13.08.2014

Le Prix de la Feria de Millas au torero Nimeño

Une 16e édition riche en émotions pour cet événement culturel devenu incontournable de l’été catalan.

millas, feria du livre, alain montcouquiol, yves charnet, christian bourquin, ségolène neuville damienne beffaraLe prix Feria a été remis à Alain Montcouquiol, par Yves Charnet, président du jury et Christian Bourquin, à Millas.

Un vrai public, attentif, qui reste à l’écoute pendant trois heures, dans la salle de la mairie. Une ambiance de campagne, simple, chaleureuse, sans chichis. Les élus sont là. Madame le maire de Millas, Daminenne Beffara, le sénateur et président de Région, Christian Bourquin, la secrétaire d’État Ségolène Neuville. Ils soutiennent, interviennent. Dans un lieu, une région, une terre, ils savent, ils transmettent. Un patrimoine, des traditions, des valeurs. Ce sont des mots pour demain. Des mots pour tous. Des mots «populaires» pour reprendre le mot de Christian Bourquin dans son discours lors de l’émouvante remise du prix feria 2014 à Alain Montcouquiol.

Mots et toros

Dans les années soixante, Alain Montcouquiol devient, sous le nom de Nimeño, un des rares toreros français de l’après-guerre. En 1974, il met fin à sa carrière pour s’occuper de celle de son jeune frère, Christian, qui, sous le nom de Nimeño II, deviendra le premier grand torero français de l’histoire. Les années d’apprentissage et de misère en Espagne, les triomphes dans toutes les arènes de France, d’Espagne, du Mexique, et de Colombie, l’accident et la fin tragique de son frère, c’est cette aventure extraordinaire qu’Alain Montcouquiol a évoquée lors d’un entretien bouleversant qu’il a eu lors de la remise de son prix avec l’écrivain Yves Charnet, président de la Féria du livre.

Les moments d’échange avec Alain Montcouquiol, où il fut parlé si justement, si simplement, des grands mystères de la vie : le deuil, la mémoire et l’amour, furent des moments rares, qui durent longtemps après que les voix se sont tues.

On finira par la novillada du dimanche soir. Toutes et tous en rond dans le cercle des arènes, dans la douce lumière du Roussillon et l’on se dira, plein de nostalgie, déjà : à l’an prochain, pour la prochaine Féria, à Millas, la fête des mots et des taureaux.