15.10.2014

Les supporters « madridistas » au pied de Força Real

La « Peña Madridista Força Real » vient d’être officialisée par le Real Madrid. C’est la quatrième en France, la deuxième de la région et la seule dans les Pyrénées-Orientales.

millas, Peña Madridista Força Real, ntoine Cortes. Raphaël Medina, Antoine et Anthony Cortes, Jean-Charles Lopez,Lionel Rodriguez► C’est autour du président Antoine Cortes (à gauche) que la peña s’est constituée. Photo Philippe Rouah

C’est après la « decima », la dixième victoire en Ligue des Champions du Real Madrid en mai contre l’Atlético, qu’une bande de copains a décidé de se lancer. La Peña madridista Força Real était née. Déclarée officiellement en août auprès de la préfecture de Perpignan. Et officialisée le mercredi 1er octobre par le club merengue. « On regardait déjà les matches ensemble depuis quelques années. Ça faisait un moment qu’on en parlait et on a fini par se lancer », expliquent-ils, carte de socios et courrier officiel du Real à l’appui. C’est la quatrième en France, les trois autres étant à Bordeaux, Tarbes et Caune-Minervois. Vingt supporteurs à la création, ils sont désormais 68. La peña grandit vite et bien, ce qui a accéléré la reconnaissance du Real. « Pour l’officialisation, il faut faire une demande auprès du club après avoir déposé les statuts en France. On doit compter cinq socios, avec la carte madridista, et cinquante membres majeurs minimum pour faire la demande. On remplit un dossier et ces cinq socios sont comme les garants de la peña », explique le président Antoine Cortes. Raphaël Medina, Antoine et Anthony Cortes, Jean-Charles Lopez et Lionel Rodriguez assurent ce rôle.

■ De père en fils

Mais comment devient-on supporter du Real Madrid en terre catalane ? « On est tous catalans mais le virus du Real Madrid nous est transmis de père en fils. On baigne dedans dans nos familles. Chez nous, c’est football et corrida. Et puis on est supporter du Real parce qu’on aime le jeu, et le beau jeu », avancent d’une même voix les fans madrilènes. Loin de faire de l’anti-Barça agressif. Ils avouent même avoir visité le Camp Nou et aller à l’occasion voir des matches de leur équipe à Barcelone. A l’Espanyol. « C’est trop compliqué maintenant pour avoir des places au Barça », concèdent-ils alors qu’un déplacement à Santiago Bernabéu est prévu en mai. « C’est un stade fermé, différent du Camp Nou qui est ouvert. A Madrid, ça fait plus caisse de résonnance. Et puis il y a le chauffage ».

■ « Le Real va mieux »

Mais alors, quid du Real Madrid 2014-2015 ? « On a eu des débuts difficiles mais ça va mieux. Ils ont dû bien fêter la decima ! Et puis Cristiano Ronaldo marque deux ou trois buts à chaque match... On a perdu un crack avec Di Maria mais il a été bien remplacé par Toni Kroos. Zidane ? C’est le roi, un grand monsieur. Respect. Il fait ses armes avec l’équipe réserve, il travaille dans l’ombre, il faut le laisser tranquille »Xavier Hamond

La peña madridista en bref

● Bureau. Voici la composition du bureau de la peña. Président Antoine Cortes; vice-président Simon Garcia; secrétaire Anthony Cortes; vice-secrétaire Marie Medina; trésorier Lionel Rodriguez; comptable Guillaume Galiay. Les 4 « voces » référentes : Laurent Sanchez, Juan Garcia, Antoine et Gabriel Galeto.

● Local. Les membres de l’association se réunissent une fois par mois pour les grandes affiches à Millas, dans une salle prêtée par la mairie.

● Clásico. Pour le match aller contre le Barça, le dimanche 25 octobre, la Peña madridista a prévu de louer une salle à Perpignan pour regarder le match sur grand écran.

● Pratique. L’adhésion à l’association est de 35 euros à l’année puis 15 euros pour les soirées repas.
Courriel : penamadridista66@gmail.com
Site internet : penamadridista66.com

27.08.2012

Un nouveau bureau à l'USM

millas,usm,cyrille bonnet,alphonse noguera,david gerer,jean medina,antoine rodriguez,max quintane,annie campa,sébastien lopez,frédéric munoz,jean-louis olive,lionel rodriguezLe nouveau bureau.

Le nouveau bureau de l'USM s'est réuni mardi 22 août pour préparer la saison 2012-2013. La reprise des entraînements pour l'équipe première a eu lieu mardi, suivi de près par les cadets et juniors qui reprendront les crampons dès le 29 août.

Cette saison l'US Millas aura comme adversaire dans le cadre du championnat du Roussillon (groupe A) : Côte Vermeille-Collioure, Esc Bac Asp, l'Entente de la Têt, RS Pollestres-Ponteilla, FLH Vernet. L'USM débutera sa saison par un match le 23 septembre contre l'US Saint-Cyprien-Latour.

Composition du bureau de l'association :

Coprésidents : Cyrille Bonnet, Alphonse Noguera ; vice-présidents : David Gerer, Jean Medina,  Antoine Rodriguez ; trésorier : Max Quintane ; secrétaire : Annie Campa ; entraîneurs : Sébastien Lopez et Frédéric Munoz ; coordination pédagogique : Jean-Louis Olive, Lionel Rodriguez.

06.06.2012

Rodriguez manager de Millas

millas,usm,lionel rodriguez,fred munoz,sébastien lopez,marc juan,marc adroguerMarc Juan et Marc Adroguer ayant décidé de passer la main, un nouveau staff a été nommé à l'USM. Comme d'habitude, les Millassois ont fait dans la promotion interne puisque Lionel Rodriguez est nommé manager, Fred Munoz, demi-de-mêlée de l'équipe cette saison, prend en charge les avants, alors que Sébastien Lopez conserve ses fonctions comme entraîneur des 3/4.

14.03.2012

Millas fait son introspection

Dominé dans le combat, Millas a raté son match à la Salanque. Une réaction est attendue dès dimanche contre Pollestres-Ponteilla (15h).

millas,rugby,paul ribes,hernandez,marc adroguer,marc juan,sébastien lopez,fabien salvat,lionel rodriguez,gerard maincentPaul Ribes tente une combinaison avec Hernandez sur un des rares ballons d'attaque millassois face à la Salanque Côte Radieuse dimanche dernier.  © Photo Gérard Maincent

La difficile victoire décrochée par Millas contre Le Boulou (13-10) à Roquefort le 4 mars dernier avait ouvert une brèche. Si dominateur lors de la première phase (une seule défaite à Pollestres avec une équipe remaniée), l'USM était passé près de la correctionnelle face à un adversaire privé de ses maîtres à jouer (Camps, Cortes et Roitg). Une brèche dans laquelle la Salanque Côte Radieuse, en pleine bourre ces dernières semaines, s'est engouffrée avec gourmandise le week-end dernier (15-3) pour signer une victoire à cinq points et reléguer son rival pour la première place, synonyme de finale Honneur sans passer par un barrage, loin derrière (NDLR : Millas devrait être privé de deux points après avoir cumulé plus de 200 jours de suspension).

Mais au-delà de l'aspect comptable, c'est la manière de laquelle les "rouge et noir" ont sombré à Torreilles qui interpelle. Maladroits, dominés dans le combat, ce qui n'est pas vraiment le genre de la maison, les Millassois semblaient jouer sans fil conducteur, ni réelle volonté d'avancer ensemble. Marc Adroguer, coentraîneur de l'USM avec Marc Juan et Sébastien Lopez s'avoue "inquiet. Ça fait trois matches qu'on n'y est pas trop. Tout le monde doit se remettre en question. Les entraîneurs, les joueurs, tout le monde". Le mal millassois remonterait donc au début de la phase Honneur... Pas tout à fait selon Adroguer : "En début de saison, on gagnait nos matches, mais il n'y avait pas grand-chose. On avait de la réussite. On n'est pas bien, mais rien n'est cassé. Il faut que cette défaite nous serve".

Salvat et Rodriguez espérés contre le RSPP

Parfois une défaite dans un match d'une telle importance peut avoir des effets positifs. A condition de prendre conscience de l'urgence de la situation et de serrer les rangs. A condition, aussi, qu'un ou plusieurs leaders se dégagent pour tirer l'équipe vers le haut. A Millas, personne ne le cache : le départ de Christophe Grando à l'intersaison, parti terminer sa carrière à Vinça, a laissé un vide. "Il nous manque un papa sur le terrain", confirme Adroguer. "Ce dimanche (NDLR : contre Pollestres-Ponteilla), Fabien Salvat et Lionel Rodriguez, qui jouent un peu ce rôle-là, seront peut-être de retour. En début de saison, on voyait déjà qu'il nous manquait ce leader et Rodriguez, qui devait être entraîneur, est retourné sur le terrain". Mais le vieux soldat (34 ans) n'est pas éternel. Et l'USM a besoin de voir ses jeunes prendre la relève, sous peine de devoir renoncer à ses objectifs, déjà revus à la baisse depuis la défaite du week-end dernier : "Maintenant, il y a 95 % de chances que la Salanque soit en finale", reprend l'ancien deuxième ligne. "On espérait aller en finale sans le barrage... On va voir si Le Boulou va gagner là-bas mais en tout cas, de notre côté, il faut qu'on gagne dimanche pour assurer la demi-finale. Et si la Salanque bat Le Boulou, il nous restera deux matches amicaux à jouer puisque finir deuxième ou troisième n'a aucune importance, on serait en barrages de toute façon". Quoi qu'il en soit, Millas a besoin de réagir très vite. Avant que le doute ne s'installe dans les esprits pour de bon, du côté du Ribéral.

04.01.2012

Un nouveau maillot pour les étrennes de l'US Millas

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Les entraîneurs, joueurs et sponsors.

Dernièrement, au foyer du stade, dans une ambiance sympathique, autour d'une amicale réception, le bureau, recevait un partenaire privilégié, en la personne de Laurent Roig, (ancien joueur de l'USM et champion de France 3e division en 1993), gérant de l'entreprise Payré, pour une remise de maillots, au profit de l'équipe première. Le bureau soulignant l'excellent et durable partenariat avec l'entreprise Payré et le soutien sans faille de Laurent auprès d'un club, qualifié de familial.

Après la trêve des confiseurs, l'US Millas attaque un mois crucial, l'occasion de "mouiller le maillot" pour l'équipe première qui se déplacera au Boulou le 8 janvier, avant d'accueillir sur son pré, l'Entente de la Têt, pour un "chaud derby" le dimanche 15 janvier.

04.03.2011

Rodriguez, le « papa » de l'USM

rodriguez.jpgParler de Millas avec Lionel Rodriguez c'est un peu comme feuilleter un livre d'Histoire. Joueur de l'USM depuis plus de 20 ans, le troisième ligne aile a tout connu avec les « rouge et noir ». Du bon, comme ces trois montées en Fédérale 3, et du moins bon, avec deux relégations en Honneur.   « J'ai fait mes toutes premières apparitions quand Millas était en Fédérale 2. Il y avait de très bons joueurs. J'étais junior et je venais quand il manquait du monde, mais à partir de l'école de rugby, j'ai toujours joué à Millas. A part un an en cadets à l'USAP ». Entraîneurs, joueurs, dirigeants sont arrivés puis repartis. Lui est toujours resté malgré   « quelques contacts. Mais je ne pouvais pas partir, je dois tellement à ce club où je me sens bien ».   

Tellement bien que le grand ami de Marc Adroguer, ex-coéquipier désormais entraîneur, y finira sa carrière.   « Je ne me vois pas ailleurs. Je me donne encore deux ans pour jouer mais après j'arrête. Quand ma femme lira ça, elle ne sera pas contente »,   lance le flanker dans un éclat de rire.

  Quoi qu'il en soit, le jour où Lionel Rodriguez dira stop, l'US Millas perdra gros. Non seulement sur le terrain, mais aussi dans le vestiaire. Capitaine depuis plus de 10 ans,   « pour ma première on avait pris 50 points à Rivesaltes », se souvient-il amusé par l'anecdote, le papa d'Adrian, 3 ans et demi, est aussi celui d'une formation millasoise en majorité composée de jeunes joueurs.

  « C'est un peu ça, oui. Quand je vois les Nicolas et Paul Ribes ou Olivier Allegre, je me souviens que j'ai aussi joué avec leurs pères. C'est un peu bizarre mais c'est l'histoire du club. L'esprit de clocher, les jeunes qui montent. C'est ça Millas. 95 % de l'effectif est composé de gars d'ici. Et après leur carrière de joueur terminée, les mecs qui en ont envie s'investissent au club ».

Supporter du Real

Pour lui, la voie est toute tracée. Coach de la réserve la saison dernière, Rodriguez s'est consacré au terrain avec la montée en Fédérale 3, mais l'expérience lui a plu.

« Entraîner, c'est quelque chose que j'aime. Le jour où j'arrêterai de jouer je me tournerai vers ça. Chez les jeunes d'abord ». Avant, pourquoi pas, de prendre les rênes de l'équipe une dans quelques années.   « Ça s'est toujours passé comme ça ici. Marc Juan en est l'exemple. Il a entraîné les jeunes avant de prendre la une ».Mais celui dont le père est originaire de Grenade,   « il est venu un été ici pour cueillir les pêches, a rencontré ma mère et n'est plus jamais reparti », n'est pas prêt à ranger définitivement les crampons.

« J'ai encore envie de jouer. Le rugby c'est ma passion. J'aime encore me donner à fond au milieu des jeunes ». Des jeunes qui ne le ménagent pas.   « Ils me chambrent beaucoup parce que je suis supporter du Real Madrid. Je sais que c'est étrange ici mais ma famille est d'un coin où tout le monde est pour le Real. D'ailleurs je suis déjà allé à Madrid pour les voir jouer. Mon malheur c'est que le Barça a de très bons résultats en ce moment ».

Ses coéquipiers n'ont pas fini de le chambrer. Mais, au fond, ça ne le dérange pas plus que ça. A Millas, dans sa « famille », Rodriguez est heureux :   « Ce club, c'est chez moi, j'y suis bien. Je veux vraiment sauver sa place en Fédérale 3 ». Ensuite, le vieux soldat cédera sa place aux jeunes. Pourquoi pas à Adrian, son fils. On dit que l'histoire est un éternel recommencement. A Millas peut-être un petit peu plus qu'ailleurs.