25.04.2010

Parce que Millas !

(avec l'aimable autorisation d'Alain Bonneriez - Midi Olympique)

IMG_4537.jpgMais qui arrêtera donc les rouges et noirs ? Armé à tous les étages l’USM version 2010 reste encore la seule équipe invaincue en séries régionales, et pense légitimement à son avenir un cran plus haut. Mais avant de se plonger vers une fin de saison qui s’annonce palpitante, les Millassois savourent match après match leur statut de patron. Conquérants, surs de leurs forces, les résidents du stade Roger Roquefort cultivent le rugby de leurs ainés dans la plus pure tradition, fidèles à une réputation de durs à cuire. En effet, parangons de vertus, les Vieillevigne, Grando, Lampe, Tamisier ou Allègre (dont Yvan le père porta fièrement les couleurs de l’USM après avoir ferraillé de longues années à l’USAP), n’ont surtout rien à envier à leurs ainés en termes de combattivité, de générosité. Un comportement « made in USM » que beaucoup de supporters qualifient même de génétique. « C’est vrai qu’ici il règne une ambiance familiale et ça se ressent obligatoirement sur le terrain". concède le président Alain Le Dosseur. "Nombreux sont les joueurs dont les pères ont défendu les couleurs du club, et d’ailleurs il faut savoir que le 90 % de l’effectif sénior ce sont des gars du village. Ça explique en grosse partie cette amalgame anciens-jeunes qui fait que l’équipe première mais aussi la réserve tournent à plein régime. Et ici, à ce niveau, une priorité : Pas un euro versé aux joueurs ! » Un club, sain avec un esprit sain, voilà le leitmotiv de la maison Millassoise.

Les 7 familles

Avec son effectif étoffé de soixante joueurs, tout laisse à penser qu’il fait effectivement bon vivre à Millas. Autre curiosité du groupe, pas moins de sept fois deux frangins partagent des émotions communes le dimanche. Paul et Nicolas Ribes, (dont Paul le père ancien joueur et entraineur suit avec attention les prouesses des fistons), David et Thomas Boucebci, Nicolas et Lucien Hernandez, Thomas et Jeremy Aouissi, Felipe et Daniel Alvez, Remi et Philippe Pujol, Cedric et Alex Campa (dont Annie la maman est secrétaire) soit quatorze joueurs qui ont pour habitude de se trouver sur le terrain les yeux fermés. Fort de ses 255 licenciés, soit le cinquième club du département derrière l’USAP, Elne, Argeles et Thuir, toute la famille pousse derrière l’équipe le dimanche. Pour preuve, dernièrement à l’occasion du choc au sommet face à la JO Prades (victoire 14 à 11) pas moins de 600 spectateurs se sont agglutinés le long de la main courante de « Roquefort ». Mais le meilleur reste sans doute à venir avec cet objectif avoué de remporter le titre de champion du Roussillon Honneur, la montée en fédérale 3, et un brillant parcours en phases finales. Et à Millas on y croit ! Foi de Millassois !