29.03.2013

Billes en tête

millas,billes julie,us millas,usap,marc billes,eric billesFace à Montpellier dimanche, les "sang et or" pourront compter sur le panache de Julie Billes. Dijon, vendredi 15 mars 2013. La deuxième période entre la France et l'Ecosse vient d'être engagée, et une certaine Julie Billes étonne et détonne dans la foulée par un essai d'une rare audace. Description : suite au coup de pied très haut de la Montpelliéraine et ancienne Usapiste Aurélie Bailon, l'ailière tricolore picore le cuir sur les têtes adverses, et se faufile autour d'une foret de jambes pour boucler sa course dans l'en but. Une concrétisation pleine de culot et de panache qui symbolise parfaitement l'état d'esprit qui habite la Millassoise. Parce qu'elle est comme ça Julie Billes… Jouant au rugby comme elle vit, toujours pied au plancher. Et ça ne date pas d'hier. Ça remonte même à loin, lorsqu'à cinq ans immergée dans la discipline autour de Marc, son père, ancien joueur de l'USM et Eric, actuel arrière des "rouge et noir", elle faisait tourner en bourrique tous les garçons dans la catégorie "premiers pas". Et le supplice allait durer. Jusqu'en minimes, comme seule fille isolée au beau milieu des mecs, avant de rallier les cadettes du feu USAT.

Plus proche du roseau que du Chêne

Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts de la Canterrane. Et demain, l'aide soignante de la maison de retraite de Vinça qui fêtera ses vingt et un printemps, savoure sa troisième saison en Top 10. "Une année bizarre, souligne-t-elle. Une année qui a mal commencé avec une entorse du genou face à Lille, et à peine de retour j'enchaîne sur deux matches en club et avec l'équipe de France pour le Tournoi des VI Nations. Une malchance et enfin un vrai bonheur, un rêve de gosse qui s'est réalisé. Une sélection en équipe de France que j'avais comme objectif quand j'étais toute gamine…". Une récompense légitimée par de belles prestations en "sang et or", grâce à un travail colossal réalisé en amont lors des séances collectives, mais aussi individuelles sous les barres de fonte. Car si à ce jour encore son physique semble plus proche du roseau que du chêne, Julie Billes compense par une activité débordante, une nature incendiaire, insolente et téméraire. Même si elle confie qu'il lui reste du travail à faire pour progresser. "Sur ma technique, mon jeu au pied, ma vitesse, bref, sur tout…". Humilité, travail, remise en question, soit le trio indispensable vers un avenir gagnant. Et pas mal de rage aussi avant d'attaquer Montpellier dimanche à Roger-Ramis. "On a les moyens de l'emporter ! L'équipe est capable du meilleur comme du pire, mais on garde toujours comme ambition de remporter le titre. Ça commence par battre le MHRC !" Une perspective certes périlleuse mais pas impossible. Et l'USAP pourra compter sur la fougue et le talent de Julie Billes, pour s'y employer fermement. Julie Billes néo internationale de l'USAP.

06.03.2013

"Zak" Snaoui est rentré au bercail

En manque de temps de jeu aux Reichel de l'USAP, Zakaria Snaoui a rejoint Millas, son club formateur, en novembre.

millas,us millas,zakaria snaoui,zak,sébastien lopez,fred munoz,julien roitg,eric billes,jean-baptiste pelissierQuelques coups de fil de Sébastien Lopez, coentraîneur de Millas avec Fred Munoz, ont suffi à convaincre Zakaria Snaoui. Cantonné au banc de touche des Reichel de l'USAP depuis le début de saison, le flanker n'a pas hésité longtemps avant de rentrer à Millas au mois de novembre. "Quand j'ai informé les gens de l'USAP que je voulais partir, on m'a proposé un partenariat avec Thuir", explique le jeune homme qui fera vingt ans la semaine prochaine. "En gros, j'allais à Thuir quand je ne jouais pas avec l'USAP. Mais me retrouver dans deux clubs en même temps ne m'intéressait pas. Et je voulais rentrer à Millas".

Il rêve du championnat de France

La perspective de retrouver son club formateur et ses copains d'enfance ne pouvait pas laisser de marbre le grand fan du championnat anglais de rugby à XV. "Les Julien Roitg, Eric Billes ou Jean-Baptiste Pellissier sont des jeunes que je connaissais. Quand j'étais à l'USAP, je venais les voir jouer, mais ce n'était pas pareil que d'être avec eux sur le terrain. L'USAP, c'était énorme, mais jouer pour le club de mon village est une vraie fierté. J'ai été super bien accueilli ici. L'état d'esprit est particulier : il n'y a pas de clan, on forme une véritable équipe où tout le monde s'entend bien". Et sur le terrain, l'US Millas reste dans le coup pour une qualification pour les barrages Honneur, même s'il occupe la dernière place de la poule à un point du FLHV et de Pollestres-Ponteilla qu'il accueille dimanche (15 h). "C'est un match très important pour nous", souligne l'étudiant en DUT GEA. "Il faut absolument qu'on gagne. Mais à la maison, je suis sûr qu'on va montrer ce qu'on est capable de faire. En tout cas, ça nous tient à cœur". C'est que "Zak", comme le surnomment ses coéquipiers, a de l'ambition pour son équipe cette saison. "J'espère qu'on va se qualifier pour les demi-finales, mais ce qui me fait vraiment envie, c'est de jouer les phases finales du championnat de France. C'est pour ce genre de rencontres que je joue au rugby". Millas peut compter sur un Zakaria Snaoui gonflé à bloc pour la fin de saison. "C'est un gros plaqueur-gratteur avec un super état d'esprit. Le genre de joueurs que tout entraîneur rêve d'avoir dans son équipe", confie Sébastien Lopez à propos de Snaoui.

12.03.2012

La Salanque CR punit Millas

millas, Eric Billes, Thomas Aouissi, Ortiz, Sebastien Orell, Mach, Paul Ribes, Olivier Allègre, Marc Juan, CR la Salanque, US millasBret et les Salanquais ont maîtrisé les débats.  © Photo G.M.

La tête entre les mains, assis à côté du banc de touche de Millas, Eric Billes ne peut retenir ses larmes. On joue à peine la 25e minute de jeu et ses entraîneurs viennent de remplacer l'arrière "rouge et noir" par Thomas Aouissi. Le talentueux 3/4, dans un jour sans, est passé à côté de son match. Son erreur, un ballon mal négocié dans ses 22 sur un coup de pied à suivre d'Ortiz (SCR), a permis à la Salanque Côte Radieuse de récupérer le ballon et d'amorcer une attaque au large conclue par Casas en bout de ligne (10-0, 23e). Mais il serait franchement injuste d'attribuer à Billes la responsabilité de la défaite de Millas à Torreilles (15-3). Archi-dominés, les Millasois ont traversé la première mi-temps comme des ombres, encaissant deux autres essais par Sébastien Orell (2e) derrière un groupé pénétrant, puis sur une inspiration géniale de March, qui laissait la défense visiteuse sur place après une touche vite jouée (35e).

Mis sous pression, il est vrai, par la Salanque Côte Radieuse, les partenaires d'un Paul Ribes lui aussi peu inspiré avaient déjà abandonné à peu près tous leurs espoirs de ramener quelque chose de Torreilles à la pause (15-0). "Sans envie, sans engagement, ce n'est pas évident de jouer au rugby", lâchait, dépité, Olivier Allègre, le flanker millasois, à l'issue de la rencontre. "On s'est peut-être vus trop beaux". La pénalité réussie par Ribes en début de deuxième période (48e, 15-3) adoucit à peine la mauvaise opération : Millas voit la Salanque Côte Radieuse s'envoler au classement : "Ils prennent cinq points et nous zéro", soupirait Marc Juan, coentraîneur de Millas avec Marc Adroguer. "Même si je pense que Le Boulou peut gagner ici (NDLR à la Salanque), ça va être très dur pour la première place".