de préciser les dates et heures d’interdiction. Car il en va de la responsabilité du maire, en cas de problème. Par le passé, j’avais autorisé une manifestation à l’intérieur de la ville, au nom de la liberté d’expression, et nous avions eu des provocations de la part des manifestants. Or, je me dois d’assurer la sécurité de tous ceux que Millas accueille durant sa feria, et pour ce faire, d’éviter tout débordement ».

À Céret, le premier adjoint Jean-Pierre Piquemal estime que cette décision met en péril la sécurité de la feria. « Les pouvoirs de police sont du ressort du maire, destinés à prévenir les risques et à protéger la population. Et si le maire a pris cet arrêté c’est qu’il estimait qu’il était justifié. Toutes les villes qui accueillent des manifestations taurines appliquent ces mêmes arrêtés… Le magistrat de Montpellier, qui n’est jamais venu voir ce qui se passe à Céret, ferait mieux de s’inspirer du magistrat des Landes qui a condamné les manifestants de Rion-des-Landes. Nous attendrons l’assemblée générale des villes taurines, les 22 et 23 novembre, pour évoquer le sujet et décider si nous faisons appel. Mais ce qui est sûr, c’est que l’année prochaine, nous reprendrons le même arrêté pour éviter tout débordement ».

13.11.2014

Un plan d’eau réservé pour les moucheurs

Un des quatre plans d’eau du village a vu déferler les pêcheurs à la mouche. Le réservoir leur est attribué.

millas, pêche à la mouche, rené patau, damienne beffara, ségolène neuville, hermeline malherbe, robert olive, fédération pêche► René Patau et Damienne Beffara, maire, tout sourire.

De longue date René Patau, le président de la Fédération des Pyrénées-Orientales pour la pêche et la protection du milieu aquatique, souhaitait la réalisation d’un réservoir pour une activité réservée aux pêcheurs à la mouche. Ce projet tant attendu, vient de voir le jour à Millas.

■ Partager l’espace

Un des quatre plans d’eau est mis à la disposition de ces passionnés. La commune de Millas a récemment et gracieusement amodié les droits de pêche des quatre plans d’eau, aux pêcheurs catalans, sous couvert de leur fédération départementale. L’objectif commun est de partager l’espace entre tous les utilisateurs du site et de faire en sorte qu’il soit un écrin de verdure et d’eau, le plus attrayant possible.

Pour la pêche, autorisée quatre jours par semaine (samedi, dimanche, lundi, mercredi et jours fériés), l’idée repose sur la volonté de proposer différentes pratiques de pêche en fonction du potentiel de chaque plan d’eau. La proximité de la maison de la pêche et de la nature devrait impulser une forte fréquentation et en particulier vulgariser et développer la pêche parmi les jeunes générations.

Le coup d’envoi a été donné le samedi 8 novembre. Durant toute la journée les nombreuses et belles prises se sont succédées et ont été remises à l’eau avec précaution. Plus de 40 pêcheurs ont participé à cet événement important et contribué à sa réussite. Une raison de plus pour que 2015 marque l’accentuation des efforts de la fédération de pêche, en faveur du loisir pêche, c’est-à-dire de tout ce qui est susceptible d’être entrepris pour renforcer la satisfaction des pêcheurs. Sur le réservoir la pêche sera autorisée du 1er janvier au 11 mai et du 11 juillet au 31 décembre 2015. Sur les autres plans d’eau des aménagements supplémentaires sont prévus, ainsi qu’un panneautage général approprié sur l’ensemble du site.

La réalisation des investissements destinés au système de brassage de l’eau et la pose de trois pontons ont été rendues possible grâce à l’aide du conseil général, de la fédération nationale de pêche en France et du conseil régional. Mme le maire, après avoir excusé Ségolène Neuville, Hermeline Malherbe et Robert Olive, a rappelé le rôle important joué par la fédération de pêche pour l’organisation du loisir et s’est réjouie de sa contribution à la gestion d’un site, où les usages sont partagés. Une journée particulièrement réussie pour ce coup d’envoi, avec en perspective de nombreux rendez-vous en cours.

07.11.2014

Invitation à l'ouverture du réservoir mouche

Le président de la Fédération de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique, René Patau, et Damienne Beffara, maire de Millas, ont le plaisir de vous inviter au coup d’envoi symbolique de la pêche à la mouche, sur le réservoir de Millas, le samedi 8 novembre, en fin de matinée, à 11 h 30, une cérémonie aura lieu sur les berges du plan d’eau.

19.10.2014

Une belle reconnaissance pour Bernard Salles

millas,bernard salles,damienne beffara,médaille de la villeBernard Salles avec sa médaille de la ville.

Récemment, Damienne Beffara, maire de Millas a tenu à récompenser pour ses trente huit années de bénévolat et d'investissement au sein du comité d'animations culturelles de la ville, une figure bien connu de Millas : Bernard Salles, en lui remettant la médaille de la ville pour services rendus.

16.10.2014

L’urbanisme en Roussillon Conflent pour terrain de rencontres

La communauté de communes Roussillon Conflent se prépare à prendre en charge l’instruction des permis de construire sur le territoire communautaire.

millas,roussillon conflent robert olive,georges armengol,damienne beffara,david cazenauves,aude le gallou,pyrénées cerdagne,jean-michel martine,claude grau► Des échanges réciproques constructifs pour les élus des deux communautés de communes.

C’est au premier trimestre 2015 que la CdC (communauté de communes) Roussillon Conflent devra instruire les permis de construire. Pour préparer cette nouvelle compétence communautaire le président, Robert Olive et la vice-présidente, Damienne Beffara, accompagnés de David Cazenoves, directeur du pôle action territoriale et d’Aude Le Gallou, responsable urbanisme et économie, ont reçu une délégation de la CdC Pyrénées Cerdagne emmenée par son président, Georges Armengol, et deux vice-présidents, Jean-Michel Martine et Claude Grau, pour une matinée de travail et d’échanges.

■ Une mission difficile

C’est à l’unanimité que les communes membres de Roussillon Conflent ont votée en juin dernier ce transfert en matière d’urbanisme vers la CdC. « C’est une mission difficile car elle relève d’un domaine très normé et très technique, précisait Robert Olive. Pour l’assurer au mieux, nous devons nous préparer en interne, mais aussi voir comment cela se passe ailleurs. C’est l’objet de nos échanges avec Pyrénées Cerdagne ». Des échanges qui font suite à une première visite particulièrement constructive des agents de Roussillon Conflent en Cerdagne, afin d’étudier le fonctionnement du service compétent. « La CdC Pyrénées Cerdagne nous avait ouvert grand la porte de ses services, il était donc important que nous leur rendions la pareille, explique le président de Roussillon Conflent. Et, au-delà de l’intérêt mutuel que nous avons à échanger sur ces sujets précis, je pense qu’il est indispensable pour des collectivités comme les nôtres de nous ouvrir et de travailler en bonne intelligence ».

■ « Gagnant gagnant »

Car en effet, l’intérêt est réciproque. En passe d’intégrer la compétence collecte des ordures ménagères, les élus de Pyrénées Cerdagne, accompagnés de Brigitte Forte, secrétaire générale et Philippe Kamel, responsable du service aménagement du territoire, ont tenu à visiter le centre technique de Roussillon Conflent et à rencontrer ses équipes. « Le travail qui est fait ici est remarquable, observait Georges Armengol. Et, même si la réalité de nos territoires diffère, nous pouvons voir concrètement comment fonctionne ce service à la population que ce soit en termes d’organisation, de moyens ou d’équipements ».

Autant de points qui ont donné lieu à des conversations aussi constructives que techniques entre les différents interlocuteurs.millas,roussillon conflent robert olive,georges armengol,damienne beffara,david cazenauves,aude le gallou,pyrénées cerdagne,jean-michel martine,claude grau

03.10.2014

Le Conseil Général peut basculer à droite

Renouvelée en totalité dans six mois après un redécoupage qui rebat les cartes politiques, l’assemblée départementale pourrait donner toutes ses chances à une nouvelle majorité, de droite.

Le règne de la gauche quai Sadi-Carnot est-il sur le point de s’achever ? Dix-sept ans après l’accession du socialiste Christian Bourquin au perchoir, c’était au printemps 1998 et ça c’était joué à un canton, le Département peut revenir à droite. (Extrait de l'article de l'Indépendant du 03/10/2014)

Ex-canton de Millas (privé de Pézilla/Rivière) + Montalba et Ille
- Sortante : Françoise Bigotte (PS)
- A gauche: Françoise Bigotte, Damienne Beffara (PS) en binôme avec Robert Olive (PS)
- A droite : Jack Garsau (UDI) Et: François Pelras (FN)
Successeur de Bourquin sur son canton historique de Millas, Françoise Bigotte pourrait être “remerciée” au profit du binôme Damienne Beffara et du député Robert Olive, maires de Millas et St-Féliu-d’Amont. L’UDI Jack Garsau, en «grosse réflexion», est encore loin d’être partant.

20.09.2014

Millas ne repart pas

Finaliste Honneur la saison dernière, l’USM n’aura pas d’équipe seniors en championnat cette année.

La réunion qui s’est tenue hier en début d’après-midi entre Paul Foussat, président du comité Pays Catalan, et Damienne Beffara, maire de Millas, n’aura pas permis de trouver de solution. Et comme attendu, la saison de l’USM se termine avant même d’avoir commencé. « C’est sûr, on ne repart pas, confirme Cédric Campa, éphémère entraîneur de l’équipe. Il y a beaucoup de frustration. Je suis un joueur du club à la base et je suis dégoûté de ne pas pouvoir rejouer avec mon club. Malheureusement, on n’a pas eu l’aide qu’il aurait fallu de la part du Comité ».

Une idée que réfute Paul Foussat. « Une équipe ne peut pas décider du niveau où elle va évoluer. On ne pouvait pas s’attendre à ça. Surtout de la part de Millas, qui était l’équipe numéro 1 du Comité puisqu’elle avait fini finaliste Honneur et que l’EscBacAsp est montée en Fédérale 3 ». En clair, l’USM qui a du faire face à une vague de départs cet été, souhaitait évoluer cette saison en 3e-4e série avec des joueurs qui
formaient l’année passée son équipe réserve. Un scénario qui n’aurait pas été du goût des autres clubs du groupe C. « Au Comité, on ne pouvait pas savoir que le club subissait autant de départs et se trouvait dans cette situation, reprend Paul Foussat. Et Millas aurait pu suivre l’exemple d’Elne la saison dernière. Ils ont serré les dents un an et cette année repartent avec deux équipes. Je suis persuadé que Millas aurait pu faire la même chose ».

Cédric Campa, lui, avait du mal à masquer sa déception hier soir. « On était même d’accord pour faire une croix sur le championnat de France. Mais le Comité ne nous laissait même pas faire le championnat territorial en 3e-4e série. Ce qu’ils nous proposaient, c’était de faire trois forfaits en Promotion et ensuite ils demandaient aux clubs de 3e ou 4e série de nous intégrer, mais simplement pour jouer des matches amicaux. Ou alors de perdre tous nos matches, ou presque, mais vu la formule du championnat, on aurait
quand même joué un barrage en Promotion. Mais comment voulez-vous, garder un groupe en perdant tous ses matches ». Ce matin, une chose est sûre, l’USM ne repartira pas cette saison et au bout du compte, tout le monde est perdant. L. M.