29.07.2013

L'adjudant-chef Lanciaux Gérard honoré

millas, Gérard Lanciaux, pompier, millas, Gérard Lanciaux, pompier, L'adjudant-chef Lanciaux Gérard, a été nommé au grade de lieutenant à titre honoraire lors de son départ en retraite le 14-juillet dernier.

L'adjudant-chef Lanciaux Gérard a commencé sa carrière de pompier à la BSPP en 1975, puis en tant que volontaire de 1991 à 2001 dans le département de l'Essonne. Arrivé au centre de secours de Millas en 2003, il a été promu adjoint du chef de centre en 2007.

18.05.2013

Les pompiers à l'honneur

millas,damienne beffara,escalle nicolas,raynal florian,pompier,code 2,caporal,christophe oliveC'est en présence de Damienne Beffara, maire, entourée du conseil municipal, que plusieurs pompiers ont été récompensés. Aussi c'est avec mérite et devant un nombreux public qu'ils ont reçu leur prix de Christophe Olive, chef du centre de secours de Millas. Formation : Code 2, Escalle Nicolas. Grade : caporal, Raynal Florian. PHOTO/© D.R

28.05.2012

Les pompiers récompensés

millas,pompier,virginie huralt,arnaud salles-mazou,charline badell,laurent friederick,mickaël le biez,ali bouaziz,christian bourquin,damienne beffaraDes hommes et des femmes toujours volontaires.

C'est en présence de Christian Bourquin, président du Conseil Régional et Damienne Beffara, maire de Millas entourée de son conseil municipal, que plusieurs pompiers ont été récompensés. Ces hommes et ces femmes ont une passion en commun : le volontariat, un engagement de tous les jours. Dans leurs camions rouges, au rythme des nuits blanches, des petits matins, des fausses alertes et des grandes détresses, ils se confrontent à la triste réalité mais répondent toujours présent.

Aussi c'est avec mérite et devant un nombreux public qu'ils ont reçu leur prix : Sapeur Virginie Hurault :  formation initiale sapeurs pompiers, formation feux de forêts,  premier secours en équipe niveau 2, sapeur Arnaud Salles-Mazou: formation initiale sapeurs pompiers, sapeur Charline Badell : formation feux de forêts niveau 1, sapeur 1 er classe Laurent Friederick : formation conducteur engin pompe niveau 1 et 2, caporal Mickaël Le Biez : formation feux de forêts niveau 1 et l'adjudant chef Ali Bouaziz : médaille d'argent pour 20 ans de service 

27.11.2011

"On a dû aller combattre le feu au corps à corps"

De retour de la Réunion où ils ont aidé à lutter contre le feu qui a dévoré près de 3000 ha, les pompiers catalans racontent.

millas, pompier, incendies, la Réunion, christophe Olive, Olivier Di BartolomeoLes soldats du feu ont bataillé dur pour sauver la montagne sacrée de la Réunion.
 © Ph. MSH.

Malgré la fatigue physique qui les tiraille encore, si on le leur demandait, ils y repartiraient. A peine de retour de la Réunion où ils ont été envoyés en renfort pendant 16 et 18 jours avec 6 autres pompiers des P.-O. pour combattre l'incendie qui a ravagé près de 3 000 ha dans le parc national de l'île, le lieutenant Christophe Olive, volontaire, chef du centre de secours de Millas, et le commandant Olivier Di Bartolomeo, professionnel et chef du centre de Perpignan nord, sont unanimes.

Ils n'hésiteraient pas une seconde. "C'était une expérience extrêmement enrichissante avec un travail spécifique énorme que l'on ne vivra certainement jamais chez nous. Et puis avec ce qui a été fait, on ne les laisserait pas tomber comme ça".

"Des flammes de 30 m"

Le premier a décollé seul le 27 octobre en tant que conseiller technique départemental feux tactiques. Il a tout juste eu le temps de poser un pied sur l'île qu'il se retrouvait aussitôt sur le chantier afin de prendre connaissance des différences de terrain, des conditions météo, du relief, de la végétation et des problématiques spécifiques au site. Puis aussi rapidement, vint… le baptême du feu.

"On a allumé un premier contre-feu de 1, 5 km. C'était la première action marquante. Il y a eu une dégradation du temps. Dans la nuit, en 1 h 30, le feu a parcouru 200 ha. La terre a brûlé. Il y avait des flammes de 30 mètres de haut, de grands cyprès qui s'enflammaient en un instant. Le vent qui change toutes les deux heures. Autant de difficultés auxquelles on a dû s'adapter au fur et à mesure. On a dû aller combattre le feu au corps à corps. En clair, on a fait le Canigou chaque jour.

Quand on est rentré, le travail en superficie était stabilisé mais il restait un gros travail dans la partie sous-sol où le feu continuait à progresser. Je garde le souvenir de la population extraordinaire, mobilisée et concernée, et leurs remerciements. Je n'oublierai pas non plus la crique du Maffat. On s'est battu comme des diables pour la sauver, rien qu'à voir le paysage".

"Et la fatigue qui s'accumule"

Le commandant Di Bartolomeo a embarqué deux jours plus tard avec six Catalans dans un avion spécialement affrété par l'armée sur ordre du ministère de l'Intérieur en tant que pompier volontaire, officier référent de la section commando, afin de gérer sur place 80 personnels de la colonne sud, des équipes feux de forêt et du détachement hélicoptère pour des missions de forestage et d'extinction. Lui, n'oubliera pas la bataille pour sauver le "Maïdo" la montagne sacrée de la Réunion. "C'était un enjeu important. Il faut s'imaginer. Les moyens aériens, les équipes militaires, les ONG, les habitants, huit hélicoptères en même temps, 1000 repas par jour… ce qui manquait à la fin, c'est l'eau. Les conditions opérationnelles, du fait des strates et ses dénivelés, sont très particulières, physiques et pénibles. C'est comme si on partait chaque jour de Canet, que notre lieu de vie était à Olette et que l'on devait atteindre l'incendie au-dessus de Font-Romeu.

Et puis, ce qui surprend c'est l'humidité, la pluie et les moyens à déployer pour éteindre les lisières, le feu qui couve dans l'humus. Ce qui prend un jour chez nous, nécessite 10 jours là-bas. La fatigue s'accumule de jour en jour. Mais tout le monde a joué le jeu". Laure Moysset

Sur tous les fronts

"On a du savoir-faire, on l'exporte et on coopère, explique le colonel Salles-Mazou, commandant du SDIS des P.-O. Cela s'inscrit dans une démarche globale d'entraide interdépartementale. Des échanges bilatéraux s'opèrent et c'est en échangeant que l'on progresse".

Car les pompiers catalans prênt main-forte sur tous les fronts en France comme à l'étranger.

Avant la mission à la Réunion, fin septembre, une colonne des P.-O. a été appelée sur un incendie dans l'Hérault. Lors des inondations, des renforts sont partis en Lozère une journée, puis un groupe a été dépêché dans le Var. Enfin, des experts techniques ou spécialistes dans divers pôles de compétences (précision, sauvetage, déblaiement, feux tactiques...) sont envoyés régulièrement pour des formations de pompiers dans divers pays du pourtour méditéranéen (Algérie, Jordanie, Turquie...)

24.11.2011

Une vigie de charme à Força Réal

Pauline Landes, de Néfiach, vient de prendre position à la tour de guet. La jeune Sapeur-pompier veille sur le département.
millas,pompier,pauline landes,sdis
Pauline est toujours en alerte depuis la tour de guet.

Quand on demande à un enfant quel métier il veut exercer quand il sera grand, la réponse est très souvent : "Moi, je veux être pompier". Pauline Landes ne pensait pas si bien dire. Quelques années plus tard, voulant cumuler travail et sens du devoir, la jeune femme a pris position à la tour de guet de Força Réal comme vigie.

Département de la façade méditerranéenne, les Pyrénées-Orientales vivent chaque été, un nouvel épisode de la "guerre du feu". La tour de guet de Força Réal est activée 24 h sur 24 et connaît une intense activité jusqu'à la fin de la saison feux de forêt. De nombreuses équipes spécialisées (DDAF-ONF-CG66-SDIS-CCFF) sont présentes, parmi lesquelles : les postes de guet.

Un poste stratégique
En cas de fumée suspecte ou de départ de feu, l'alerte doit être diffusée immédiatement et directement par les différents acteurs présents sur le terrain. Plusieurs rôles donc pour Pauline Landes, étudiante : analyse cartographique, liaisons radio avec les tours de guet, les moyens aériens, les engins et patrouilles…

millas,pompier,pauline landes,sdisCe mini PC cultive la politique du renseignement, anticipe, analyse et prend toute décision utile, en relation constante avec le centre de secours du village qui dispose d'un équipement et d'un savoir-faire spécifique enviable pour bien des communes du département et les soldats du feu volontaires ne manquent pas. Ce qui est rassurant et porteur d'avenir. La particularité communale, c'est la mixité au niveau des équipes, de plus en plus de femmes épousant "en première ou seconde noce" ce métier passionnant.

Bien des petits et petites du canton rêvent de devenir pompier, car au village les sapeurs-pompiers sont encore plus chouchoutés que les rugbymen. C'est peu dire !

15.03.2011

Cross départemental des sapeurs-pompiers

millas cross,départemental,pompier,sdis66,millas,caserneLes pompiers sont venus de tout le département pour ce cross.

Cela faisait deux qu'ils ne s'étaient pas retrouvés pour le cross départemental du SDISS. Aussi nombre de pompiers s'étaient déplacés de tout le département, de la cerdagne en passant par la côte, tout le monde a répondu présent pour ses retrouvailles sportives. dès 7h30 à 10h30, quatre départs, regroupant des minimes aux « vétérans » franchirent la ligne d'arrivée avant de se retrouver pour la remise des récompenses à la caserne de Millas pour se terminer autour du pot de l'amitié.

30.08.2010

Incendies : l'expert catalan de retour de la fournaise russe

Le lieutenant Christophe Olive, pompier volontaire et chef de centre de Millas, est rentré de Russie où il est allé apporter son expertise en matière de feux tactiques, une technique ancestrale qui soigne le mal par le mal. Il raconte son expérience.

RUSSIE1-2.jpgDans quelles circonstances êtes-vous parti en Russie ?
Le centre opérationnel de gestion interministérielle des crises (COGIC) a demandé à tous les états majors de zone de suggérer des spécialistes qui pourraient se rendre en Russie, préalablement à un éventuel envoi de colonnes françaises. Et c'est sur proposition du directeur du service départemental d'incendie et de secours que je me suis rendu à Paris puis en Russie, avec deux autres experts : le commandant André Caule, de Gironde, spécialiste des deux de tourbe, et le commandant Olivier Venel, des Bouches-du-Rhône.

Et quelle est votre spécialité ?
J'ai été formé aux brûlages dirigés et aux feux tactiques, que l'on appelait autrefois les contre-feux. Ces techniques ont été relancées il y a 4 ou 5 ans par le SDIS 66, qui a créé et formé une équipe spécialisée, et sont principalement employées dans toutes les zones montagneuses et méditerranéennes.

Quelle était la situation à votre arrivée ?
Nous avons été accueillis le 9 août en Russie par un technicien du ministère des Situations d'urgence, qui nous a expliqué qu'ils luttaient depuis un mois contre les incendies virulents, avec des feux de tourbe qui pénétraient jusqu'à 26 mètres de profondeur et contre lesquels les largages s'avéraient peu efficaces. 200 moyens aériens étaient engagés, et les moyens terrestres étaient positionnés en défense des points sensibles. Pour cette seule journée du 9 août, 854 feux avaient été dénombrés. Sachant que pour chaque feu, il faut compter environ 50 km 2 ...

Quels étaient vos objectifs ?
Nous devions adapter les éventuels moyens français à la situation et aux futurs chantiers, établir une sorte d'état des lieux. Nous avons réceptionné les 78 000 masques anti-poussière envoyés par la France, nous avons fait en sorte que le Dash qui arrivait en renfort bénéficie de raccordements pour son remplissage.

Comment votre expertise a-t-elle été reçue par les Russes ?
Le directeur du ministère a préféré mettre en stand-by les colonnes françaises. En revanche, le Dash est venu assister les moyens russes, ce qui a été fort apprécié, et est même intervenu seul, durant deux jours, afin de protéger des villages menacés. En ce qui concerne les feux de tourbe, ils ont préféré les traiter "à la russe", en déroulant des tuyaux sur 40 kilomètres afin d'acheminer l'eau jusqu'aux foyers. Cependant, ils nous ont expliqué que les tourbières brûleraient sans doute durant tout l'hiver... En revanche, ils se sont montrés très intéressés par les feux tactiques et les brûlages dirigés : surtout que ces techniques permettent d'éteindre des feux sans apport d'eau, y compris dans des lieux difficiles d'accès. Ils ont envisagé d'envoyer des officiers russes en France se former à ces méthodes.

Depuis la France, nous avons beaucoup entendu parler de sites nucléaires incendiés...
Sur place, il nous a été dit que tous les moyens étaient employés à la défense des lieux stratégiques, c'est-à-dire militaires ou nucléaires, et que tout était sous contrôle. Leur priorité allait à la protection de ces sites, des habitations et des villages menacés. Quant à la forêt... Il faut comprendre que là-bas, le territoire est tellement vaste que parfois, les feux sont repérés lorsqu'ils sont déjà énormes par les avions de ligne qui survolent des zones souvent inhabitées...

Nous n'entendons plus parler de ces feux ; qu'en est-il aujourd'hui ?
Nous sommes partis le 17 août, et à ce moment-là il y avait encore 1 million d'hectares qui brûlaient... Mais la météo était en train de tourner, ils attendaient des pluies et espéraient résoudre la situation dans le mois à venir.

Que retiendrez-vous de cette expérience ?
La culture du grand. On a vu là-bas des chantiers à perte de vue, des feux de cimes, de sous-bois, de culture, de villages... Les pompiers russes ont du matériel qui peut sembler plus rustique que technologique, comme ces camions de l'armée qui ont été modifiés, mais cela se comprend : avec des températures allant de -40 °C l'hiver à +40 °C l'été, le matériel ne doit pas être trop sophistiqué. Mais surtout, cela s'est encore vérifié là-bas : la prévention est le meilleur outil contre les incendies. Les Russes ont d'ailleurs pour objectif de remplir à nouveau les marécages asséchés il y a 40 ans, et de remettre des budgets dans l'entretien des forêts. Recueilli par Barbara Gorrand