15.11.2011

Cadavres de Millas : les victimes identifiées, un suspect interpellé

millas, cadavres, victimes, suspectLe cadavres retrouvés à Millas ont été identifiés. Il s'agit d'un père et de son fils respectivement âgés de 68 et 41 ans.  © PHILIPPE ROUAH et D.R

Presque un an après, le mystère est peut-être enfin levé. Les cadavres des deux hommes, découverts le 25 novembre 2010 sur deux chemins non carrossables dans le secteur de Millas, un père et son fils exécutés à coups de calibre 7.65, tirés à bout portant, et abandonnés, emballés dans des tapis et des sacs plastiques, ont désormais un nom.
Et, après les différentes pistes européennes exploitées (lire ci-dessous), voilà que les investigations s'orientent tout particulièrement vers l'Allemagne. Là même où les gendarmes français avaient débuté sur la trace des vêtements des victimes et des tapis qui avaient été utilisés pour enrouler leurs dépouilles.

Le fils aurait été aveugle 
Les deux inconnus seraient en effet d'origine allemande et s'appelleraient Heinz Mundo, un ouvrier métallurgiste à la retraite âgé de 68 ans et son fils Heiko Mundo, âgé de 41 ans, qui aurait été aveugle.
Une information qui, grâce à la diffusion de l'appel à témoins, serait parvenue dans le plus grand secret jusqu'aux enquêteurs de Montpellier et des P.-O. depuis le printemps dernier. Car, c'est vraisemblablement à cette époque, et donc cinq mois après la découverte des victimes, qu'un Allemand domicilié dans la ville d'Hofheim, près de Francfort, a signalé à la police la disparition de son frère et de son père. Coïncidence ? Les enquêteurs français seraient ainsi entrés immédiatement en contact avec leurs homologues du BKA la police fédérale allemande afin de procéder à divers recoupements et autres vérifications. Des comparaisons ont alors vraisemblablement été effectuées notamment sur la base de l'ADN et par le biais des empreintes dentaires inhabituelles constatées sur le cadavre du père, à savoir un bridge un peu particulier et deux dents faites d'un alliage en or et céramique assez coûteux, pour confirmer l'identité des deux hommes.
Mais une fois le doute levé, d'autres interrogations apparaissaient portant cette fois sur le fils cadet de la famille. Markus Mundo. Passé en quelques semaines de témoin privilégié à suspect numéro un dans cette mystérieuse affaire et placé sous surveillance renforcée.

Les victimes transportées sur plus d'un millier de km ?
Ce dernier aurait effectué plusieurs déplacements dans le Sud de l'Europe Canaries, Chypre...

Au cours de l'automne 2010, il se serait d'ailleurs rendu en Espagne pour y prendre un avion à destination des Canaries.

Et c'est à ce moment-là, en passant dans ce secteur proche du péage sud à destination de la frontière, qu'il serait soupçonné de s'être débarrassé des corps de son frère et de son père.
Lesquels pourraient avoir été tués en Allemagne, un chien de la famille ayant été retrouvé sur place, également abattu par balle.
Fin octobre, à son retour en Allemagne, le fils cadet a été interpellé et aurait, depuis lors, été placé en détention.

A-t-il seul transporté les cadavres sur plus d'un millier de kilomètres ? Et pourquoi ? Quel serait le mobile de ce double homicide familial ? L'argent ? De nombreuses interrogations demeurent dans son dossier. Et la première : qui, des enquêteurs allemands ou français, auront en charge de poursuivre l'instruction ? Et de faire toute la lumière sur cette affaire qui n'a peut-être pas encore révélé toutes ses surprises. Laure Moysset

18.02.2009

Recensement des pupilles de la Nation et des orphelins de guerre

L'Association des Pupilles de la Nation (A.P.N.) Languedoc-Roussillon recherche les Pupilles de la Nation et les Orphelins de Guerre du département des Pyrénées-Orientales afin de les informer de leurs droits ouverts par les deux décrets ci-dessous et les accompagner dans leurs démarches, si besoin :
- le décret du 13 juillet 2000 concerne les enfants dont les parents on été victimes des « persécutions antisémites » morts en déportation.
- le décret du 27 juillet 2004 concerne les enfants dont les parents ont été victimes « d'actes de barbarie » au cours de la guerre 39/45, (sont concernés aussi les autres catégories de déportés, les fusillés, les massacrés). Ceux-ci peuvent dans ce cadre recevoir une indemnisation, au même titre que les bénéficiaires du décret de juillet 2000.

Si, dans votre entourage, vous connaissez des Pupilles de la Nation ou des Orphelins de Guerre, informez-les, car il est probable qu'ils n'ont pas eu connaissance de ces décrets et ignorent leurs droits.

Le secrétariat d'État aux Anciens Combattants a lançé une étude visant à étendre les dispositions de ces décrets. Cette démarche rejoint le but poursuivi par l'association qui vise à faire aligner les droits de tous les pupilles de la Nation et/ou Orphelins de Guerre sur le décret de 2004.

Renseignements auprès de René Machie (vice-président de la section PO), tél. 04 68 41 72 60.