03.08.2011

Les ombres d'Yvon Parès en pleine lumière

millas, yvon pares,photographiePendant la feria, le célèbre photographe expose ses clichés des corridas locales à la mairie. Avec, en bonus, ses plus belles ombres…  © Photo Philippe Rouah

C'était il y a 42 ans aux arènes de Caissargues dans le Gard. Alain Montcouquiol toréait pour la première fois en becerada (course pour débutant avec des toros de moins de deux ans). Dans le public, un tout jeune garçon qui rêvait, lui aussi, de revêtir l'habit de lumière assistait à son premier spectacle taurin. A ses côtés, le Perpignanais Yvon Parès prenait ses premières photos taurines. L'apprenti est devenu Nimeño I.

De belles amitiés

Le jeune spectateur envieux, Richard Millian a connu de beaux succès à la muleta. Yvon Parès, qui ce jour-là accompagnait le jeune Richard, n'a jamais lâché son appareil photo et a consacré sa vie à la tauromachie. "J'ai même demandé à faire mon service militaire à Nîmes pour pouvoir assister aux corridas !" se souvient-il. Nîmes où il avait donc deux amis très chers. "J'ai connu Alain à Perpignan en promenant mon chien un soir. Je l'ai reconnu à un arrêt de bus, couché sur le banc. Il venait de toréer à Céret et avait raté son train pour repartir à Nîmes. Il était resté là où le bus l'avait déposé. Je lui ai proposé de venir dormir à la maison".

Depuis, les deux hommes ne se sont pas quittés. Yvon a tout partagé des joies et surtout des drames de la vie des deux frères toreros. Aujourd'hui, il entretient encore de beaux liens d'amitiés avec la plupart des toreros.

De temporada en tempodara, il s'est fait sa place dans tous les callejons de France et d'Espagne. Entre ses publications dans les journaux spécialisés espagnols, ses expositions et ses collaborations artistiques, Yvon Parès a creusé son sillon. Il expose cet été à la mairie de Millas les plus beaux clichés pris dans les arènes catalanes (Millas, Collioure, Céret) et une série très inspirée d'ombres. Parce qu'il a beau cumuler prix et honneurs en tous genres, au fond Yvon Parès aime rester dans l'ombre.

Toujours derrière l'objectif pour donner à voir la plus lumière qui soit dans des arènes : celle de la vie !